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Date de création : 15.01.2013
Dernière mise à jour : 26.01.2015
65articles


Le Silence ...

Publié le 26/01/2015 à 12:30 par absolultime Tags : image moi monde amour société mort cadre nature fleur pensée aimer
Le Silence ...

 

 

Le Silence ...

"Le silence et l’amour sont indissociables. Pour comprendre, soyez silencieux."

"Le temps, c’est la mémoire ...'L’extase' est hors du temps."

"Soyez loin. Loin de cet univers de chaos et de malheur, tout en vivant en son sein, sans pour autant qu’il vous atteigne.

Cela n’est possible qu’à condition d’avoir l’esprit méditatif, un esprit qui tourne son regard de l’autre côté de la fleur, vers l’autre versant du nuage.

L’esprit méditatif n’est lié ni au passé ni au futur, tout en jouissant de la pleine capacité de vivre en toute clarté et en toute raison dans ce monde.

Le monde n’est que désordre : il n’a pour seul ordre que le désordre et pour seule morale que l’immoralité.

Dans un tel univers, 'vaine est la quête d’une clarté' et de sa mise en ordre au profit de ce monde.

A peine mise en Œuvre, elle se change en ténèbres.

La nature de cette clarté est sa 'vacuité' même.

C’est parce qu’elle est vide qu’elle est claire ; c’est parce qu’elle est négative qu’elle est positive.

Sans savoir où vous êtes, soyez loin.

Là où la notion de vous et moi n’a plus cours."

"Celui qui meurt chaque jour, en revanche, est au-delà de la mort."

"Mourir, c’est aimer. La beauté de l’amour n’est ni dans les souvenirs passés ni dans les images projetées dans l’avenir. L’amour ne possède ni passé ni futur. Tout ce qui possède est mémoire, et la pensée, c’est le plaisir - qui n’est point l’amour. L’amour, avec sa passion, est juste au-delà de cette zone où évolue la société - c’est-à-dire vous. Mourez ... et il est là!"

"Il faut puiser 'aux sources du silence' pour regarder et écouter.

Le silence, ce n’est pas la cessation du bruit ...

Le silence, ce n’est pas l’arrêt du vacarme incessant de l’esprit et du cœur ; ce n’est pas le produit ni le résultat du désir, pas plus qu’un effet de la volonté.

La conscience, dans sa globalité, est un mouvement incessant et bruyant, évoluant dans des limites qu’elle s’impose elle-même.

Dans ce cadre-là, tout silence ou immobilité est la cessation momentanée du bavardage, mais c’est un silence touché par le temps ...

Le temps, c’est la mémoire, et pour elle, le silence est de plus ou moins longue durée ; le temps et la mémoire peuvent le mesurer, lui offrir un espace, lui donner une continuité - il devient alors un jouet de plus.

Mais le silence, ce n’est pas cela.

Tout ce qui est élaboré par la pensée reste du domaine du bruit, et la pensée ne peut absolument pas faire silence.

Elle peut se forger une image du silence et s’y conformer, la vénérer, comme elle fait pour tant d’autres images de sa fabrication.

Ayant fait du silence une formule, elle le nie par là-même ; les symboles qu’elle élabore sont la négation même de la réalité.

Pour que soit le silence, la pensée elle-même doit être immobile et silencieuse.

Le silence, à l’opposé de la pensée, est toujours neuf. La pensée, étant toujours vieille, ne peut en aucun cas pénétrer le silence, qui est toujours neuf. Ce qui est neuf devient vieux dès que la pensée le touche.

C’est en puisant aux sources de ce silence qu’il faut regarder et parler.

L’anonymat véritable est issu du silence ; nulle autre humilité n’existe.

Les vaniteux seront toujours des vaniteux, même s’ils se drapent dans l’humilité, ce qui fait d’eux des êtres durs et cassants.

Jailli de ce silence, le mot amour prend un tout autre sens.

Ce silence ne se situe pas quelque part ...

Il se trouve quand le bruit de l'observateur s'est tu."

Extraits de manuscrits rédigés par Krishnamurti entre 1967 et 1969

Identification au corps et sadhana

Publié le 16/01/2015 à 08:35 par absolultime Tags : soi extrait image centerblog

extrait  d’un entretien du 15 juillet 1980 avec le Maharaj Nisargadatta :

 

« MAHARAJ : Quel effet vous font mes paroles?

 

VISITEUR: Je suis convaincu que tout ce que dit Maharaj est la vérité, mais je lui demande de m’indiquer un moyen, une voie. Maharaj dit que la pratique traditionnelle, la sadhana n’est pas la voie, mais posséder la détermination de n’être que conscience est très difficile. Je m’efforce pourtant de la pratiquer.

 

M : Qui est ce pratiquant ? Il n’a pas de forme, il habite seule­ment ce corps. Combien de temps durera-t-il et que va-t-il gagner ?… Demeurez uniquement dans le Soi. Tant que vous n’y serez pas parvenu le pratiquant poursuivra sa sadhana, mais une fois établi dans le Soi, le but, la pratique et le pratiquant auront dis­paru. Un sankalpa est la signification d’un besoin, d’un objectif.

 

V: Qu’est-ce qu’un sankalpa ?

M : Vous voulez un diplôme, voilà ce qu’est le sankalpa et la sadhana est l’étude, les devoirs à faire. Aujourd’hui vous avez voulu me rencontrer, cela c’est un sankalpa. Vous avez marché dans les rues et grimpé mon escalier, cela c’est la sadhana. Ce san­kalpa n’a pas de forme, celui qui accomplit la sadhana n’a non plus pas de forme. Tant que vous serez identifié à une forme la pratique se poursuivra. Lorsque vous aurez atteint votre objectif ­qui est la découverte que vous n’êtes ni le corps, ni l’intellect ­alors il n’y aura plus de pratique. »

 

nisargadatta.jpg

Celui qui comprend l'irréalité de l'être est l'Eternel.

