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Date de création : 15.01.2013
Dernière mise à jour : 07.04.2015
65 articles


Nisargadatta : celui qui donne l'état naturel ou originel

Publié le 07/04/2015 à 08:07 par absolultime Tags : vie moi monde homme bonne fond mort heureux dieu nature message soi pensées richesse possession

Nisargadatta Maharaj

Sri Nisargadatta Maharaj est un sage dans la pure tradition indienne. Sa façon particulière d'éviter la notoriété et la richesse, de mener une vie très humble, dans son petit logement sans prétention des faubourgs de Bombay, en sont un témoignage. Il affirme dans son style si personnel :

« Laissez les autres aider le monde, construire de grands Ashrams et prendre des disciples. Pour moi, toutes ces activités ne sont que vanité et illusion. Puisque je n'ai besoin de rien et suis complet en moi-même, pourquoi devrais-je m'ennuyer avec tout ce lucre et activités mondaines et triviales ? »

Son message simple éclairera le chemin de nombreux chercheurs authentiques de Vérité, en ces temps troublés où tant de prétendus Gurus et hommes de Dieu prônent toutes sortes de chemins et techniques pour retrouver quelque chose que nous n'avons en fait, jamais perdu. Son message est très simple, il n'est pas habillé de symbolismes ésotériques ou secrets. C'est un raccourci si simple qu'une personne sans discernement, pourrait passer à côté ou même ne pas y adhérer du tout.

Le sage dit que la Vérité est nue, et elle est là, aux yeux de tous, pour être vue, et si quelqu'un vous dit qu'elle est cachée, ésotérique ou secrète, alors, soyez certain que cette personne n'a rien compris à la Réalité ou à la Vérité. La gloire et la grandeur d'un sage tel que Nisargadatta* Maharaj est au-delà de ce que l'on peut concevoir et raconter - c'est une gloire véritable pour chacun de nous, que nous en soyons conscients ou non, et je me sens béni, en ces temps troublés, d'être capable de partager avec le monde entier, un peu du nectar inestimable que sont ses mots, ses pensées et discours.

*Nisargadatta : celui qui donne l'état naturel ou originel.

Nisargadatta Maharaj : Quand vous êtes un individu, vous avez certains besoins, mais lorsque vous vous fondez dans le Soi, vous n'avez plus ces désirs. Quand un homme devient un Jnani, il perd tout sens d'être un individu et il se meut librement, sans espoir et sans peur, il est absolument sans peur et sans aucun désir. Ce ne sont pas les oreilles qui entendent, ni les yeux qui voient, le corps en lui-même est insensible, c'est le Soi au-dedans qui donne la sensation de vie au corps. Le corps n'est qu'un instrument du Soi, il n'est pas le Soi.

Aussi longtemps que vous aurez la conscience ou l'idée du corps, vous serez sujet au bonheur et au malheur, mais si l'idée du corps vous quitte, même maintenant, alors que vous êtes dans le corps, le bonheur et le malheur vont également disparaître et vous resterez avec votre vraie nature, à tout jamais «complète» et sans aucun besoin.

Pour l'homme réalisé, il n'existe rien tel que le corps, le mental, l'intellect, etc., car ce ne sont que des idées. Je n'ai même pas l'idée d'agir pour le bien du monde en transmettant cette connaissance. Aucune notion de bien ou de mal n'est avec moi, il n'y a pas de telles distinctions ou motivations. Je suis complètement libéré de toutes ces fausses notions et idées

????????

Nisargadatta Maharaj : Quand Krishna dit : «Je me souviens de toutes mes naissances passées», il veut dire qu'il se souvient de Je suis, qui est le sentiment fondamental derrière toute naissance. Il n'y a pas de «je suis untel ou untel».

Question : Vous devez pourtant croire avoir vécu auparavant ?

Nisargadatta Maharaj : C'est ce que disent les Écritures, mais je ne sais rien de cela. Je me connais en tant que Je suis.

Comment suis-je apparu et comment apparaîtrai-je, ne se situent pas dans le champ de mon expérience. Ce n'est pas que je ne me souvienne pas. Il n'y a rien à se rappeler. La réincarnation implique un soi qui se réincarne. Cela n'existe pas ! La somme de souvenirs et d'espoirs appelée «je» s'imagine exister éternellement, et crée le temps pour accommoder sa fausse éternité. Je n'ai besoin ni de passé, ni de futur pour être.

Toute expérience naît de l'imagination. Je n'imagine pas, il n'y a donc, ni naissance ni mort pour moi. Seulement ceux qui pensent être nés, peuvent se penser nés de nouveau. Vous m'accusez d'être né - je plaide non coupable ! Tout existe dans la Conscience et la Conscience ne meurt ni ne renaît jamais. C'est la Réalité immuable.

????????

Nisargadatta Maharaj : Quand vous comprenez «l'essence de vous», vous savez, alors, que toutes les anxiétés et peurs n'appartiennent qu'au monde, et ne sont pas vôtres. Quand vous voyagez en train, vous ne bougez pas, seul le train le fait. De même, tout arrive, apparaît et disparaît, mais vous êtes la Réalité immuable, le témoin. «L'essence» n'a besoin de rien. Vous pouvez pratiquer une sadhana ou n'importe quoi d'autre - le mental doit faire quelque chose, mais sachez que tout cela est bien futile, qu'il n'y a là rien à perdre ou à gagner.

Vous pouvez aider les gens et les conseiller, mais d'abord, soyez installé dans la connaissance de votre essence, et sachez que dans un sens ou dans l'autre, cela n'a aucune importance - le détachement. Pour toute connaissance spirituelle, vous devez d'abord être là.

????????

Satya Sai Baba affirme être l'incarnation d'un certain Sai Baba de Shirdi, antérieur, et affirme, également, qu'il est venu pour sauver le monde ; je le respecte tout à fait pour cela, mais je connais ma vraie nature, ou position, dans laquelle il n'existe pas de monde à sauver !

Il est venu pour sauver un monde illusoire, je lui souhaite bonne chance, en ce sens je le respecte. En définitive, nous sommes en train de discuter de choses qui n'ont jamais existé.

Le comprenez-vous ?

Éveillez-vous !

Nisargadatta Maharaj : Vous dites que vous êtes l’observateur de tout ce qui se passe et de tout ce que vous voyez, mais quel est cet observateur, quelle est l’identité de ce « je » qui observe ? N’est-il pas illusoire ? Vous vous êtes identifié avec tant de choses dans ce monde objectif, et vous poursuivez tant de désirs et de tendances différentes, vous vous rendez ainsi d’un endroit à un autre, à la recherche du bonheur, mais toute ces activités, sans réelle compréhension, ne vous apporteront que des déceptions. Essayez de comprendre vraiment ce que vous êtes – car c’est seulement en Cela que réside la satisfaction absolue.

Ce monde objectif ne constitue pas votre « véritable demeure » - c’est pourquoi vous n’êtes pas heureux. La source sous-jacente de tout ce monde objectif est votre « véritable foyer », retournez-y et soyez satisfait, oubliez le monde même lorsque vous y vivez. L’état de sommeil profond est presque équivalent à votre « véritable demeure ». Le sommeil profond est très relaxant et régénérateur, car vous retournez plus ou moins à votre état originel et véritable. Dans cet état, la conscience « je» n’est pas présente, ni la connaissance de la personnalité, car la personnalité s’est plus ou moins dissoute dans l’état originel.

Le yogi n’est pas une personne. Le véritable yogi est celui qui a « avalé » cette conscience Je suis et a fusionné avec elle, il est alors, le Maha-Yogi (grand yogi). En fait, c’est seulement par votre propre Maya (illusion) que vous voyez ce monde, toutefois, Maya n’est qu’une sensation, une apparence, ce n’est pas la Réalité.

?????????

Nisargadatta Maharaj : Quoi que vous « ne soyez pas » (corps, mental, intellect, etc.), vous l’avez accepté et en fait, substitué à la réalité et à cause de cela, il y existe une certaine peur.
Toutefois, lorsque vous connaîtrez votre véritable état, vous serez capable d’aller à peu près partout, sans aucune peur. Si vous pouviez vous voir réellement tel que vous êtes, alors, il n’y aurait plus de peur de la mort ni de quoi que ce soit d’autre.

Quoi que vous possédiez (et vous possédez une sorte de faux courage), vous dites « mon corps, mon mental » etc., mais, en réalité, ils ne sont pas du tout à vous. Vous vous êtes arrogé la possession de choses qui ne sont pas réellement vôtres. Vous êtes, depuis toujours, différent de ces choses. Dans l’état de rêve quelqu’un vous dit quelque chose, mais ni la personne qui vous parle, ni la personne qui écoute, n’est réelle, car toutes deux n’existent que dans le rêve. C’est exactement notre situation, en ce moment. Je suis l’enseignant et vous êtes ceux qui écoutent, mais, ce n’est que dans le rêve ou l’apparence. Lorsque vous vous éveillez complètement, il n’y a ni enseignant, ni enseignés.

