N’est-ce pas là une gigantesque farce ?

Publié le 13/12/2014 à 13:02 par absolultime Tags : vie moi monde nature film pensée
N’est-ce pas là une gigantesque farce ?

Mardi 14 juillet 1981 – Il y avait là un groupe de trois visiteurs qui venaient voir Maharaj pour la première fois. Bien que s’étiolant dans son lit et d’une extrême faiblesse, Maharaj leur demanda s’ils avaient des questions. Après un bref conciliabule à voix basse, ils s’accordèrent à ne poser qu’une question : « Maharaj, nous poursuivons tous trois une certaine sâdhanâdepuis un certain temps, mais il semble que nous ne progressions pas comme il conviendrait. Que devrions-nous faire ? »

 

« L’objectif de tout effort, répondit Maharaj, est d’obtenir quelque chose, quelque bénéfice qui nous échappe encore. Qu’essayez-vous d’obtenir ? »

 

La réponse fut nette et sans détour : « Nous voulons devenir comme vous, nous éveiller. »

 

Maharaj eut un rire et s’assit dans son lit. Une fois que sa position eut été rendue plus confortable par deux oreillers lui soutenant le dos, il poursuivit : « C’est là que réside tout le malentendu – penser que vous êtes une entité qui doit effectuer quelque chose afin de devenir semblable à l’entité que vous pensez que je suis ! C’est cette pensée-là, l’identification à une entité, qui constitue « l’attachement » - et rien, absolument rien d’autre que la désidentification ne pourra engendrer la « libération ».

 

Comme je l’ai dit, vous vous voyez et vous me voyez comme des entités, des entités séparées ; moi, je vous vois exactement comme je me vois moi-même. Vous êtes ce que je suis; mais vous vous êtes identifiés à ce que vous pensez être – un objet – et vous recherchez la libération de cet objet. N’est-ce pas là une gigantesque farce ? Un objet peut-il avoir une existence indépendante et décider de ses actes ? Un objet peut-il être attaché ? Et libéré ? »

 

Le questionneur joignit les mains, inclinant la tête pour marquer son respect, et avec la plus grande révérence admit que les paroles de Maharaj ne pouvaient assurément pas être remises en cause en tant qu’idée théorique, mais que sûrement, même si les gens ne sont que des entités fictives, rien de plus que de simples apparitions dans la conscience, comment pouvions-nous vivre dans le monde à moins d’accepter une certaine « réalité » des diverses entités de la vie ?

 

Cette discussion semblait insuffler un extraordinaire élan à Maharaj, et la faiblesse de sa voix disparut peu à peu : « Vous voyez combien le sujet est subtile, dit-il. Vous avez fourni la réponse à votre propre question, mais elle vous a échappé. Vous venez de dire que vous savez que l’entité en tant que telle est totalement fictive et ne possède aucune indépendance en propre – ce n’est qu’un concept ; mais cette entité fictive doit mener sa vie normale. Où donc est le problème ? Est-il si difficile de vivre normalement, sachant que la vie elle-même est un concept ? Avez-vous saisi ? Une fois que vous avez vu la nature de faux du faux, une fois que vous avez vu la nature duelle de ce que vous appelez la « vie » – et qui en réalité est le vivre – le reste devrait être simple ; aussi simple qu’un acteur jouant son rôle avec entrain, sachant que ce n’est qu’un rôle qu’il joue dans une pièce de théâtre ou un film et rien de plus.

 

Reconnaître ce fait avec conviction, a-percevoir cette situation, voilà toute la vérité. Le reste est participer au jeu. »

 

 

 

*

 

 

 

Jeudi 16 juillet 1981 – Seuls quelques visiteurs réguliers étaient présents. Maharaj, bien que visiblement épuisé, demanda que quelqu’un pose une question, ou nous expose quelque chose ! Aussi, l’un d’entre nous commença-t-il par ces mots : « La conscience que j’ai… »

 

S’il s’était agi d’un visiteur occasionnel, Maharaj n’aurait certainement pas relevé l’implication de ce qui venait d’être dit. Mais celui-là était un « habitué », qui aurait dû mieux savoir. Maharaj lança un « Stop ! » tonitruant. En dépit de son état asthénique, l’injonction retentit comme un coup de canon. Il lança un regard furibond à l’orateur : « Que voulez-vous dire, par « La conscience que j’ai » ? Réalisez-vous le non-sens que vous venez de proférer ? Comment pouvez-« vous » ou n’importe qui d’autre, avoirla conscience ? Réalisez-vous la grandeur inimaginable, la sainteté de ce que vous appelez si légèrement « la conscience » ? Donnez-lui le nom que vous voudrez, le mot n’est pas ce qu’il signifie. Comment pouvez-vous oublier la vérité fondamentale que la conscience est l’expression même de ce-que-nous-sommes? C’est par une mise en mouvement de la conscience que l’Absolu devient conscient d’être au travers de la manifestation, et tout l’univers vient à l’existence.