Publié le 03/01/2015 à 09:56 par absolultime Tags : vie monde homme chez mort histoire création dieu cadre soi chien pensée éléments pensées paysage pouvoir
Celui qui comprend l'irréalité de l'être est l'Eternel.
Nisargadatta - Entretien du 28 Mars 1980

 

M : La connaissance « je suis » ne varie jamais, qu'elle soit insecte, ver de terre, être humain, ou avatar (être de l'ordre le plus élevé). La conscience fondamentale est identique chez tous les êtres.
Pour pouvoir se manifester la conscience a besoin d'un cadre, d'une structure particulière dans laquelle elle puisse apparaître. La forme peut être n'importe quoi, mais elle est indispensable, et la conscience ne dure que le temps de l'existence de la forme particulière. Avant l'apparition de la conscience il ne peut y avoir de connaissance d'aucune sorte ; la connaissance ne peut exister qu'en présence de sa base : la connaissance « je suis. »
La pensée naît du souffle, et elle s'exprime par les mots. Sans les mots, il ne pourrait y avoir de communication dans le monde. Le monde se maintient grâce au mot et au nom. Sans le nom, plus personne n'est identifiable. le nom revêt donc une grande importance. Dieu lui-même doit recevoir un nom, et quand on répète son nom cela a une signification. Au début, il n'y a pas de méthode plus importante ou d'un succès plus assuré que celle consistant à répéter le nom de Dieu.


Q : Comment la conscience est-elle née ?
M : La conscience est sans cause, mais dès qu'elle apparaît, elle ne peut rester immobile ; conscience et mouvement sont une et même chose. Le mouvement a son origine dans les trois gunas, qui sont inhérents à la connaissance « je suis. » Tout mouvement a son origine dans les gunas et la conscience bourdonne sans relâche. Une forme spécifique est le produit d'une nourriture spécifique, et elle agira suivant la forme qu'elle a revêtue par suite de la combinaison des gunas. Le ver de terre agit comme un ver de terre, un homme comme un homme, et ainsi de suite. Les qualités sont prédéterminées. Comportement et action dépendent de la combinaison des trois gunas
En venant ici pour la première fois les gens ont en tête d'étaler leurs connaissances ou bien de me faire entrer dans une discussion. J'en suis conscient ; et d'autant que leur connaissance est nulle . ils sont strictement ignorants. C'est pourquoi je leur dis de ne poser des questions et de n'engager de discussion qu'une fois qu'ils auront suivi un certain temps les entretiens et assimilé un tant soit peu ce que je dis.
Comment puis-je savoir que vous êtes complètement ignorants ? Grâce à ma propre expérience. Où est le début de tout cela ? Il est dans la connaissance « je suis », et cette con-naissance et la forme particulière, tout l'attirail, sont le pro-duit des cinq éléments. Et comme les cinq éléments ne sont pas doués de connaissance il s'ensuit que tout le processus n ' est qu ' ignorance.
Certaines personnes disent, « j'ai été comme ceci et comme cela dans une incarnation précédente et quand je me réincar-nerai je serai comme ceci et comme cela. » Comment le savent-ils ? Tout cela ne peut avoir sa source que dans les cinq éléments, et avant que les cinq éléments aient été créés il ne pouvait y avoir de connaissance préalable. Leurs dires sont par conséquent dénués de valeur, ils ne sont qu'inepties.
Les Hatha Yogis à avoir de grands pouvoirs sont nom-breux. Je suis le plus grand d'entre eux. Hatha signifie obsti-nation, insistance. Qu est-ce que l'obstination ? J'ignorais être né ; comment ai-je revêtu cette forme ? Voilà la question à fouiller avec obstination. Je dois comprendre. Alors l'on m'a parlé de Satva. Qu'est-ce que Satva ? Rien que l'essence des cinq éléments, mais c'est d'elle que procède la connaissance « je suis. » Nous sommes encore au royaume des cinq élé-ments. Eux, d'où viennent-ils ? Alors mon Guru m'a dit : « Voilà ce que vous êtes » et il m'a appris toute l'histoire. C'est donc par ma propre expérience que je sais que tout cela n ' est qu ' ignorance.
Mon Guru m'a fait remarquer qu'à l'origine j'étais com-plètement étranger à tout cela, et que pour lever le mystère de la vie je n'avais qu'une arme : la connaissance « je suis . Que sans elle il n'y avait rien. Je me suis donc emparé de cette connaissance, comme mon Guru m'a dit de le faire. Puis j'ai voulu savoir de quelle façon l'aspect corporel était né sans que j'en ai connaissance, et comment sur cette seule base toutes les autres réponses peuvent surgir . lesquelles sont à leur tour le produit des cinq éléments. Ainsi, toute connaissance qu'on croit avoir n'est qu'ignorance. Et je le sais par ma propre expérience.
La connaissance étant ignorance, où est mon être ? Mon être habite une ville qui n'est pas une ville, un lieu qui n'est pas un lieu.
Comment cela s'est-il produit ? A cause de la connaissance « je suis » qui est ignorance. De la Mâyâ qui a surgi subite-ment, sans demander mon avis. Une fois là, la Mâyâ aima ce qu'elle avait créé et voulut que l'être durât à jamais. Elle adopta la création avec tant de fougue qu'elle voulut pro-longer l'existence de l'être à tout prix, aussi longtemps qu'il lui serait possible.
Il y a démangeaison ; quelle en est la cause ? Le corps physique. Si cette démangeaison peut vivre, exister, c'est grâce aux cinq éléments et elle durera aussi longtemps que le corps élémental quintuple.
Vous pensez me connaître c'est ce qui vous incite à venir mais je n'ai ni forme ni contours. Ce lieu qui n'en est pas un, où demeure mon être réel, lui non plus n'a ni forme ni contours. Ce dont je parle ne concerne que ce qui apparaît du fait de l'essence des cinq éléments, mais je n'ai rien à voir avec cela.
Des extrêmement intelligents viennent ici et me posent des questions ; je leur réponds mais ils ne sont pas d'accord avec mes réponses. Pourquoi ? Parce qu'ils parlent sur la base de leur identification au corps-mental et que je leur réponds sans être identifié à la forme. Par conséquent, comment me com-prendraient-ils ? Comment la question et la réponse pour-raient-elles s'accorder ?
Qui pose les questions ? Celui qui s'est évalué en fonction de l'état temporel basé sur la naissance du corps physique, qui est un produit de l'imagination, rien qu'un paquet de souve-nirs, d'habitudes, et d'imaginations. Je le sais, mais pas eux.
Vous estimez être le corps, bien qu'il n'ait aucune substance et puisse disparaître à tout instant. Pourtant, vous basant sur lui, vous essayez d'atteindre des objectifs et de faire des acquisitions, et ainsi de suite. Il n'y a que ce qui fut avant la naissance du corps qui restera après la mort du corps. Le jour où le corps meurt, en ce jour final, vous perdez jusqu'à la mémoire d'avoir existé. Quoi que vous ayez assimilé, cela n'est que divertissement. tout disparaîtra. Etes-vous d'accord avec ce que je viens de dire ?