Une fois que j’ai réalisé la nature de cette conscience de Je suis : i.e. comment elle est apparue sur mon état véritable, qu’elle est réellement quelque chose d’illusoire ; lorsque j’en ai donc pris pleinement connaissance, alors, la conscience de Je suis, (dans laquelle est contenu l’univers entier), se dissout et se fond dans le Moi. À la lumière de cette conscience de Je suis, l’univers entier s’est formé, mais la lumière de cette conscience de « Je » n’est rien d’autre que la réflexion de la lumière de l’état véritable ou Réalité.

La conscience de Je suis est le monde, et il n’y a rien de mal dans le fait de voir ou d’être témoin de ce monde. L’erreur vient seulement lorsque vous le prenez pour réel, comme nous le faisons pratiquement tous. Dès que vous émergez de l’état de rêve, pour entrer dans l’état de veille, vous rejetez systématiquement le rêve et dites qu’il n’était pas réel, que ce n’était qu’un rêve. De même, l’état de veille dans lequel nous percevons ce vaste univers, avec toutes ses étoiles et ses planètes etc. est également un rêve, je le répète donc, éveillez-vous à votre propre Réalité. Éveillez-vous ! Arrêtez de rêver, tout simplement.

Ce monde n’a jamais vraiment existé, il n’a jamais été créé, c’est un rêve ! Alors sachez-le, et réalisez-le ! C’est tout.

Une fois que vous avez pleinement absorbé cette compréhension, plus rien n’est nécessaire, plus de questions ou doutes ne peuvent se poser. Existe-t-il quelque chose d’aussi simple, et, en même temps, d’aussi sublime ?

Nisargadatta Maharaj Sri Nisargadatta Maharaj est un sage dans la pure tradition indienne. Sa façon particulière d'éviter la notoriété et la richesse, de mener une vie très humble, dans son petit logement sans prétention des faubourgs de Bombay, en sont un témoignage. Il affirme dans son style si personnel : « Laissez les autres aider le monde, construire de grands Ashrams et prendre des disciples. Pour moi, toutes ces activités ne sont que vanité et illusion. Puisque je n'ai besoin de rien et suis complet en moi-même, pourquoi devrais-je m'ennuyer avec tout ce lucre et activités mondaines et triviales ? » Son message simple éclairera le chemin de nombreux chercheurs authentiques de Vérité, en ces temps troublés où tant de prétendus Gurus et hommes de <a class=Dieu prônent toutes sortes de chemins et techniques pour retrouver quelque chose que nous n'avons en fait, jamais perdu. Son message est très simple, il n'est pas habillé de symbolismes ésotériques ou secrets. C'est un raccourci si simple qu'une personne sans discernement, pourrait passer à côté ou même ne pas y adhérer du tout. Le sage dit que la Vérité est nue, et elle est là, aux yeux de tous, pour être vue, et si quelqu'un vous dit qu'elle est cachée, ésotérique ou secrète, alors, soyez certain que cette personne n'a rien compris à la Réalité ou à la Vérité. La gloire et la grandeur d'un sage tel que Nisargadatta* Maharaj est au-delà de ce que l'on peut concevoir et raconter - c'est une gloire véritable pour chacun de nous, que nous en soyons conscients ou non, et je me sens béni, en ces temps troublés, d'être capable de partager avec le monde entier, un peu du nectar inestimable que sont ses mots, ses pensées et discours. *Nisargadatta : celui qui donne l'état naturel ou originel. Nisargadatta Maharaj : Quand vous êtes un individu, vous avez certains besoins, mais lorsque vous vous fondez dans le Soi, vous n'avez plus ces désirs. Quand un homme devient un Jnani, il perd tout sens d'être un individu et il se meut librement, sans espoir et sans peur, il est absolument sans peur et sans aucun désir. Ce ne sont pas les oreilles qui entendent, ni les yeux qui voient, le corps en lui-même est insensible, c'est le Soi au-dedans qui donne la sensation de vie au corps. Le corps n'est qu'un instrument du Soi, il n'est pas le Soi. Aussi longtemps que vous aurez la conscience ou l'idée du corps, vous serez sujet au bonheur et au malheur, mais si l'idée du corps vous quitte, même maintenant, alors que vous êtes dans le corps, le bonheur et le malheur vont également disparaître et vous resterez avec votre vraie nature, à tout jamais «complète» et sans aucun besoin. Pour l'homme réalisé, il n'existe rien tel que le corps, le mental, l'intellect, etc., car ce ne sont que des idées. Je n'ai même pas l'idée d'agir pour le bien du monde en transmettant cette connaissance. Aucune notion de bien ou de mal n'est avec moi, il n'y a pas de telles distinctions ou motivations. Je suis complètement libéré de toutes ces fausses notions et idées ???????? Nisargadatta Maharaj : Quand Krishna dit : «Je me souviens de toutes mes naissances passées», il veut dire qu'il se souvient de Je suis, qui est le sentiment fondamental derrière toute naissance. Il n'y a pas de «je suis untel ou untel». Question : Vous devez pourtant croire avoir vécu auparavant ? Nisargadatta Maharaj : C'est ce que disent les Écritures, mais je ne sais rien de cela. Je me connais en tant que Je suis. Comment suis-je apparu et comment apparaîtrai-je, ne se situent pas dans le champ de mon expérience. Ce n'est pas que je ne me souvienne pas. Il n'y a rien à se rappeler. La réincarnation implique un soi qui se réincarne. Cela n'existe pas ! La somme de souvenirs et d'espoirs appelée «je» s'imagine exister éternellement, et crée le temps pour accommoder sa fausse éternité. Je n'ai besoin ni de passé, ni de futur pour être. Toute expérience naît de l'imagination. Je n'imagine pas, il n'y a donc, ni naissance ni mort pour moi. Seulement ceux qui pensent être nés, peuvent se penser nés de nouveau. Vous m'accusez d'être né - je plaide non coupable ! Tout existe dans la Conscience et la Conscience ne meurt ni ne renaît jamais. C'est la Réalité immuable. ???????? Nisargadatta Maharaj : Quand vous comprenez «l'essence de vous», vous savez, alors, que toutes les anxiétés et peurs n'appartiennent qu'au monde, et ne sont pas vôtres. Quand vous voyagez en train, vous ne bougez pas, seul le train le fait. De même, tout arrive, apparaît et disparaît, mais vous êtes la Réalité immuable, le témoin. «L'essence» n'a besoin de rien. Vous pouvez pratiquer une sadhana ou n'importe quoi d'autre - le mental doit faire quelque chose, mais sachez que tout cela est bien futile, qu'il n'y a là rien à perdre ou à gagner. Vous pouvez aider les gens et les conseiller, mais d'abord, soyez installé dans la connaissance de votre essence, et sachez que dans un sens ou dans l'autre, cela n'a aucune importance - le détachement. Pour toute connaissance spirituelle, vous devez d'abord être là. ???????? Satya Sai Baba affirme être l'incarnation d'un certain Sai Baba de Shirdi, antérieur, et affirme, également, qu'il est venu pour sauver le monde ; je le respecte tout à fait pour cela, mais je connais ma vraie nature, ou position, dans laquelle il n'existe pas de monde à sauver ! Il est venu pour sauver un monde illusoire, je lui souhaite bonne chance, en ce sens je le respecte. En définitive, nous sommes en train de discuter de choses qui n'ont jamais existé. Le comprenez-vous ? Éveillez-vous ! Nisargadatta Maharaj : Vous dites que vous êtes l’observateur de tout ce qui se passe et de tout ce que vous voyez, mais quel est cet observateur, quelle est l’identité de ce « je » qui observe ? N’est-il pas illusoire ? Vous vous êtes identifié avec tant de choses dans ce monde objectif, et vous poursuivez tant de désirs et de tendances différentes, vous vous rendez ainsi d’un endroit à un autre, à la recherche du bonheur, mais toute ces activités, sans réelle compréhension, ne vous apporteront que des déceptions. Essayez de comprendre vraiment ce que vous êtes – car c’est seulement en Cela que réside la satisfaction absolue. Ce monde objectif ne constitue pas votre « véritable demeure » - c’est pourquoi vous n’êtes pas heureux. La source sous-jacente de tout ce monde objectif est votre « véritable foyer », retournez-y et soyez satisfait, oubliez le monde même lorsque vous y vivez. L’état de sommeil profond est presque équivalent à votre « véritable demeure ». Le sommeil profond est très relaxant et régénérateur, car vous retournez plus ou moins à votre état originel et véritable. Dans cet état, la conscience « je» n’est pas présente, ni la connaissance de la personnalité, car la personnalité s’est plus ou moins dissoute dans l’état originel. Le yogi n’est pas une personne. Le véritable yogi est celui qui a « avalé » cette conscience Je suis et a fusionné avec elle, il est alors, le Maha-Yogi (grand yogi). En fait, c’est seulement par votre propre Maya (illusion) que vous voyez ce monde, toutefois, Maya n’est qu’une sensation, une apparence, ce n’est pas la Réalité. ????????? Nisargadatta Maharaj : Quoi que vous « ne soyez pas » (corps, mental, intellect, etc.), vous l’avez accepté et en fait, substitué à la réalité et à cause de cela, il y existe une certaine peur. Toutefois, lorsque vous connaîtrez votre véritable état, vous serez capable d’aller à peu près partout, sans aucune peur. Si vous pouviez vous voir réellement tel que vous êtes, alors, il n’y aurait plus de peur de la mort ni de quoi que ce soit d’autre. Quoi que vous possédiez (et vous possédez une sorte de faux courage), vous dites « mon corps, mon mental » etc., mais, en réalité, ils ne sont pas du tout à vous. Vous vous êtes arrogé la possession de choses qui ne sont pas réellement vôtres. Vous êtes, depuis toujours, différent de ces choses. Dans l’état de rêve quelqu’un vous dit quelque chose, mais ni la personne qui vous parle, ni la personne qui écoute, n’est réelle, car toutes deux n’existent que dans le rêve. C’est exactement notre situation, en ce moment. Je suis l’enseignant et vous êtes ceux qui écoutent, mais, ce n’est que dans le rêve ou l’apparence. Lorsque vous vous éveillez complètement, il n’y a ni enseignant, ni enseignés. Une fois que j’ai réalisé la nature de cette conscience de Je suis : i.e. comment elle est apparue sur mon état véritable, qu’elle est réellement quelque chose d’illusoire ; lorsque j’en ai donc pris pleinement connaissance, alors, la conscience de Je suis, (dans laquelle est contenu l’univers entier), se dissout et se fond dans le Moi. À la lumière de cette conscience de Je suis, l’univers entier s’est formé, mais la lumière de cette conscience de « Je » n’est rien d’autre que la réflexion de la lumière de l’état véritable ou Réalité. La conscience de Je suis est le monde, et il n’y a rien de mal dans le fait de voir ou d’être témoin de ce monde. L’erreur vient seulement lorsque vous le prenez pour réel, comme nous le faisons pratiquement tous. Dès que vous émergez de l’état de rêve, pour entrer dans l’état de veille, vous rejetez systématiquement le rêve et dites qu’il n’était pas réel, que ce n’était qu’un rêve. De même, l’état de veille dans lequel nous percevons ce vaste univers, avec toutes ses étoiles et ses planètes etc. est également un rêve, je le répète donc, éveillez-vous à votre propre Réalité. Éveillez-vous ! Arrêtez de rêver, tout simplement. Ce monde n’a jamais vraiment existé, il n’a jamais été créé, c’est un rêve ! Alors sachez-le, et réalisez-le ! C’est tout. Une fois que vous avez pleinement absorbé cette compréhension, plus rien n’est nécessaire, plus de questions ou doutes ne peuvent se poser. Existe-t-il quelque chose d’aussi simple, et, en même temps, d’aussi sublime ?" width="272" height="395" />