 

Peut-être est-ce par inadvertance que vous avez prononcé ces mots, je n’en ai aucune idée, mais cette inadvertance même montre la puissance du conditionnement qui vous fait vous identifier au corps. Vous pensez que vous êtes le corps et que le corps possède la conscience. Si vous devez considérer le sujet en termes de l’un possédant l’autre, c’est assurément la conscience qui est en possession, non seulement du corps que vous pensez être, mais également des millions d’autres corps au travers desquels la conscience fonctionne en tant que Prajnâ. »

 

 

Ramesh Balsekar, Les Orients de l'être, Ed. du Relié

 

 

Poursuite de la conscience ?

Publié le 09/12/2014 à 12:31 par absolultime

Ceux qui font des plans vont naître à leur réalisation. Ceux qui ne font aucuns plans ne doivent pas naître

 

Nisargadatta Maharaj

Je suis elle-même est immorale ou illicite

Publié le 09/12/2014 à 12:18 par absolultime Tags : moi monde homme roman enfants femme dieu nature jeux soi pensée extrait pouvoir

Entretien du 13 avril 1977 (Notes)

 

 

Maharaj : En venant ici, il semble que vous obteniez quelque

chose et ce quelque chose c’est la découverte de ce que vous

êtes. Vous vous êtes rendu compte que rien, en réalité, ne

vous arrive ou ne peut vous affecter. Une fois que vous avez

trouvé ce que vous êtes, vous savez que rien ne peut

réellement vous arriver. Vous savez que tout arrive à cause

de vous et non à vous.

Vous avez compris que l’autorité ou le pouvoir est avec

vous. Le Soi est en vous. Quand vous vous interviewez

vous-même, l’interviewer et l’interviewé sont une seule et

même personne. Quel peut en être le résultat final ? Il n’y a

eu ni gain ni perte, ce n’était que le domaine de la pensée.

Quoi que vous « possédiez » (nationalité, nom, forme, sexe,

etc.) cela ne restera pas avec vous. Vous devez être capable

de vous interroger vous-même en utilisant votre pouvoir de

discrimination pour réaliser que rien dans ce monde objectif

ne restera avec vous. Même Dieu, (Ishwara, le Seigneur ou

créateur), est temporel. Même lui, ne pourra pas rester. Vous

avez la connaissance du Soi maintenant, mais quel est le

résultat final, profit ou perte?

Rien, cela ne représente rien. Votre Réalité n’a rien gagné ni

perdu dans tout cela.

Vous pouvez rencontrer un autre guru qui essaiera de vous

donner unesadhanaou technique, mais vous ne vous

laisserez pas avoir. Vous saurez immédiatement qu’elle est

inutile et vous la rejetterez délibérément, car vous savez que

votre vraie nature, votre Réalité, n’a absolument besoin de

rien. Pourquoi devrais-je me préoccuper du mental de

Rajneesh, quand je ne crois même pas le mien.

Je connais la source de mon propre mental, de ce fait, je

connais celle de tout autre mental, et je sais que mon mental

dans sa pureté estBrahman(Dieu), mais je sais aussi que

cela n’est qu’une idée et je suis même au-delà de cela.

La conscience deJe suisest finalement identique au mental.

Tout ce vaste univers est vraiment dans ce mental ou

conscience deJe suis, qui n’est qu’une apparence. Je sais que

mon mental, dans sa pureté absolue, estIshwara(Seigneur

Dieu ou créateur), mais je suis différent de lui à tout

moment.

Quelle est la nature de cette conscienceJe suis,je sais que je

suis différent d’elle et que je suis au-delà. Je connais ma

véritable position, pourquoi aurais-je, donc, besoin de plus

en plus d’activités et de jeux dans ce monde illusoire ?