Q : Oui.
M : Si vous l'avez vraiment admis, il vous est égal que votre corps meure ou reste en vie.
La fierté d'un être est entièrement fondée sur la qualité dé l'essence de nourriture : l'être. L'être est temporaire ; en le comprenant, vous arrivez à la conclusion qu'il est dénué de réalité. Celui qui comprend l'irréalité de l'être est l'Eternel.
Dans ce jeu, pouvez-vous vous agripper à quelque identité, en tant qu'elle serait exclusivement vôtre et ne disparaîtrait jamais ?


Q : Non.
L'interprète : Ces gens sont venus ici avec l'intention d'emmener Maharaj dans leur village. Maharaj leur a donc demandé :
M : Y a-t-il quelqu'un dans votre village qui soit capable de comprendre ce type d'entretien ?


Q : Non, personne. Un tel entretien les dépasserait, les rendrait peut-être furieux, en sorte qu'ils vous battraient.
M : Non, ils ne le feraient pas. Les étrangers pourraient essayer de m'assaillir, pensant que je critique le Christ. Je vous indique ce qu'était vraiment le Christ, son état réel. Ce qui est arrivé au Christ pourrait m'arriver également ; le Christ disait la vérité, disait les choses telles qu'elles étaient, mais les gens sont devenus enragés et l'ont crucifié. Maintenant ils font le signe de la croix. Etant donné que ce que je dis passe leur compréhension, ils en seront perturbés.
Si j'ai entrepris de faire des bhajans et des entretiens, c'est sur l'ordre de mon Guru. Si je me rends à ce village, il faudra que je parle de Dieu et du disciple (devotee). Ils ne pourront pas comprendre, je m'adresserai donc à eux selon leur niveau. Dire à l'ignorant que Dieu est éternel, qu'il y a le péché et la vertu, cela convient très bien. Pour lui, ces choses sont toutes vraies, mais il ne les connaît que par ouï-dire.
Il est dit que Dieu et le monde sont très anciens, éternels. Quand je n'étais pas, je n'avais pas connaissance de ce monde et de ce Dieu éternels. Quand je n'étais pas ils n'existaient pas.
Prenez pour exemple le monde du rêve. Dans ce monde j'aperçois un magnifique paysage de vieux châteaux, de monuments anciens, mais mon rêve est très jeune, très nouveau. Mon rêve n'est que momentané. Dès lors comment le paysage serait-il ancien ? Le monde, quant à lui, est également très passager. Il ne dure que le temps de l'être. Sans l'être il n'y a pas de monde.
Je pense que vous écoutez ce que je dis et le comprenez bien. S'il en est ainsi, pourquoi auriez-vous la moindre peur de la mort ? Qu'est-ce que la mort en définitive ? Votre corps est comme une lampe à pétrole, dont la mèche brûle grâce à l'être. Vous savez qu'une fois le pétrole épuisé, la flamme s'éteindra, le « je suis » disparaîtra.
Mon Guru m'a dit d'être un avec l'être , étant ainsi uni à l'être, le principe lui-même vous révèle les mystères de l'être. Grâce à ce processus, vous transcendez l'être , mais soyez très humble, très fervent.


Q : L'être, les pensées, la personnalité, voire ma venue ici, ne sont que le fruit du hasard . ils n'ont pas de cause. Est-ce exact ?
M : Oui. Ce qu'on dit qui arrive est une illusion. Rien n'arrive vraiment, étant donné que le concept de base, l'être, est en soi une illusion.
Quand vous sortez de l'état corps-mental vous êtes l'être manifeste, mais une fois dans cet état vous transcendez l'être également. En comprenant que vous êtes le manifesté, vous échappez à l'être. Vous êtes pour ainsi dire dans l'être et le non-être, au-delà d'eux.


Q : A l'étape finale, l'on n'est donc rien ?
M : Qui est là pour le dire, qui dira qu'il n'est pas et à l'aide de quel instrument ?