Deux entretiens : Nisargadatta Maharaj - par Pradeep Apte

Publié le 28/03/2015 à 18:45 par absolultime Tags : bonne image vie moi monde chez mort dieu argent nature nuit message soi livre papier google

Parlez 1

4 février 1981

Quelle image de vous-même allez-vous recueillir d'ici et d'aller? Vous étiez venu au marché pour vendre vos produits (vous-même) et revenir avec de l'argent (votre vrai Soi). Alors vous êtes venus ici et recueilli quoi? Retournez-vous et pourtant vous porter? Vous devriez être libre mot, sans émanation, aucun son ou réponse. Laissez-nous présumons que nous avons effectué toutes les devoirs envers le monde. Dans quel état allez-vous être au moment de la mort? Dans votre durée de vie que vous avez acquis de nombreuses compétences. À l'époque dite de la mort avec quelle langue allez-vous mourir? Quel est votre endroit le plus approprié du respect? Quel est l'état qui est véridique et éternelle? Comprenez ceci - avant la naissance ou l'émanation de la connaissance «je suis», avez-vous existez ou non? Avez-vous compris l'état actuel des choses? Vous êtes venus ici pour vous reconnaître, alors parlez en référence à cela seulement.

Quel est le principe commun à tous? Vous savez toutes choses à cause de quoi? Il est vraiment simple, mais au lieu de comprendre intimement, sans aucune étiquette, par lui-même, nous polluer avec l'esprit et l'étiqueter. Si compris directement, il n'y a pas de doutes. Quel est le doute? Ce est que, lorsque vous ne avez pas compris directement, ce est une interprétation mentale. Quand nous nous réveillons le matin, le sens de l'être est immédiate. Le doute est quand quelque chose ne est pas compris intuitivement. Connaissance est la connaissance, 'Je ai compris' (individuellement) est faux, connaissance dans son ensemble, par lui-même, est la connaissance.

Quelle est la nécessité de parler irrévérencieusement? Lorsque cette compréhension a eu lieu, alors quelle est la valeur de la manifestation? Tout ce qui est perçu est aussi bon que le papier de toilette ou de l'eau de toilette. Entendement pur a pas de dualité. Ce que l'on comprend que la connaissance de toute nature, il est seulement en raison de l'apparition de la conscience qui se est une illusion. La vérité a été là avant l'apparition de la conscience. Le sens de l'être est toujours là et ce est en lui que toute connaissance est atteint, alors la connaissance est l'ignorance. Quel est l'ignorance? Quel que soit perçu, est modifiable et notre expérience. Ce qui est né est la conscience ou la connaissance, avant sa naissance est notre véritable état.

Mon attention ne est pas attirée sur les incidents parce que mon attention ne est pas attirée par moi-même - la conscience, le «je suis». Je ai étudié les cinq ornement de pierreries, je ai compris les bijoux précieux - leur issue était un diadème. Je ai compris sa valeur (Conscience '); il est très précieux, ce est le cosmos. Je le reconnais, mais dans le processus de reconnaissance, je ne suis pas. La conscience est non-chose. 'Happy, et "malheureux" sont sellés sur elle par le «je» ou l'esprit qui est la racine de toutes les misères. Conscience totale est dessellé, ne est pas attaché, jamais avec le sentiment «je» qui est fausse; ce est le résultat de la nourriture du corps, qui se déplace à peu près aussi le «je».

Quelle est la signification de «shuddha '(pure)? Vous collectez les mots, ne ils restent avec vous? Quel est «vous»? Vous êtes privé de mots et leur signification, Vous n'êtes pas une personnalité, mais la manifestation est là. Le Brahman (de principe créateur cosmique) qui donne lieu à la conscience a spontanément venir. Cette conscience est l'expérience manifeste. Jusqu'à hier, vous ne avez pas eu le «vous êtes« connaissances, venez naissance et maintenant vous êtes loquace et dire 'Je suis Brahman ". Tout le monde est-play que «Chaitanya» (Conscience), est que «Chaitanya» (Conscience) connu par vous ou ce que vous avez entendu? Avez-vous entendu des histoires à ce sujet ou ont eu une expérience de celui-ci?

L'Absolu est au-delà de tous les attributs, être, et de l'illusion. Mais vous pensez de la 'Parabrahman' comme quelque chose, comme un tiers. Mais avant la naissance, "Parabrahman 'est, donc l'état de sans attribut ne est pas un tiers, ce est mon propre état. 'Parabrahman' est hors du temps, ne est-ce pas votre propre expérience avant la naissance? Vous semblez parler de l'état de quelqu'un; ce est votre propre. Avant de conscience ne vous avez jour et nuit? Vous étiez dans un état intemporel. Ce est pourquoi les concepts sont dangereux, sans savoir que vous êtes Cela. Lorsque vous recevez (connaissances) provenant d'une source appropriée, alors vous réalisez. Ma connaissance est au-delà de la connaissance, qui va comprendre cela? Dira-t-on dire Dieu - 'Parabramhan' - n'a pas connaissance de jour et de nuit. Je parle de mon expérience, jour et nuit - tout le temps. Après Krishna, je ne ai pas rencontré un livre où l'auteur parle avec un tel accent.