Pourquoi donc, créer davantage d’illusion à l’intérieur de

l’illusion ? Rajneesh propose tant de techniques et de

méthodes, mais ont-elles vraiment pour objectif d’atteindre

la Réalité qui est toujours avec nous ? Ce qui est vraiment

nécessaire c’est une compréhension correcte de ma vraie

nature, et non toutes ces petites méthodes et techniques.

 

Ma vraie position est, de tout temps, au-delà de cette

conscience deJe suis. Quoi que ce soit qui puisse sortir de

cette conscience"Je"(mental, corps, monde, etc.), lorsque

je sais que je ne suis pas cela, pourquoi devrais-je être

dépendant de quelque mental, méthode, idée ou technique

qui émanerait de cette conscience illusoire ? Je ne pense

jamais, je n'aspire à rien ni ne désire rien. Je n'ai aucune

idée. Si deux personnes ou deux mille viennent m'écouter,

cela ne changera rien pour moi, car je n'ai pas la notion de

gain ou de perte.

 

Je sais que Rajneesh n'est qu'un mental ou une personnalité

illusoire, pourquoi donc devrais-je m'occuper de ce que son

mental fait ou dit ? Je sais que je ne suis personne, je n'ai le

sens d'aucune personnalité, je n'ai donc besoin de rien et je

n'ai rien. La conscience deJe suisest l'instrument du corps,

mais en réalité elle n'a ni forme ni couleur.

 

Les plaisirs du sexe entre l'homme et la femme sont la chose

la plus importante autour de laquelle tout tourne dans le

monde objectif. C'est le plaisir autour duquel tout est bâti,

mais même cela ne constitue qu'un sentiment et non une

Réalité. Certains considèrent que l'acte sexuel pratiqué avec

quelqu'un d'autre que son époux ou épouse est immoral,

d'autres considèrent que lebrahmacharya(abstinence) est la

plus grande vertu.

 

Le vraiBrahmacharyaest leBrahman(Soi) qui, en regardant,

voit que la conscienceJe suiselle-même est immorale ou

illicite. La naissance de chacun de nous est illicite, car en réalité,

elle est illusoire. Chaque chose que je vois ou perçois, l'est à

l'aide de cette conscience deJe suisqui est impermanente et

illusoire, pourquoi devrais-je donc me sentir concerné ?

 

Se tournant vers un couple d'Australiens :"Maintenant vous

êtes un couple, mari et femme, mais je sais que vous n'avez

jamais vraiment existé (en tant que personnalité), pourquoi

devrais-je donc me sentir concerné si vous devenez trois, quatre,

ou cinq ? - Si vous avez un, deux ou trois enfants ? Quand la

conscienceJe suisest présente, il y a alors, tant de choses et

de personnes, mais lorsqu'elle se retire, il n'y a plus rien ni

personne, quelle est donc, la vraie nature de cette conscience ?

Vous n'êtes aucune chose, mais vous n'êtes pas rien non plus".

 

Vous devez complétement lâcher le sens du corps, si vous

voulez atteindre ou réaliser cette Réalité, car dans la Réalité,

il n'existe rien de tel que le sens du corps-esprit. Sur quoi

allez-vous pouvoir méditer alors ? Quand il n'y a que le Soi,

reste-t-il quelque chose sur quoi méditer ?

 

 

Extrait de"Nisargadatta, Notes" de Mark West, Editions L'Originel

Cela se produit spontanément, alors laissez donc faire !

Publié le 04/12/2014 à 08:28 par absolultime Tags : vie moi femme création extrait

Visiteur : Devons-nous posséder la ferme conviction qu’il existe un état au-delà de la conscience ?

 

Maharaj : Dans tous les cas l’Absolu est là, donc il n’est pas question d’en avoir ou non la conviction… il est là !

 

V : Est-ce qu’une certitude ne transformerait pas la conscience en Absolu ?

 

M : Il n’y qu’un état pas deux. Quand le « Je suis » est là vous avez dans cette conscience de nombreuses expériences mais le « Je suis » et l’Absolu ne sont pas deux. Le « Je suis » apparaît au sein de l’Absolu et là a lieu l’expérimentation.

 

Il n’y a pas d’individu dans l’Absolu, pas de mémoire d’être ceci ou cela, seulement un continuel brassage.

 

Rien dans mes paroles ne peut être qualifié de on-dit, d’avoir été lu quelque part ou d’être affirmé en m’appuyant sur les écritures. Ce que j’ai à dire surgi de moi-même !