Q : Pour ce qui est de la flamme de l'être dans l'ouverture de Brahman : que doit-on faire quand on la ressent ? Doit-on s'en détourner ou se concentrer sur elle ?
M : Observez ces expériences, sans plus. Observez ce que vous voyez, soyez vigilant (aware).
L'être, le « je suis » n'est qu'un instrument, ce n'est pas vous. C'est un instrument de connaissance, et ce merveilleux instrument a pour nom Dieu, qui est la qualité de l'essence de nourriture. Lui seul vous permet de découvrir tout le reste.


Q : Si j'ai bien compris il ne faut pas avancer avec le flot de l'être et s'y trouver bien. Il faut prendre du recul et observer ?
M : Même si vous avancez avec le flot de vie vous en êtes séparé. Vous pouvez même .vous voir aimant ce flot, mais vous restez le chien de garde et n'êtes pas le participant. Il faut vous rappeler que ces expériences procèdent de votre être. L'être n'est pas vous,, ce n'est que votre qualité. Même si vous voyez votre corps mort étendu quelque part cela reste une expérience de l'être, et vous, vous n'êtes pas cela. Vous devez voir, observer et comprendre.
Qu'êtes-vous maintenant, et qu'aimeriez-vous être ?


Q : J'aimerais connaître l'omnipénétrant, devenir un avec lui.
M : Qui est celui qui veut devenir un avec le principe omnipénétrant ? Pour commencer, débarrassez-vous de ce « vous. » Ici c'est l'endroit où tous vos espoirs, souhaits et désirs sont dissous et réduits à néant. A ce point, que reste-t-il de vous ? Vous nagez parmi les concepts. Aussi lontemps qu'on reste uni à l'être on voudra toujours entretenir quelques concepts transcendants sur sa personne.

N’est-ce pas là une gigantesque farce ?

Publié le 13/12/2014 à 13:02 par absolultime Tags : vie moi monde nature film pensée
N’est-ce pas là une gigantesque farce ?

Mardi 14 juillet 1981 – Il y avait là un groupe de trois visiteurs qui venaient voir Maharaj pour la première fois. Bien que s’étiolant dans son lit et d’une extrême faiblesse, Maharaj leur demanda s’ils avaient des questions. Après un bref conciliabule à voix basse, ils s’accordèrent à ne poser qu’une question : « Maharaj, nous poursuivons tous trois une certaine sâdhanâdepuis un certain temps, mais il semble que nous ne progressions pas comme il conviendrait. Que devrions-nous faire ? »

 

« L’objectif de tout effort, répondit Maharaj, est d’obtenir quelque chose, quelque bénéfice qui nous échappe encore. Qu’essayez-vous d’obtenir ? »

 

La réponse fut nette et sans détour : « Nous voulons devenir comme vous, nous éveiller. »

 

Maharaj eut un rire et s’assit dans son lit. Une fois que sa position eut été rendue plus confortable par deux oreillers lui soutenant le dos, il poursuivit : « C’est là que réside tout le malentendu – penser que vous êtes une entité qui doit effectuer quelque chose afin de devenir semblable à l’entité que vous pensez que je suis ! C’est cette pensée-là, l’identification à une entité, qui constitue « l’attachement » - et rien, absolument rien d’autre que la désidentification ne pourra engendrer la « libération ».

 

Comme je l’ai dit, vous vous voyez et vous me voyez comme des entités, des entités séparées ; moi, je vous vois exactement comme je me vois moi-même. Vous êtes ce que je suis; mais vous vous êtes identifiés à ce que vous pensez être – un objet – et vous recherchez la libération de cet objet. N’est-ce pas là une gigantesque farce ? Un objet peut-il avoir une existence indépendante et décider de ses actes ? Un objet peut-il être attaché ? Et libéré ? »

 

Le questionneur joignit les mains, inclinant la tête pour marquer son respect, et avec la plus grande révérence admit que les paroles de Maharaj ne pouvaient assurément pas être remises en cause en tant qu’idée théorique, mais que sûrement, même si les gens ne sont que des entités fictives, rien de plus que de simples apparitions dans la conscience, comment pouvions-nous vivre dans le monde à moins d’accepter une certaine « réalité » des diverses entités de la vie ?

 

Cette discussion semblait insuffler un extraordinaire élan à Maharaj, et la faiblesse de sa voix disparut peu à peu : « Vous voyez combien le sujet est subtile, dit-il. Vous avez fourni la réponse à votre propre question, mais elle vous a échappé. Vous venez de dire que vous savez que l’entité en tant que telle est totalement fictive et ne possède aucune indépendance en propre – ce n’est qu’un concept ; mais cette entité fictive doit mener sa vie normale. Où donc est le problème ? Est-il si difficile de vivre normalement, sachant que la vie elle-même est un concept ? Avez-vous saisi ? Une fois que vous avez vu la nature de faux du faux, une fois que vous avez vu la nature duelle de ce que vous appelez la « vie » – et qui en réalité est le vivre – le reste devrait être simple ; aussi simple qu’un acteur jouant son rôle avec entrain, sachant que ce n’est qu’un rôle qu’il joue dans une pièce de théâtre ou un film et rien de plus.