Cette connaissance va croître seulement dans ceux qui acceptent totalement tout ce qui est donné. Quelle que soit la connaissance que je donne, vous ne le laissez pas atteindre votre cœur. Vous revenez en arrière avec des concepts. Vous faites ce que vous faites, ne reviens pas ici. Quelle que soit l'expérience que je reçois sont les expériences des trois états: veille, sachant et le sommeil et je ne ai rien à faire avec eux. Quoi qu'il arrive, ces expériences ne sont pas les miens. Je prends pas de livraison d'entre eux (dans le sens de recevoir et de réalisation d'une mémoire d'entre eux). Ils sont seulement dans le domaine de la conscience, beaucoup savent le Brahman, très peu savent eux-mêmes, comme «Atma-Jnana '(la connaissance du Soi). La connaissance de Brahman a association avec de nombreux types de connaissances, mais la connaissance de soi - 'Atma-Jnana' - n'a pas de lien avec une autre connaissance. Écoutez-le, mais vous ne avez pas le temps de réfléchir sur elle, alors regardez comme elle est.

Parlez 2

19 Juin 1981

Tous les événements se produisent dans la conscience corporelle-seulement. La connaissance ordinaire se rapporte à l'image corporelle et ce que je suis exposant ne concerne pas que. Comme on regarde le corps, celui qu'il pense ou elle est le corps. Mais on ne est pas le corps; il ou elle est la conscience, dans cette conscience il n'y a pas empreinte du corps. Ce est la conscience manifeste qui fonctionne et ce est toujours dans une phase fluide. Tous les changements se produire ils vont, personne ne peut dire quoi que ce soit à leur sujet. Cette conscience manifeste dynamique entretient pas de concept que quelque chose de bon ou de mauvais va se passer pour elle.

Tout ce qui arrive est dans la conscience, il est seulement le cas, il n'y a personne à le faire. Cette prise de conscience n'a aucune idée du bien et du mal. Tout fonctionnement de l'activité sera là aussi longtemps que le message «je suis» est là; mais ce ne est pas une personnalité. Le flux de l'esprit est aussi là, mais il ne faut pas attribuer une personnalité à elle. De mon point de vue l'idée très «je suis le corps» est ridicule. Conscience connaît ses manifestations; il ne connaît pas une personnalité, seule une rare se en rendre compte.

Plus d'une soi-disant «Jnanis 'sont pris avec les relations de l'organisme. La vie mondaine d'un véritable 'Jnani », le fonctionnement total de la Conscience. Il n'y a aucune implication en tant qu'individu. La plupart des gens pensent que d'autres personnes et ne pensent pas d'eux que le fonctionnement de la conscience. La nature fastidieuse de la Conscience ne viendra pas à un niveau individuel, il est la manifestation seulement.

La réponse à la question «Qui suis-je? ' ne peut être obtenu si vous vous identifiez avec votre personnalité. Si vous sont stabilisés dans 'vous' il n'y a pas «altérité», où est la question de rencontrer quelqu'un d'autre? Si vous demeurez en vous-même, vous êtes comme espace, vous êtes tout, et il n'y a pas de dualité.
En ce moment vous êtes aussi vaste que l'espace, qui est la libération. Cela signifie que vous n'êtes pas conditionnée par le nom ou la forme. Si vous êtes comme l'espace, ce est le point d'aller ailleurs? Vous pouvez construire des cabanes ou des palais de l'espace est toujours libre, pas conditionnée. Quiconque écoute de ces pourparlers serait déchiré par mes phrases. Par la suite, si l'on pense toujours que quelque chose de bon ou de mauvais va se passer pour lui, cela signifierait qu'il est toujours d'identifier avec l'individualité en tant que personne.

Première demeurez en «vous» et transcender, et cette transcendance vous réaliserez l'ultime et vous comprendrez la signification de celui-ci. Première réaliser Conscience, là! Lorsque vous savez, vous transcender, et enfin demeurez dans l'Absolu. Avec respect dans l'Absolu, témoin de la conscience aura lieu. Vous devez bien comprendre ce que vous êtes », ce« vous êtes «quand rien ne est et quand rien ne est, vous avez encore« sont », donc ce est quoi?

Pour ceux qui sont stabilisés dans leur conscience corporelle, cette connaissance ne fera aucun impact sur eux. Ils ont 'Dhushta Buddhi' (Ruinous Intelligence). Seuls ceux qui se identifient avec la Conscience comprendront. Ce moment seulement «être-moi" est là, avant cela, je ne avais aucune qualité d'être. Si jamais prévalu, je ai senti tous les changements comme une piqûre de la peau, etc., actuellement, je suis dans l'état où et si quelqu'un a un bon coup d'oeil sur moi, ce serait assez pour lui.

La connaissance, «je suis» est équivalent à l'existence du monde entier. Ce sont les plus chanceux qui me voient dans cet état et me avoir vu dans cet état, ils seront privés de misères à l'avenir.
La connaissance, «je suis» est signifie, si the'I amness 'est pas, ne est pas (ne existe pas) le monde le monde. Dans ce «non-être-moi» que je ai jamais l'emporte, je parle en détail encore vous vous en tenez à votre corps comme votre image.

Chaque fois que vous méditez, vous pensez seulement quelque chose bonne ou mauvaise passe pour vous. Avez-vous méditez sur «vous»? Pensez seulement sur 'vous', Si «vous êtes», le monde extérieur est, Si «vous n'êtes pas 'alors le monde ne est pas trop.

Actuellement, je suis dans cet état profond, seuls chanceux atteignent (ici). Quand je suis dans cet état, le monde n'a pas de vie ou de l'âme; vous êtes l'âme de celui-ci. Vous écoutez attentivement ici, mais vous rentrez chez vous et commencer à nettoyer vos ustensiles et le reste, qui sera occupé avec ces tâches? Le 'Moolmaya »(« je suis »).

Êtes-vous les propriétaires des mots? Actuellement, je suis trop faible pour se asseoir et parler, tous mes sens sont hors de la commission. Les mots sont simplement sortant, ni à vous ni à moi, ils ne «sont». Quel type de spiritualité que vous faites? Elle consiste à simplement communiquer Cock and Bull histoires avec l'autre. Au nom de la spiritualité vous parlez de la faucille et clé, vous ne avez jamais dites à vos propres histoires de connaissance de soi. Nous allions faire ceci et cela, si nous ne le faisons pas, ce qui serait le résultat net? Parler de «bricolage, activités pas de ce monde. Vous ne serez jamais arrivez à la fin de l'objectif en dépit de la connaissance d'un certain nombre de naissances. Soucier de «bricolage» et non seulement les activités.

Pour vous d'obtenir à écouter cette connaissance ou cette connaissance à germer en vous, vous devez disposer d'un Sadguru bénédictions. Sinon, de nombreux soi-disant «hommes de Dieu» vous demandera de faire de nombreuses activités spirituelles, mais ils ne seront pas exposer ce type de connaissances. Enfin, vous devez enquêter et savoir «ce que vous êtes», pour vous-même de tous les temps à venir.



«Je ai eu deux entretiens inédits courtes préparés à partir de la question qui m'a été adressée après l'achèvement de l'ouvrage« Je suis Unborn '. Ce ne sont pas des conférences réelles, mais ont juste été tellement arrangé pour ma propre compréhension de ce que Sri Nisargadatta Maharaj dit aux visiteurs sur ou autour de ces dates ".

Pradeep Apte
thenisargadattasadhana.blogspot.in

 

http://sri-nisargadatta-maharaj.blogspot.fr/2015/01/two-talks-by-sri-nisargadatta-maharaj.html

 

De quelle importance est la méditation ?

Publié le 11/03/2015 à 07:57 par absolultime Tags : travail
De quelle importance est la méditation ?

De quelle importance est la méditation ?

Maharaj : La seule chose possédée par chacun est la certitude d’exister, la certitude d’être une présence consciente. La médi­tation est uniquement ce sentiment de présence.

Alors pour méditer, je m’assieds et je pense à ma propre présence ?

Vous vous asseyez mais pas en tant qu’individu, simple­ment : sentiment de présence sans mots. Méditez sur ce qui sait que vous êtes ici, assis. La sensation entraînant la convic­tion que votre corps est ici est une identification au corps, mais ce qui sait sans besoin de preuves que le corps est là, assis, est une expérience de l’Absolu.

Ne le sait-on pas grâce à l’intellect ?

L’intellect relève de la matière et vous n’êtes pas la matière, vous êtes ce qui comprend la matière. Ce sentiment de pure présence expliquera tout ce que vous avez besoin de comprendre. Vos efforts ne vous y mèneront pas, mais si vous devenez un avec ce sentiment de présence, lui le réalisera.

Dois-je développer ce sentiment de présence tout au long de la journée, au cours de toutes mes activités ?

Il est inutile de vous concentrer sur cette présence, elle est toujours là. L’essence de vos actions, peu importe les­quelles, est le corps-nourriture. Laissez le corps-nourriture faire son travail mais comprenez bien que ce qui effectue le travail n’est pas vous, vous êtes uniquement le sentiment de présence.