 

Du point de vue de l’Absolu, tout ce qui se produit avant la conscience « Je suis » est profond, vaste, sans limite, expansif. C’est au royaume de l’être que la fragmentation commence.

 

Dans l’être, tout est limité, conditionné, parce que nous nous efforçons continuellement de revendiquer les actions comme nôtres.

 

Dans l’Absolu je n’ai aucune occasion de dire que j’existe parce que je suis dans l’éternité. Je n’ai aucun commentaire à faire sur mon existence. A cause de l’état Parabrahman, l’Absolu, un grand nombre d’incarnations sont venues et reparties mais l’Absolu demeure inaltéré, il ne peut pas être atteint par le mouvement de ces incarnations.

 

V : Mais quel est le but de cette création ?

 

M : Vous employez le langage du chercheur qui exige des concepts, pas celui du chercheur s’établissant dans la vérité.

 

D’une graine microscopique a poussé un arbre magnifique… Est-ce que la graine va rejeter l’arbre, les branches, les feuilles, affirmant « Tout cela n’est pas à moi, ce n’est pas moi » ? Cela se produit spontanément, alors laissez donc faire !

 

V : Ce « Je suis » est-il le seuil indispensable à franchir pour parvenir à l’Absolu ?

 

M : On ne peut pas parvenir à l’Absolu, il est votre état de base. C’est au niveau Absolu que se déroule l’observation de la conscience.

 

V : Combien de temps faut-il pratiquer ?

 

M : Combien de temps avez-vous pratiqué pour devenir une femme ? Le premier stade est de transcender les sens au niveau corps-intellect, c’est facile. Ensuite transcender la conscience, cela c’est très difficile. L’être est une révélation d’une très grande puissance potentielle, c’est par lui que vous avez accès à tout autre révélation, il sera donc très difficile de vous en débarrasser.

 

V : L’être est-il séparé du non-manifesté ?

 

M : De votre point de vue il est séparé, du point de vue où je me trouve, il n’est pas séparé. Sri Krishna a dit « Tout ce qui est ne peut être que Moi-même ». Sagunaet Nirguna, manifesté et non-manifesté, sont moi tous deux, mais cette trace d’être n’est qu’une base temporaire. Réfléchissez, fouillez, cherchez à ce niveau. Comment est-il possible que cette êtreté existe ?

 

Hari(Vishnu sous son aspect « Sauveur des âmes ») a fait pipi dans son berceau et à la suite de cela, l’odeur subsiste. Quelle est cette odeur ? L’amour de la vie !

 

Commentaire du traducteur :Ce que vient de dire Maharaj est très profond, il dit que c’est une odeur dont l’origine est élevée, il nous donne de l’espoir.

 

 

Extrait de A la Source de la Conscience, Editions Les Deux Océans, 1991

Toutes ces expériences sont totalement inutiles

Publié le 04/12/2014 à 08:20 par absolultime Tags : moi monde soi pensées extrait

Visiteur : En méditant, quand je cherche à me stabiliser au-delà des pensées, je rencontre les ténèbres, le vide, l’absence. Je n’aime pas cet état.

 

Maharaj : Ne voyez-vous pas ce qu’il se passe ?... Vous êtes toujours là ! Avant de vous stabiliser dans le Soi il subsiste encore des traces d’intellect.

 

Cette machine est auto-propulsive. Quand vous approfondissez cela, son élan vous aide à chasser tous les doutes de votre esprit. C’est essentiellement la connaissance de vous-même que vous savourez ; tous les restes de mémoire, pensées, sont alors complètement arrachées, comme des mauvaises herbes.

 

C’est le stade « Vous êtes – vous n’êtes pas », la frontière. A partir du moment où vous savez que vous êtes, c’est la dualité. Quand vous ne savez pas que vous êtes, tout est parfait. Mais il faut suivre l’ensemble du processus. Dans le sommeil profond vous ne savez pas non plus que vous êtes, mais il s’agit d’un état grossier. Dans l’état de veille il vous faut reculer, remonter jusqu’à cet état vide de tout connu.

 

La connaissance, qu’est-ce que c’est ? C’est le cachet officialisant la réservation « Je suis ». Vous réservez un appartement en construction, mais où est l’appartement ? Vous ne l’avez pas, vous avez seulement la réservation… Pour « Je suis » c’est la même chose, il n’est qu’une réservation de votre état Absolu.