 

Reconnaître ce fait avec conviction, a-percevoir cette situation, voilà toute la vérité. Le reste est participer au jeu. »

 

 

 

*

 

 

 

Jeudi 16 juillet 1981 – Seuls quelques visiteurs réguliers étaient présents. Maharaj, bien que visiblement épuisé, demanda que quelqu’un pose une question, ou nous expose quelque chose ! Aussi, l’un d’entre nous commença-t-il par ces mots : « La conscience que j’ai… »

 

S’il s’était agi d’un visiteur occasionnel, Maharaj n’aurait certainement pas relevé l’implication de ce qui venait d’être dit. Mais celui-là était un « habitué », qui aurait dû mieux savoir. Maharaj lança un « Stop ! » tonitruant. En dépit de son état asthénique, l’injonction retentit comme un coup de canon. Il lança un regard furibond à l’orateur : « Que voulez-vous dire, par « La conscience que j’ai » ? Réalisez-vous le non-sens que vous venez de proférer ? Comment pouvez-« vous » ou n’importe qui d’autre, avoirla conscience ? Réalisez-vous la grandeur inimaginable, la sainteté de ce que vous appelez si légèrement « la conscience » ? Donnez-lui le nom que vous voudrez, le mot n’est pas ce qu’il signifie. Comment pouvez-vous oublier la vérité fondamentale que la conscience est l’expression même de ce-que-nous-sommes? C’est par une mise en mouvement de la conscience que l’Absolu devient conscient d’être au travers de la manifestation, et tout l’univers vient à l’existence.

 

Peut-être est-ce par inadvertance que vous avez prononcé ces mots, je n’en ai aucune idée, mais cette inadvertance même montre la puissance du conditionnement qui vous fait vous identifier au corps. Vous pensez que vous êtes le corps et que le corps possède la conscience. Si vous devez considérer le sujet en termes de l’un possédant l’autre, c’est assurément la conscience qui est en possession, non seulement du corps que vous pensez être, mais également des millions d’autres corps au travers desquels la conscience fonctionne en tant que Prajnâ. »

 

 

Ramesh Balsekar, Les Orients de l'être, Ed. du Relié

 

 

Poursuite de la conscience ?

Publié le 09/12/2014 à 12:31 par absolultime

Ceux qui font des plans vont naître à leur réalisation. Ceux qui ne font aucuns plans ne doivent pas naître

 

Nisargadatta Maharaj

Je suis elle-même est immorale ou illicite

Publié le 09/12/2014 à 12:18 par absolultime Tags : moi monde homme roman enfants femme dieu nature jeux soi pensée extrait pouvoir

Entretien du 13 avril 1977 (Notes)

 

 

Maharaj : En venant ici, il semble que vous obteniez quelque

chose et ce quelque chose c’est la découverte de ce que vous

êtes. Vous vous êtes rendu compte que rien, en réalité, ne

vous arrive ou ne peut vous affecter. Une fois que vous avez

trouvé ce que vous êtes, vous savez que rien ne peut

réellement vous arriver. Vous savez que tout arrive à cause

de vous et non à vous.

Vous avez compris que l’autorité ou le pouvoir est avec

vous. Le Soi est en vous. Quand vous vous interviewez

vous-même, l’interviewer et l’interviewé sont une seule et

même personne. Quel peut en être le résultat final ? Il n’y a

eu ni gain ni perte, ce n’était que le domaine de la pensée.

Quoi que vous « possédiez » (nationalité, nom, forme, sexe,

etc.) cela ne restera pas avec vous. Vous devez être capable

de vous interroger vous-même en utilisant votre pouvoir de

discrimination pour réaliser que rien dans ce monde objectif

ne restera avec vous. Même Dieu, (Ishwara, le Seigneur ou

créateur), est temporel. Même lui, ne pourra pas rester. Vous

avez la connaissance du Soi maintenant, mais quel est le

résultat final, profit ou perte?

Rien, cela ne représente rien. Votre Réalité n’a rien gagné ni

perdu dans tout cela.

Vous pouvez rencontrer un autre guru qui essaiera de vous

donner unesadhanaou technique, mais vous ne vous

laisserez pas avoir. Vous saurez immédiatement qu’elle est

inutile et vous la rejetterez délibérément, car vous savez que

votre vraie nature, votre Réalité, n’a absolument besoin de

rien. Pourquoi devrais-je me préoccuper du mental de

Rajneesh, quand je ne crois même pas le mien.

Je connais la source de mon propre mental, de ce fait, je

connais celle de tout autre mental, et je sais que mon mental

dans sa pureté estBrahman(Dieu), mais je sais aussi que

cela n’est qu’une idée et je suis même au-delà de cela.

La conscience deJe suisest finalement identique au mental.

Tout ce vaste univers est vraiment dans ce mental ou

conscience deJe suis, qui n’est qu’une apparence. Je sais que

mon mental, dans sa pureté absolue, estIshwara(Seigneur

Dieu ou créateur), mais je suis différent de lui à tout

moment.

Quelle est la nature de cette conscienceJe suis,je sais que je

suis différent d’elle et que je suis au-delà. Je connais ma

véritable position, pourquoi aurais-je, donc, besoin de plus

en plus d’activités et de jeux dans ce monde illusoire ?

Pourquoi donc, créer davantage d’illusion à l’intérieur de

l’illusion ? Rajneesh propose tant de techniques et de

méthodes, mais ont-elles vraiment pour objectif d’atteindre

la Réalité qui est toujours avec nous ? Ce qui est vraiment

nécessaire c’est une compréhension correcte de ma vraie

nature, et non toutes ces petites méthodes et techniques.

 

Ma vraie position est, de tout temps, au-delà de cette

conscience deJe suis. Quoi que ce soit qui puisse sortir de

cette conscience"Je"(mental, corps, monde, etc.), lorsque

je sais que je ne suis pas cela, pourquoi devrais-je être

dépendant de quelque mental, méthode, idée ou technique

qui émanerait de cette conscience illusoire ? Je ne pense

jamais, je n'aspire à rien ni ne désire rien. Je n'ai aucune

idée. Si deux personnes ou deux mille viennent m'écouter,

cela ne changera rien pour moi, car je n'ai pas la notion de

gain ou de perte.