Quels que soient vos efforts, physiques ou intellectuels, il s’agira essentiellement d’efforts du corps-nourriture. Pour vous il n’y a rien à faire. Tout ce qui doit se produire se produira de lui-même, accompagné de la conviction d’être totalement à l’écart du corps et de l’intellect.

À vous entendre cela semble facile, mais ce doit être très difficile à réaliser.

Quoi que vous en pensiez, facile ou difficile, agrippez-vous à une seule certitude : vous êtes ce sentiment de présence et non pas le corps-nourriture. Ce que vous êtes n’a ni forme ni couleur.

(...)

Comment puis-je atteindre cet état ?

Il est toujours là. C’est l’état premier mais il est au-delà de la connaissance. Cet état ne peut pas être élucidé, tout ce que je vous dis ne peut que désigner, pointer : « c’est là ». Les mots ne peuvent pénétrer ce niveau.

Nisargadatta Maharaj

Le Silence ...

Publié le 26/01/2015 à 12:30 par absolultime Tags : image moi monde amour société mort cadre nature fleur pensée aimer
Le Silence ...

 

 

Le Silence ...

"Le silence et l’amour sont indissociables. Pour comprendre, soyez silencieux."

"Le temps, c’est la mémoire ...'L’extase' est hors du temps."

"Soyez loin. Loin de cet univers de chaos et de malheur, tout en vivant en son sein, sans pour autant qu’il vous atteigne.

Cela n’est possible qu’à condition d’avoir l’esprit méditatif, un esprit qui tourne son regard de l’autre côté de la fleur, vers l’autre versant du nuage.

L’esprit méditatif n’est lié ni au passé ni au futur, tout en jouissant de la pleine capacité de vivre en toute clarté et en toute raison dans ce monde.

Le monde n’est que désordre : il n’a pour seul ordre que le désordre et pour seule morale que l’immoralité.

Dans un tel univers, 'vaine est la quête d’une clarté' et de sa mise en ordre au profit de ce monde.

A peine mise en Œuvre, elle se change en ténèbres.

La nature de cette clarté est sa 'vacuité' même.

C’est parce qu’elle est vide qu’elle est claire ; c’est parce qu’elle est négative qu’elle est positive.

Sans savoir où vous êtes, soyez loin.

Là où la notion de vous et moi n’a plus cours."

"Celui qui meurt chaque jour, en revanche, est au-delà de la mort."

"Mourir, c’est aimer. La beauté de l’amour n’est ni dans les souvenirs passés ni dans les images projetées dans l’avenir. L’amour ne possède ni passé ni futur. Tout ce qui possède est mémoire, et la pensée, c’est le plaisir - qui n’est point l’amour. L’amour, avec sa passion, est juste au-delà de cette zone où évolue la société - c’est-à-dire vous. Mourez ... et il est là!"

"Il faut puiser 'aux sources du silence' pour regarder et écouter.

Le silence, ce n’est pas la cessation du bruit ...

Le silence, ce n’est pas l’arrêt du vacarme incessant de l’esprit et du cœur ; ce n’est pas le produit ni le résultat du désir, pas plus qu’un effet de la volonté.

La conscience, dans sa globalité, est un mouvement incessant et bruyant, évoluant dans des limites qu’elle s’impose elle-même.

Dans ce cadre-là, tout silence ou immobilité est la cessation momentanée du bavardage, mais c’est un silence touché par le temps ...

Le temps, c’est la mémoire, et pour elle, le silence est de plus ou moins longue durée ; le temps et la mémoire peuvent le mesurer, lui offrir un espace, lui donner une continuité - il devient alors un jouet de plus.

Mais le silence, ce n’est pas cela.

Tout ce qui est élaboré par la pensée reste du domaine du bruit, et la pensée ne peut absolument pas faire silence.

Elle peut se forger une image du silence et s’y conformer, la vénérer, comme elle fait pour tant d’autres images de sa fabrication.

Ayant fait du silence une formule, elle le nie par là-même ; les symboles qu’elle élabore sont la négation même de la réalité.

Pour que soit le silence, la pensée elle-même doit être immobile et silencieuse.

Le silence, à l’opposé de la pensée, est toujours neuf. La pensée, étant toujours vieille, ne peut en aucun cas pénétrer le silence, qui est toujours neuf. Ce qui est neuf devient vieux dès que la pensée le touche.

C’est en puisant aux sources de ce silence qu’il faut regarder et parler.

L’anonymat véritable est issu du silence ; nulle autre humilité n’existe.

Les vaniteux seront toujours des vaniteux, même s’ils se drapent dans l’humilité, ce qui fait d’eux des êtres durs et cassants.

Jailli de ce silence, le mot amour prend un tout autre sens.

Ce silence ne se situe pas quelque part ...

Il se trouve quand le bruit de l'observateur s'est tu."

Extraits de manuscrits rédigés par Krishnamurti entre 1967 et 1969

Identification au corps et sadhana

Publié le 16/01/2015 à 08:35 par absolultime Tags : soi extrait image centerblog

extrait  d’un entretien du 15 juillet 1980 avec le Maharaj Nisargadatta :

 

« MAHARAJ : Quel effet vous font mes paroles?

 

VISITEUR: Je suis convaincu que tout ce que dit Maharaj est la vérité, mais je lui demande de m’indiquer un moyen, une voie. Maharaj dit que la pratique traditionnelle, la sadhana n’est pas la voie, mais posséder la détermination de n’être que conscience est très difficile. Je m’efforce pourtant de la pratiquer.

 

M : Qui est ce pratiquant ? Il n’a pas de forme, il habite seule­ment ce corps. Combien de temps durera-t-il et que va-t-il gagner ?… Demeurez uniquement dans le Soi. Tant que vous n’y serez pas parvenu le pratiquant poursuivra sa sadhana, mais une fois établi dans le Soi, le but, la pratique et le pratiquant auront dis­paru. Un sankalpa est la signification d’un besoin, d’un objectif.

 

V: Qu’est-ce qu’un sankalpa ?

M : Vous voulez un diplôme, voilà ce qu’est le sankalpa et la sadhana est l’étude, les devoirs à faire. Aujourd’hui vous avez voulu me rencontrer, cela c’est un sankalpa. Vous avez marché dans les rues et grimpé mon escalier, cela c’est la sadhana. Ce san­kalpa n’a pas de forme, celui qui accomplit la sadhana n’a non plus pas de forme. Tant que vous serez identifié à une forme la pratique se poursuivra. Lorsque vous aurez atteint votre objectif ­qui est la découverte que vous n’êtes ni le corps, ni l’intellect ­alors il n’y aura plus de pratique. »

 

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Celui qui comprend l'irréalité de l'être est l'Eternel.

Publié le 03/01/2015 à 09:56 par absolultime Tags : vie monde homme chez mort histoire création dieu cadre soi chien pensée éléments pensées paysage pouvoir
Celui qui comprend l'irréalité de l'être est l'Eternel.
Nisargadatta - Entretien du 28 Mars 1980

 

M : La connaissance « je suis » ne varie jamais, qu'elle soit insecte, ver de terre, être humain, ou avatar (être de l'ordre le plus élevé). La conscience fondamentale est identique chez tous les êtres.
Pour pouvoir se manifester la conscience a besoin d'un cadre, d'une structure particulière dans laquelle elle puisse apparaître. La forme peut être n'importe quoi, mais elle est indispensable, et la conscience ne dure que le temps de l'existence de la forme particulière. Avant l'apparition de la conscience il ne peut y avoir de connaissance d'aucune sorte ; la connaissance ne peut exister qu'en présence de sa base : la connaissance « je suis. »
La pensée naît du souffle, et elle s'exprime par les mots. Sans les mots, il ne pourrait y avoir de communication dans le monde. Le monde se maintient grâce au mot et au nom. Sans le nom, plus personne n'est identifiable. le nom revêt donc une grande importance. Dieu lui-même doit recevoir un nom, et quand on répète son nom cela a une signification. Au début, il n'y a pas de méthode plus importante ou d'un succès plus assuré que celle consistant à répéter le nom de Dieu.


Q : Comment la conscience est-elle née ?
M : La conscience est sans cause, mais dès qu'elle apparaît, elle ne peut rester immobile ; conscience et mouvement sont une et même chose. Le mouvement a son origine dans les trois gunas, qui sont inhérents à la connaissance « je suis. » Tout mouvement a son origine dans les gunas et la conscience bourdonne sans relâche. Une forme spécifique est le produit d'une nourriture spécifique, et elle agira suivant la forme qu'elle a revêtue par suite de la combinaison des gunas. Le ver de terre agit comme un ver de terre, un homme comme un homme, et ainsi de suite. Les qualités sont prédéterminées. Comportement et action dépendent de la combinaison des trois gunas
En venant ici pour la première fois les gens ont en tête d'étaler leurs connaissances ou bien de me faire entrer dans une discussion. J'en suis conscient ; et d'autant que leur connaissance est nulle . ils sont strictement ignorants. C'est pourquoi je leur dis de ne poser des questions et de n'engager de discussion qu'une fois qu'ils auront suivi un certain temps les entretiens et assimilé un tant soit peu ce que je dis.
Comment puis-je savoir que vous êtes complètement ignorants ? Grâce à ma propre expérience. Où est le début de tout cela ? Il est dans la connaissance « je suis », et cette con-naissance et la forme particulière, tout l'attirail, sont le pro-duit des cinq éléments. Et comme les cinq éléments ne sont pas doués de connaissance il s'ensuit que tout le processus n ' est qu ' ignorance.
Certaines personnes disent, « j'ai été comme ceci et comme cela dans une incarnation précédente et quand je me réincar-nerai je serai comme ceci et comme cela. » Comment le savent-ils ? Tout cela ne peut avoir sa source que dans les cinq éléments, et avant que les cinq éléments aient été créés il ne pouvait y avoir de connaissance préalable. Leurs dires sont par conséquent dénués de valeur, ils ne sont qu'inepties.
Les Hatha Yogis à avoir de grands pouvoirs sont nom-breux. Je suis le plus grand d'entre eux. Hatha signifie obsti-nation, insistance. Qu est-ce que l'obstination ? J'ignorais être né ; comment ai-je revêtu cette forme ? Voilà la question à fouiller avec obstination. Je dois comprendre. Alors l'on m'a parlé de Satva. Qu'est-ce que Satva ? Rien que l'essence des cinq éléments, mais c'est d'elle que procède la connaissance « je suis. » Nous sommes encore au royaume des cinq élé-ments. Eux, d'où viennent-ils ? Alors mon Guru m'a dit : « Voilà ce que vous êtes » et il m'a appris toute l'histoire. C'est donc par ma propre expérience que je sais que tout cela n ' est qu ' ignorance.
Mon Guru m'a fait remarquer qu'à l'origine j'étais com-plètement étranger à tout cela, et que pour lever le mystère de la vie je n'avais qu'une arme : la connaissance « je suis . Que sans elle il n'y avait rien. Je me suis donc emparé de cette connaissance, comme mon Guru m'a dit de le faire. Puis j'ai voulu savoir de quelle façon l'aspect corporel était né sans que j'en ai connaissance, et comment sur cette seule base toutes les autres réponses peuvent surgir . lesquelles sont à leur tour le produit des cinq éléments. Ainsi, toute connaissance qu'on croit avoir n'est qu'ignorance. Et je le sais par ma propre expérience.
La connaissance étant ignorance, où est mon être ? Mon être habite une ville qui n'est pas une ville, un lieu qui n'est pas un lieu.
Comment cela s'est-il produit ? A cause de la connaissance « je suis » qui est ignorance. De la Mâyâ qui a surgi subite-ment, sans demander mon avis. Une fois là, la Mâyâ aima ce qu'elle avait créé et voulut que l'être durât à jamais. Elle adopta la création avec tant de fougue qu'elle voulut pro-longer l'existence de l'être à tout prix, aussi longtemps qu'il lui serait possible.
Il y a démangeaison ; quelle en est la cause ? Le corps physique. Si cette démangeaison peut vivre, exister, c'est grâce aux cinq éléments et elle durera aussi longtemps que le corps élémental quintuple.
Vous pensez me connaître c'est ce qui vous incite à venir mais je n'ai ni forme ni contours. Ce lieu qui n'en est pas un, où demeure mon être réel, lui non plus n'a ni forme ni contours. Ce dont je parle ne concerne que ce qui apparaît du fait de l'essence des cinq éléments, mais je n'ai rien à voir avec cela.
Des extrêmement intelligents viennent ici et me posent des questions ; je leur réponds mais ils ne sont pas d'accord avec mes réponses. Pourquoi ? Parce qu'ils parlent sur la base de leur identification au corps-mental et que je leur réponds sans être identifié à la forme. Par conséquent, comment me com-prendraient-ils ? Comment la question et la réponse pour-raient-elles s'accorder ?
Qui pose les questions ? Celui qui s'est évalué en fonction de l'état temporel basé sur la naissance du corps physique, qui est un produit de l'imagination, rien qu'un paquet de souve-nirs, d'habitudes, et d'imaginations. Je le sais, mais pas eux.
Vous estimez être le corps, bien qu'il n'ait aucune substance et puisse disparaître à tout instant. Pourtant, vous basant sur lui, vous essayez d'atteindre des objectifs et de faire des acquisitions, et ainsi de suite. Il n'y a que ce qui fut avant la naissance du corps qui restera après la mort du corps. Le jour où le corps meurt, en ce jour final, vous perdez jusqu'à la mémoire d'avoir existé. Quoi que vous ayez assimilé, cela n'est que divertissement. tout disparaîtra. Etes-vous d'accord avec ce que je viens de dire ?


Q : Oui.
M : Si vous l'avez vraiment admis, il vous est égal que votre corps meure ou reste en vie.
La fierté d'un être est entièrement fondée sur la qualité dé l'essence de nourriture : l'être. L'être est temporaire ; en le comprenant, vous arrivez à la conclusion qu'il est dénué de réalité. Celui qui comprend l'irréalité de l'être est l'Eternel.
Dans ce jeu, pouvez-vous vous agripper à quelque identité, en tant qu'elle serait exclusivement vôtre et ne disparaîtrait jamais ?


Q : Non.
L'interprète : Ces gens sont venus ici avec l'intention d'emmener Maharaj dans leur village. Maharaj leur a donc demandé :
M : Y a-t-il quelqu'un dans votre village qui soit capable de comprendre ce type d'entretien ?


Q : Non, personne. Un tel entretien les dépasserait, les rendrait peut-être furieux, en sorte qu'ils vous battraient.
M : Non, ils ne le feraient pas. Les étrangers pourraient essayer de m'assaillir, pensant que je critique le Christ. Je vous indique ce qu'était vraiment le Christ, son état réel. Ce qui est arrivé au Christ pourrait m'arriver également ; le Christ disait la vérité, disait les choses telles qu'elles étaient, mais les gens sont devenus enragés et l'ont crucifié. Maintenant ils font le signe de la croix. Etant donné que ce que je dis passe leur compréhension, ils en seront perturbés.
Si j'ai entrepris de faire des bhajans et des entretiens, c'est sur l'ordre de mon Guru. Si je me rends à ce village, il faudra que je parle de Dieu et du disciple (devotee). Ils ne pourront pas comprendre, je m'adresserai donc à eux selon leur niveau. Dire à l'ignorant que Dieu est éternel, qu'il y a le péché et la vertu, cela convient très bien. Pour lui, ces choses sont toutes vraies, mais il ne les connaît que par ouï-dire.
Il est dit que Dieu et le monde sont très anciens, éternels. Quand je n'étais pas, je n'avais pas connaissance de ce monde et de ce Dieu éternels. Quand je n'étais pas ils n'existaient pas.
Prenez pour exemple le monde du rêve. Dans ce monde j'aperçois un magnifique paysage de vieux châteaux, de monuments anciens, mais mon rêve est très jeune, très nouveau. Mon rêve n'est que momentané. Dès lors comment le paysage serait-il ancien ? Le monde, quant à lui, est également très passager. Il ne dure que le temps de l'être. Sans l'être il n'y a pas de monde.
Je pense que vous écoutez ce que je dis et le comprenez bien. S'il en est ainsi, pourquoi auriez-vous la moindre peur de la mort ? Qu'est-ce que la mort en définitive ? Votre corps est comme une lampe à pétrole, dont la mèche brûle grâce à l'être. Vous savez qu'une fois le pétrole épuisé, la flamme s'éteindra, le « je suis » disparaîtra.
Mon Guru m'a dit d'être un avec l'être , étant ainsi uni à l'être, le principe lui-même vous révèle les mystères de l'être. Grâce à ce processus, vous transcendez l'être , mais soyez très humble, très fervent.


Q : L'être, les pensées, la personnalité, voire ma venue ici, ne sont que le fruit du hasard . ils n'ont pas de cause. Est-ce exact ?
M : Oui. Ce qu'on dit qui arrive est une illusion. Rien n'arrive vraiment, étant donné que le concept de base, l'être, est en soi une illusion.
Quand vous sortez de l'état corps-mental vous êtes l'être manifeste, mais une fois dans cet état vous transcendez l'être également. En comprenant que vous êtes le manifesté, vous échappez à l'être. Vous êtes pour ainsi dire dans l'être et le non-être, au-delà d'eux.


Q : A l'étape finale, l'on n'est donc rien ?
M : Qui est là pour le dire, qui dira qu'il n'est pas et à l'aide de quel instrument ?