 

Je sais que Rajneesh n'est qu'un mental ou une personnalité

illusoire, pourquoi donc devrais-je m'occuper de ce que son

mental fait ou dit ? Je sais que je ne suis personne, je n'ai le

sens d'aucune personnalité, je n'ai donc besoin de rien et je

n'ai rien. La conscience deJe suisest l'instrument du corps,

mais en réalité elle n'a ni forme ni couleur.

 

Les plaisirs du sexe entre l'homme et la femme sont la chose

la plus importante autour de laquelle tout tourne dans le

monde objectif. C'est le plaisir autour duquel tout est bâti,

mais même cela ne constitue qu'un sentiment et non une

Réalité. Certains considèrent que l'acte sexuel pratiqué avec

quelqu'un d'autre que son époux ou épouse est immoral,

d'autres considèrent que lebrahmacharya(abstinence) est la

plus grande vertu.

 

Le vraiBrahmacharyaest leBrahman(Soi) qui, en regardant,

voit que la conscienceJe suiselle-même est immorale ou

illicite. La naissance de chacun de nous est illicite, car en réalité,

elle est illusoire. Chaque chose que je vois ou perçois, l'est à

l'aide de cette conscience deJe suisqui est impermanente et

illusoire, pourquoi devrais-je donc me sentir concerné ?

 

Se tournant vers un couple d'Australiens :"Maintenant vous

êtes un couple, mari et femme, mais je sais que vous n'avez

jamais vraiment existé (en tant que personnalité), pourquoi

devrais-je donc me sentir concerné si vous devenez trois, quatre,

ou cinq ? - Si vous avez un, deux ou trois enfants ? Quand la

conscienceJe suisest présente, il y a alors, tant de choses et

de personnes, mais lorsqu'elle se retire, il n'y a plus rien ni

personne, quelle est donc, la vraie nature de cette conscience ?

Vous n'êtes aucune chose, mais vous n'êtes pas rien non plus".

 

Vous devez complétement lâcher le sens du corps, si vous

voulez atteindre ou réaliser cette Réalité, car dans la Réalité,

il n'existe rien de tel que le sens du corps-esprit. Sur quoi

allez-vous pouvoir méditer alors ? Quand il n'y a que le Soi,

reste-t-il quelque chose sur quoi méditer ?

 

 

Extrait de"Nisargadatta, Notes" de Mark West, Editions L'Originel

Cela se produit spontanément, alors laissez donc faire !

Publié le 04/12/2014 à 08:28 par absolultime Tags : vie moi femme création extrait

Visiteur : Devons-nous posséder la ferme conviction qu’il existe un état au-delà de la conscience ?

 

Maharaj : Dans tous les cas l’Absolu est là, donc il n’est pas question d’en avoir ou non la conviction… il est là !

 

V : Est-ce qu’une certitude ne transformerait pas la conscience en Absolu ?

 

M : Il n’y qu’un état pas deux. Quand le « Je suis » est là vous avez dans cette conscience de nombreuses expériences mais le « Je suis » et l’Absolu ne sont pas deux. Le « Je suis » apparaît au sein de l’Absolu et là a lieu l’expérimentation.

 

Il n’y a pas d’individu dans l’Absolu, pas de mémoire d’être ceci ou cela, seulement un continuel brassage.

 

Rien dans mes paroles ne peut être qualifié de on-dit, d’avoir été lu quelque part ou d’être affirmé en m’appuyant sur les écritures. Ce que j’ai à dire surgi de moi-même !

 

Du point de vue de l’Absolu, tout ce qui se produit avant la conscience « Je suis » est profond, vaste, sans limite, expansif. C’est au royaume de l’être que la fragmentation commence.

 

Dans l’être, tout est limité, conditionné, parce que nous nous efforçons continuellement de revendiquer les actions comme nôtres.

 

Dans l’Absolu je n’ai aucune occasion de dire que j’existe parce que je suis dans l’éternité. Je n’ai aucun commentaire à faire sur mon existence. A cause de l’état Parabrahman, l’Absolu, un grand nombre d’incarnations sont venues et reparties mais l’Absolu demeure inaltéré, il ne peut pas être atteint par le mouvement de ces incarnations.

 

V : Mais quel est le but de cette création ?

 

M : Vous employez le langage du chercheur qui exige des concepts, pas celui du chercheur s’établissant dans la vérité.

 

D’une graine microscopique a poussé un arbre magnifique… Est-ce que la graine va rejeter l’arbre, les branches, les feuilles, affirmant « Tout cela n’est pas à moi, ce n’est pas moi » ? Cela se produit spontanément, alors laissez donc faire !

 

V : Ce « Je suis » est-il le seuil indispensable à franchir pour parvenir à l’Absolu ?

 

M : On ne peut pas parvenir à l’Absolu, il est votre état de base. C’est au niveau Absolu que se déroule l’observation de la conscience.

 

V : Combien de temps faut-il pratiquer ?

 

M : Combien de temps avez-vous pratiqué pour devenir une femme ? Le premier stade est de transcender les sens au niveau corps-intellect, c’est facile. Ensuite transcender la conscience, cela c’est très difficile. L’être est une révélation d’une très grande puissance potentielle, c’est par lui que vous avez accès à tout autre révélation, il sera donc très difficile de vous en débarrasser.

 

V : L’être est-il séparé du non-manifesté ?

 

M : De votre point de vue il est séparé, du point de vue où je me trouve, il n’est pas séparé. Sri Krishna a dit « Tout ce qui est ne peut être que Moi-même ». Sagunaet Nirguna, manifesté et non-manifesté, sont moi tous deux, mais cette trace d’être n’est qu’une base temporaire. Réfléchissez, fouillez, cherchez à ce niveau. Comment est-il possible que cette êtreté existe ?

 

Hari(Vishnu sous son aspect « Sauveur des âmes ») a fait pipi dans son berceau et à la suite de cela, l’odeur subsiste. Quelle est cette odeur ? L’amour de la vie !

 

Commentaire du traducteur :Ce que vient de dire Maharaj est très profond, il dit que c’est une odeur dont l’origine est élevée, il nous donne de l’espoir.

 

 

Extrait de A la Source de la Conscience, Editions Les Deux Océans, 1991

Toutes ces expériences sont totalement inutiles

Publié le 04/12/2014 à 08:20 par absolultime Tags : moi monde soi pensées extrait

Visiteur : En méditant, quand je cherche à me stabiliser au-delà des pensées, je rencontre les ténèbres, le vide, l’absence. Je n’aime pas cet état.

 

Maharaj : Ne voyez-vous pas ce qu’il se passe ?... Vous êtes toujours là ! Avant de vous stabiliser dans le Soi il subsiste encore des traces d’intellect.

 

Cette machine est auto-propulsive. Quand vous approfondissez cela, son élan vous aide à chasser tous les doutes de votre esprit. C’est essentiellement la connaissance de vous-même que vous savourez ; tous les restes de mémoire, pensées, sont alors complètement arrachées, comme des mauvaises herbes.

 

C’est le stade « Vous êtes – vous n’êtes pas », la frontière. A partir du moment où vous savez que vous êtes, c’est la dualité. Quand vous ne savez pas que vous êtes, tout est parfait. Mais il faut suivre l’ensemble du processus. Dans le sommeil profond vous ne savez pas non plus que vous êtes, mais il s’agit d’un état grossier. Dans l’état de veille il vous faut reculer, remonter jusqu’à cet état vide de tout connu.

 

La connaissance, qu’est-ce que c’est ? C’est le cachet officialisant la réservation « Je suis ». Vous réservez un appartement en construction, mais où est l’appartement ? Vous ne l’avez pas, vous avez seulement la réservation… Pour « Je suis » c’est la même chose, il n’est qu’une réservation de votre état Absolu.

 

V : Qu’est-ce qui donne le courage de se transcender dans le vide que l’on sait être là ?

 

M : Le besoin profond de comprendre ce que l’on est, de se comprendre Soi-même. Remonter veut seulement dire « rentrer à l’intérieur ». Votre tendance habituelle est de sortir de vous au travers des cinq sens pour regarder le monde. Renversez ce mouvement à présent : « je ne suis pas le corps, je ne suis pas l’intellect et les pensées, je ne suis pas les sens ». Arrivé là vous êtes stabilisé dans la conscience. Une fois stabilisé dans la seule conscience tout autre événement se produit automatiquement. Stabilisé, vous vous répandez dans la manifestation : « J’étais, je suis, je serai dans cet état originel antérieur à l’apparition du sentiment « Je suis ».

 

Pourquoi le terrible nom de cette maladie qui affecte mon corps n’a-t-il aucun effet sur moi ? Ce que Je suis n’a rien à voir avec ce qui est là baptisé d’un nom de maladie… voilà pourquoi !

 

V : Que pense Maharaj des différentes religions ?

 

M : En ce qui me concerne toutes les religions sont basées sur concepts et émotions. Ces émotions sont si puissantes, si envahissantes que l’on s’immole volontiers pour elles.

 

S’unir totalement à une autre personnalité peut, émotionnellement, être tellement intense que ceux qui s’identifient à Jésus-Christportent sur le corps les traces de la crucifixion ! Toutes ces expériences sont totalement inutiles. Un individu s’est identifié à un autre individu ! Or tant que l’individualité persiste, il est impossible à la Réalité de se révéler.

 

Ne répétez pas ce que vous avez entendu comme des perroquets, à moins d’avoir la même conviction que moi. Je connais mon état avant l’apparition du corps et de la conscience. J’en ai la connaissance, j’en suis pleinement averti ! Ecouter simplement ces paroles ne suffit pas, il vous faut être un avec la conscience. Ne considérez pas cette connaissance « Je suis » comme secondaire, elle est la force dynamique de l’univers entier.

 

Les expressions de la conscience sont sans limites, si vous vous laissez entraîner dans ces expressions vous vous égarez. Abandonnez-vous et devenez un avec votre conscience, donnez-vous à elle. Elle seule est à même de vous révéler le processus conduisant à sa propre dissolution. 

 

Extrait de A la Source de la Conscience, Editions Les Deux Océans, 1991

Pour le Parabrahman cela n’existe pas !

Publié le 04/12/2014 à 08:16 par absolultime Tags : vie monde chez roman amour travail éléments

Visiteur : Pourquoi ce « Je suis » éprouve-t-il une telle attraction pour le corps ?

Maharaj : Quand il s’exprime en tant que « Je suis » il est déjà chargé de cet amour de l’existence. Pourquoi l’instinct de conservation existe-t-il chez l’insecte, le ver, l’animal ou l’être humain ? A cause de ce « Je suis » associé à la germination de la force vitale. « Je suis » est en lui-même vie instinctive, amour de la vie. Cet amour de l’être, ce besoin d’exister, est la force primordiale motivant toutes les activités de la vie.

Lorsque vous êtes la conscience manifestée vous découvrez que vous seul êtes la multiplicité ; vous vous exprimez, Vous, au sein de ce vaste, ample, univers manifesté. Cet état sera lui-même transcendé et vous vous tiendrez dans lenirguna, état sans attribut. Mais tout cela n’est que l’expression de vous-même, n’est que vous en tant que « Je ».

Ce dont je parle maintenant est plus subtil, plus profond et plus difficile à comprendre, mais une fois compris le travail est fait. La conscience est ce qui permet de connaître.

Actuellement la conscience se connaît en tant que corps et sens ; il ne devrait pas en être ainsi. La conscience devrait connaître la conscience débarrassée du sensoriel.