Q : Pour ce qui est de la flamme de l'être dans l'ouverture de Brahman : que doit-on faire quand on la ressent ? Doit-on s'en détourner ou se concentrer sur elle ?
M : Observez ces expériences, sans plus. Observez ce que vous voyez, soyez vigilant (aware).
L'être, le « je suis » n'est qu'un instrument, ce n'est pas vous. C'est un instrument de connaissance, et ce merveilleux instrument a pour nom Dieu, qui est la qualité de l'essence de nourriture. Lui seul vous permet de découvrir tout le reste.


Q : Si j'ai bien compris il ne faut pas avancer avec le flot de l'être et s'y trouver bien. Il faut prendre du recul et observer ?
M : Même si vous avancez avec le flot de vie vous en êtes séparé. Vous pouvez même .vous voir aimant ce flot, mais vous restez le chien de garde et n'êtes pas le participant. Il faut vous rappeler que ces expériences procèdent de votre être. L'être n'est pas vous,, ce n'est que votre qualité. Même si vous voyez votre corps mort étendu quelque part cela reste une expérience de l'être, et vous, vous n'êtes pas cela. Vous devez voir, observer et comprendre.
Qu'êtes-vous maintenant, et qu'aimeriez-vous être ?


Q : J'aimerais connaître l'omnipénétrant, devenir un avec lui.
M : Qui est celui qui veut devenir un avec le principe omnipénétrant ? Pour commencer, débarrassez-vous de ce « vous. » Ici c'est l'endroit où tous vos espoirs, souhaits et désirs sont dissous et réduits à néant. A ce point, que reste-t-il de vous ? Vous nagez parmi les concepts. Aussi lontemps qu'on reste uni à l'être on voudra toujours entretenir quelques concepts transcendants sur sa personne.

N’est-ce pas là une gigantesque farce ?

Publié le 13/12/2014 à 13:02 par absolultime Tags : vie moi monde nature film pensée
N’est-ce pas là une gigantesque farce ?

Mardi 14 juillet 1981 – Il y avait là un groupe de trois visiteurs qui venaient voir Maharaj pour la première fois. Bien que s’étiolant dans son lit et d’une extrême faiblesse, Maharaj leur demanda s’ils avaient des questions. Après un bref conciliabule à voix basse, ils s’accordèrent à ne poser qu’une question : « Maharaj, nous poursuivons tous trois une certaine sâdhanâdepuis un certain temps, mais il semble que nous ne progressions pas comme il conviendrait. Que devrions-nous faire ? »

 

« L’objectif de tout effort, répondit Maharaj, est d’obtenir quelque chose, quelque bénéfice qui nous échappe encore. Qu’essayez-vous d’obtenir ? »

 

La réponse fut nette et sans détour : « Nous voulons devenir comme vous, nous éveiller. »

 

Maharaj eut un rire et s’assit dans son lit. Une fois que sa position eut été rendue plus confortable par deux oreillers lui soutenant le dos, il poursuivit : « C’est là que réside tout le malentendu – penser que vous êtes une entité qui doit effectuer quelque chose afin de devenir semblable à l’entité que vous pensez que je suis ! C’est cette pensée-là, l’identification à une entité, qui constitue « l’attachement » - et rien, absolument rien d’autre que la désidentification ne pourra engendrer la « libération ».

 

Comme je l’ai dit, vous vous voyez et vous me voyez comme des entités, des entités séparées ; moi, je vous vois exactement comme je me vois moi-même. Vous êtes ce que je suis; mais vous vous êtes identifiés à ce que vous pensez être – un objet – et vous recherchez la libération de cet objet. N’est-ce pas là une gigantesque farce ? Un objet peut-il avoir une existence indépendante et décider de ses actes ? Un objet peut-il être attaché ? Et libéré ? »

 

Le questionneur joignit les mains, inclinant la tête pour marquer son respect, et avec la plus grande révérence admit que les paroles de Maharaj ne pouvaient assurément pas être remises en cause en tant qu’idée théorique, mais que sûrement, même si les gens ne sont que des entités fictives, rien de plus que de simples apparitions dans la conscience, comment pouvions-nous vivre dans le monde à moins d’accepter une certaine « réalité » des diverses entités de la vie ?

 

Cette discussion semblait insuffler un extraordinaire élan à Maharaj, et la faiblesse de sa voix disparut peu à peu : « Vous voyez combien le sujet est subtile, dit-il. Vous avez fourni la réponse à votre propre question, mais elle vous a échappé. Vous venez de dire que vous savez que l’entité en tant que telle est totalement fictive et ne possède aucune indépendance en propre – ce n’est qu’un concept ; mais cette entité fictive doit mener sa vie normale. Où donc est le problème ? Est-il si difficile de vivre normalement, sachant que la vie elle-même est un concept ? Avez-vous saisi ? Une fois que vous avez vu la nature de faux du faux, une fois que vous avez vu la nature duelle de ce que vous appelez la « vie » – et qui en réalité est le vivre – le reste devrait être simple ; aussi simple qu’un acteur jouant son rôle avec entrain, sachant que ce n’est qu’un rôle qu’il joue dans une pièce de théâtre ou un film et rien de plus.

 

Reconnaître ce fait avec conviction, a-percevoir cette situation, voilà toute la vérité. Le reste est participer au jeu. »

 

 

 

*

 

 

 

Jeudi 16 juillet 1981 – Seuls quelques visiteurs réguliers étaient présents. Maharaj, bien que visiblement épuisé, demanda que quelqu’un pose une question, ou nous expose quelque chose ! Aussi, l’un d’entre nous commença-t-il par ces mots : « La conscience que j’ai… »

 

S’il s’était agi d’un visiteur occasionnel, Maharaj n’aurait certainement pas relevé l’implication de ce qui venait d’être dit. Mais celui-là était un « habitué », qui aurait dû mieux savoir. Maharaj lança un « Stop ! » tonitruant. En dépit de son état asthénique, l’injonction retentit comme un coup de canon. Il lança un regard furibond à l’orateur : « Que voulez-vous dire, par « La conscience que j’ai » ? Réalisez-vous le non-sens que vous venez de proférer ? Comment pouvez-« vous » ou n’importe qui d’autre, avoirla conscience ? Réalisez-vous la grandeur inimaginable, la sainteté de ce que vous appelez si légèrement « la conscience » ? Donnez-lui le nom que vous voudrez, le mot n’est pas ce qu’il signifie. Comment pouvez-vous oublier la vérité fondamentale que la conscience est l’expression même de ce-que-nous-sommes? C’est par une mise en mouvement de la conscience que l’Absolu devient conscient d’être au travers de la manifestation, et tout l’univers vient à l’existence.

 

Peut-être est-ce par inadvertance que vous avez prononcé ces mots, je n’en ai aucune idée, mais cette inadvertance même montre la puissance du conditionnement qui vous fait vous identifier au corps. Vous pensez que vous êtes le corps et que le corps possède la conscience. Si vous devez considérer le sujet en termes de l’un possédant l’autre, c’est assurément la conscience qui est en possession, non seulement du corps que vous pensez être, mais également des millions d’autres corps au travers desquels la conscience fonctionne en tant que Prajnâ. »

 

 

Ramesh Balsekar, Les Orients de l'être, Ed. du Relié

 

 

Poursuite de la conscience ?

Publié le 09/12/2014 à 12:31 par absolultime

Ceux qui font des plans vont naître à leur réalisation. Ceux qui ne font aucuns plans ne doivent pas naître

 

Nisargadatta Maharaj

Je suis elle-même est immorale ou illicite

Publié le 09/12/2014 à 12:18 par absolultime Tags : moi monde homme roman enfants femme dieu nature jeux soi pensée extrait pouvoir

Entretien du 13 avril 1977 (Notes)

 

 

Maharaj : En venant ici, il semble que vous obteniez quelque

chose et ce quelque chose c’est la découverte de ce que vous

êtes. Vous vous êtes rendu compte que rien, en réalité, ne

vous arrive ou ne peut vous affecter. Une fois que vous avez

trouvé ce que vous êtes, vous savez que rien ne peut

réellement vous arriver. Vous savez que tout arrive à cause

de vous et non à vous.

Vous avez compris que l’autorité ou le pouvoir est avec

vous. Le Soi est en vous. Quand vous vous interviewez

vous-même, l’interviewer et l’interviewé sont une seule et

même personne. Quel peut en être le résultat final ? Il n’y a

eu ni gain ni perte, ce n’était que le domaine de la pensée.

Quoi que vous « possédiez » (nationalité, nom, forme, sexe,

etc.) cela ne restera pas avec vous. Vous devez être capable

de vous interroger vous-même en utilisant votre pouvoir de

discrimination pour réaliser que rien dans ce monde objectif

ne restera avec vous. Même Dieu, (Ishwara, le Seigneur ou

créateur), est temporel. Même lui, ne pourra pas rester. Vous

avez la connaissance du Soi maintenant, mais quel est le

résultat final, profit ou perte?

Rien, cela ne représente rien. Votre Réalité n’a rien gagné ni

perdu dans tout cela.

Vous pouvez rencontrer un autre guru qui essaiera de vous

donner unesadhanaou technique, mais vous ne vous

laisserez pas avoir. Vous saurez immédiatement qu’elle est

inutile et vous la rejetterez délibérément, car vous savez que

votre vraie nature, votre Réalité, n’a absolument besoin de

rien. Pourquoi devrais-je me préoccuper du mental de

Rajneesh, quand je ne crois même pas le mien.

Je connais la source de mon propre mental, de ce fait, je

connais celle de tout autre mental, et je sais que mon mental

dans sa pureté estBrahman(Dieu), mais je sais aussi que

cela n’est qu’une idée et je suis même au-delà de cela.

La conscience deJe suisest finalement identique au mental.

Tout ce vaste univers est vraiment dans ce mental ou

conscience deJe suis, qui n’est qu’une apparence. Je sais que

mon mental, dans sa pureté absolue, estIshwara(Seigneur

Dieu ou créateur), mais je suis différent de lui à tout

moment.

Quelle est la nature de cette conscienceJe suis,je sais que je

suis différent d’elle et que je suis au-delà. Je connais ma

véritable position, pourquoi aurais-je, donc, besoin de plus

en plus d’activités et de jeux dans ce monde illusoire ?

Pourquoi donc, créer davantage d’illusion à l’intérieur de

l’illusion ? Rajneesh propose tant de techniques et de

méthodes, mais ont-elles vraiment pour objectif d’atteindre

la Réalité qui est toujours avec nous ? Ce qui est vraiment

nécessaire c’est une compréhension correcte de ma vraie

nature, et non toutes ces petites méthodes et techniques.

 

Ma vraie position est, de tout temps, au-delà de cette

conscience deJe suis. Quoi que ce soit qui puisse sortir de

cette conscience"Je"(mental, corps, monde, etc.), lorsque

je sais que je ne suis pas cela, pourquoi devrais-je être

dépendant de quelque mental, méthode, idée ou technique

qui émanerait de cette conscience illusoire ? Je ne pense

jamais, je n'aspire à rien ni ne désire rien. Je n'ai aucune

idée. Si deux personnes ou deux mille viennent m'écouter,

cela ne changera rien pour moi, car je n'ai pas la notion de

gain ou de perte.

 

Je sais que Rajneesh n'est qu'un mental ou une personnalité

illusoire, pourquoi donc devrais-je m'occuper de ce que son

mental fait ou dit ? Je sais que je ne suis personne, je n'ai le

sens d'aucune personnalité, je n'ai donc besoin de rien et je

n'ai rien. La conscience deJe suisest l'instrument du corps,

mais en réalité elle n'a ni forme ni couleur.

 

Les plaisirs du sexe entre l'homme et la femme sont la chose

la plus importante autour de laquelle tout tourne dans le

monde objectif. C'est le plaisir autour duquel tout est bâti,

mais même cela ne constitue qu'un sentiment et non une

Réalité. Certains considèrent que l'acte sexuel pratiqué avec

quelqu'un d'autre que son époux ou épouse est immoral,

d'autres considèrent que lebrahmacharya(abstinence) est la

plus grande vertu.

 

Le vraiBrahmacharyaest leBrahman(Soi) qui, en regardant,

voit que la conscienceJe suiselle-même est immorale ou

illicite. La naissance de chacun de nous est illicite, car en réalité,

elle est illusoire. Chaque chose que je vois ou perçois, l'est à

l'aide de cette conscience deJe suisqui est impermanente et

illusoire, pourquoi devrais-je donc me sentir concerné ?

 

Se tournant vers un couple d'Australiens :"Maintenant vous

êtes un couple, mari et femme, mais je sais que vous n'avez

jamais vraiment existé (en tant que personnalité), pourquoi

devrais-je donc me sentir concerné si vous devenez trois, quatre,

ou cinq ? - Si vous avez un, deux ou trois enfants ? Quand la

conscienceJe suisest présente, il y a alors, tant de choses et

de personnes, mais lorsqu'elle se retire, il n'y a plus rien ni

personne, quelle est donc, la vraie nature de cette conscience ?

Vous n'êtes aucune chose, mais vous n'êtes pas rien non plus".

 

Vous devez complétement lâcher le sens du corps, si vous

voulez atteindre ou réaliser cette Réalité, car dans la Réalité,

il n'existe rien de tel que le sens du corps-esprit. Sur quoi

allez-vous pouvoir méditer alors ? Quand il n'y a que le Soi,

reste-t-il quelque chose sur quoi méditer ?

 

 

Extrait de"Nisargadatta, Notes" de Mark West, Editions L'Originel

Cela se produit spontanément, alors laissez donc faire !

Publié le 04/12/2014 à 08:28 par absolultime Tags : vie moi femme création extrait

Visiteur : Devons-nous posséder la ferme conviction qu’il existe un état au-delà de la conscience ?

 

Maharaj : Dans tous les cas l’Absolu est là, donc il n’est pas question d’en avoir ou non la conviction… il est là !

 

V : Est-ce qu’une certitude ne transformerait pas la conscience en Absolu ?

 

M : Il n’y qu’un état pas deux. Quand le « Je suis » est là vous avez dans cette conscience de nombreuses expériences mais le « Je suis » et l’Absolu ne sont pas deux. Le « Je suis » apparaît au sein de l’Absolu et là a lieu l’expérimentation.

 

Il n’y a pas d’individu dans l’Absolu, pas de mémoire d’être ceci ou cela, seulement un continuel brassage.

 

Rien dans mes paroles ne peut être qualifié de on-dit, d’avoir été lu quelque part ou d’être affirmé en m’appuyant sur les écritures. Ce que j’ai à dire surgi de moi-même !

 

Du point de vue de l’Absolu, tout ce qui se produit avant la conscience « Je suis » est profond, vaste, sans limite, expansif. C’est au royaume de l’être que la fragmentation commence.

 

Dans l’être, tout est limité, conditionné, parce que nous nous efforçons continuellement de revendiquer les actions comme nôtres.

 

Dans l’Absolu je n’ai aucune occasion de dire que j’existe parce que je suis dans l’éternité. Je n’ai aucun commentaire à faire sur mon existence. A cause de l’état Parabrahman, l’Absolu, un grand nombre d’incarnations sont venues et reparties mais l’Absolu demeure inaltéré, il ne peut pas être atteint par le mouvement de ces incarnations.

 

V : Mais quel est le but de cette création ?

 

M : Vous employez le langage du chercheur qui exige des concepts, pas celui du chercheur s’établissant dans la vérité.

 

D’une graine microscopique a poussé un arbre magnifique… Est-ce que la graine va rejeter l’arbre, les branches, les feuilles, affirmant « Tout cela n’est pas à moi, ce n’est pas moi » ? Cela se produit spontanément, alors laissez donc faire !

 

V : Ce « Je suis » est-il le seuil indispensable à franchir pour parvenir à l’Absolu ?

 

M : On ne peut pas parvenir à l’Absolu, il est votre état de base. C’est au niveau Absolu que se déroule l’observation de la conscience.

 

V : Combien de temps faut-il pratiquer ?

 

M : Combien de temps avez-vous pratiqué pour devenir une femme ? Le premier stade est de transcender les sens au niveau corps-intellect, c’est facile. Ensuite transcender la conscience, cela c’est très difficile. L’être est une révélation d’une très grande puissance potentielle, c’est par lui que vous avez accès à tout autre révélation, il sera donc très difficile de vous en débarrasser.

 

V : L’être est-il séparé du non-manifesté ?

 

M : De votre point de vue il est séparé, du point de vue où je me trouve, il n’est pas séparé. Sri Krishna a dit « Tout ce qui est ne peut être que Moi-même ». Sagunaet Nirguna, manifesté et non-manifesté, sont moi tous deux, mais cette trace d’être n’est qu’une base temporaire. Réfléchissez, fouillez, cherchez à ce niveau. Comment est-il possible que cette êtreté existe ?

 

Hari(Vishnu sous son aspect « Sauveur des âmes ») a fait pipi dans son berceau et à la suite de cela, l’odeur subsiste. Quelle est cette odeur ? L’amour de la vie !

 

Commentaire du traducteur :Ce que vient de dire Maharaj est très profond, il dit que c’est une odeur dont l’origine est élevée, il nous donne de l’espoir.

 

 

Extrait de A la Source de la Conscience, Editions Les Deux Océans, 1991


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