Comprenez rationnellement ce que je vous ai dit tant de fois. Ce « Je suis » est un produit de la nourriture que je mange. Suis-je la nourriture ? Non, bien sûr. Suis-je le résidu de la nourriture ? Je ne le suis pas non plus… Vous suivez ce raisonnement mais vous demeurez prisonnier de cette intimité que vous avez avec le corps et les sens, vous êtes piégés !

Ce « Je suis » n’a aucune autorité, aucune indépendance, il est une marionnette dans la tragi-comédie des cinq éléments.

Celui qui affirme « Je n’étais pas » a une position sûre, stable, éternelle.

Rien de ce que vous constatez, rien dont vous pouvez être témoin ne restera avec vous, c’est de l’imperfection. Celui qui reconnaît l’imperfection, celui-là est parfait. Il est total. Il n’a rien besoin de faire pour Lui-même parce qu’il est parfait et complet.

Pourquoi leParabrahmanse permet-il ce luxe de souffrance du monde manifesté ? Parce que pour leParabrahmancela n’existe pas !

Pour le Jnani la chaleur est irréelle

Publié le 04/12/2014 à 08:03 par absolultime Tags : roman amour argent enfant extrait

Visiteur : Je voudrais me débarrasser de cet ego et je voudrais savoir comment ?

 

Maharaj : Quelle est la dimension, la couleur de cet ego dont vous voulez vous débarrasser ? Qu’avez-vous compris concernant cet ego ?

 

V : Que c’est une fausse conviction de l’esprit.

 

M : Cette connaissance, ce constat « Je suis », n’est qu’une mince pincée entre mes doigts, mais l’ensemble des écritures, les seizesastras,les dix-huitpuranas, et les quatrevedasont crié, clamé sur tous les tons en s’efforçant de décrire ceBrahman.Toutes ces louanges sont dédiées à cette seule et minuscule pincée de « Je suis » ! A partir du moment où vous commencez à donner un aspect à cette connaissance « Je suis », vous perdez pied.

 

Ce petit socle soutenant les bâtons d’encens est en argent. Vous savez qu’il est en argent. Quel est l’aspect, la forme, la texture de ce savoir ? Si tout savoir, toute connaissance est sans forme est-il possible qu’il existe une structure, un aspect, une couleur pour « Je suis » ? Est-il possible de lui attribuer des fautes ou des mérites ?

 

Hors du temps, au sein de l’éther, cette trace de « Je suis » est absente.

 

V : N’est-il pas vrai que leJnanidistribue sa connaissance par pure compassion envers les ignorants ?

 

M : Dites ce que vous voulez, mais dans l’état deJnaniil n’existe plus rien de semblable. Je vous ai élevé au niveau où vous découvrez être l’illumination de toutes choses, l’amour de l’être également est là. Pourquoi posez-vous une telle question alors que je vous ai emmené si haut ?…

 

Comment parvenez-vous à savoir quelque chose ?

 

V : Grâce à l’intellect.

 

M : Non. La conscience, la connaissance reconnaît l’intellect, mais l’intellect ne peut pas reconnaître la conscience.

 

Vous êtes écrasé de sommeil puis vous vous réveillez.

 

Qui le constate, qui le reconnaît ? Avant le mouvement de l’intellect le principe de connaissance est présent. Avant la connaissance il faut bien qu’il y ait le principe initial qui connaît la conscience !

 

Celui qui entre dans la spiritualité est semblable à de l’eau froide posée sur le fourneau. Quand la flamme est allumée des bulles commencent à monter et le moment venu l’eau se met à bouillir. Ce stade d’ébullition ressemble ausadhakapénétrant la classe supérieure de spiritualité, au point d’ébullition il aime parler et poser des tas de questions. Quand le feu devient plus profond l’ébullition cesse, l’eau frémit, c’est alors le stade où l’on acquiert la connaissance de la spiritualité.

 

Après avoir assisté à ces entretiens serez-vous à même de vous abandonnez à la quiétude ? J’ai quelques doutes à ce sujet parce que vous persistez à vouloir faire plaisir à cet enfant gâté, l’intellect. Si vous avez réellement compris ce que je vous ai dit, plaire ou non à votre intellect a-t-il vraiment de l’importance ?

 

Je vous ai dit qu’actuellement vous êtes semblable à cette chaleur dans le corps. A quoi correspond leParabrahman ?

 

LeParabrahmanne fait pas l’expérience de cette chaleur « Je suis ». Si vous comprenez, cette énigme sera pour vous résolue.

 

Si après avoir compris cela, quelqu’un devient unJnanice principe de conscience et ce corps demeureront disponibles, ils resteront également associés au domaine des émotions.

 

Un telJnanidonnera libre cours aux pleurs et il pourra se laisser distraire par les événements qui se présenteront. Il ne cherchera nullement à supprimer les émotions susceptibles de se manifester spontanément au sein de la conscience ou du corps. Habituellement on suppose qu’unJnanidevrait annihiler toutes les manifestations émotives, c’est faux. Votre point d’appui étant l’Absolu vous n’êtes nullement concerné par les émotions et les transports instinctifs de l’appareil physiologique.

 

UnJnanine participe pas aux événements par un acte de volition, cela se produit tout seul, spontanément. Tandis qu’une personne ignorante est profondément engagée et identifiée à ce qui se produit, considérant tout cela comme réel. Pour leJnanila chaleur est irréelle, donc tout ce qui peut se produire au royaume de la chaleur est également irréel. Pour unJnanitoute dévotion, goût, dégoût, amour, est dissous, mais tout ce qu’il fait est pour les autres. 

 

 

Extrait de A la Source de la Conscience, Editions Les Deux Océans, 1991


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