 

V : Qu’est-ce qui donne le courage de se transcender dans le vide que l’on sait être là ?

 

M : Le besoin profond de comprendre ce que l’on est, de se comprendre Soi-même. Remonter veut seulement dire « rentrer à l’intérieur ». Votre tendance habituelle est de sortir de vous au travers des cinq sens pour regarder le monde. Renversez ce mouvement à présent : « je ne suis pas le corps, je ne suis pas l’intellect et les pensées, je ne suis pas les sens ». Arrivé là vous êtes stabilisé dans la conscience. Une fois stabilisé dans la seule conscience tout autre événement se produit automatiquement. Stabilisé, vous vous répandez dans la manifestation : « J’étais, je suis, je serai dans cet état originel antérieur à l’apparition du sentiment « Je suis ».

 

Pourquoi le terrible nom de cette maladie qui affecte mon corps n’a-t-il aucun effet sur moi ? Ce que Je suis n’a rien à voir avec ce qui est là baptisé d’un nom de maladie… voilà pourquoi !

 

V : Que pense Maharaj des différentes religions ?

 

M : En ce qui me concerne toutes les religions sont basées sur concepts et émotions. Ces émotions sont si puissantes, si envahissantes que l’on s’immole volontiers pour elles.

 

S’unir totalement à une autre personnalité peut, émotionnellement, être tellement intense que ceux qui s’identifient à Jésus-Christportent sur le corps les traces de la crucifixion ! Toutes ces expériences sont totalement inutiles. Un individu s’est identifié à un autre individu ! Or tant que l’individualité persiste, il est impossible à la Réalité de se révéler.

 

Ne répétez pas ce que vous avez entendu comme des perroquets, à moins d’avoir la même conviction que moi. Je connais mon état avant l’apparition du corps et de la conscience. J’en ai la connaissance, j’en suis pleinement averti ! Ecouter simplement ces paroles ne suffit pas, il vous faut être un avec la conscience. Ne considérez pas cette connaissance « Je suis » comme secondaire, elle est la force dynamique de l’univers entier.

 

Les expressions de la conscience sont sans limites, si vous vous laissez entraîner dans ces expressions vous vous égarez. Abandonnez-vous et devenez un avec votre conscience, donnez-vous à elle. Elle seule est à même de vous révéler le processus conduisant à sa propre dissolution. 

 

Extrait de A la Source de la Conscience, Editions Les Deux Océans, 1991

Pour le Parabrahman cela n’existe pas !

Publié le 04/12/2014 à 08:16 par absolultime Tags : vie monde chez roman amour travail éléments

Visiteur : Pourquoi ce « Je suis » éprouve-t-il une telle attraction pour le corps ?

Maharaj : Quand il s’exprime en tant que « Je suis » il est déjà chargé de cet amour de l’existence. Pourquoi l’instinct de conservation existe-t-il chez l’insecte, le ver, l’animal ou l’être humain ? A cause de ce « Je suis » associé à la germination de la force vitale. « Je suis » est en lui-même vie instinctive, amour de la vie. Cet amour de l’être, ce besoin d’exister, est la force primordiale motivant toutes les activités de la vie.

Lorsque vous êtes la conscience manifestée vous découvrez que vous seul êtes la multiplicité ; vous vous exprimez, Vous, au sein de ce vaste, ample, univers manifesté. Cet état sera lui-même transcendé et vous vous tiendrez dans lenirguna, état sans attribut. Mais tout cela n’est que l’expression de vous-même, n’est que vous en tant que « Je ».

Ce dont je parle maintenant est plus subtil, plus profond et plus difficile à comprendre, mais une fois compris le travail est fait. La conscience est ce qui permet de connaître.

Actuellement la conscience se connaît en tant que corps et sens ; il ne devrait pas en être ainsi. La conscience devrait connaître la conscience débarrassée du sensoriel.

Comprenez rationnellement ce que je vous ai dit tant de fois. Ce « Je suis » est un produit de la nourriture que je mange. Suis-je la nourriture ? Non, bien sûr. Suis-je le résidu de la nourriture ? Je ne le suis pas non plus… Vous suivez ce raisonnement mais vous demeurez prisonnier de cette intimité que vous avez avec le corps et les sens, vous êtes piégés !

Ce « Je suis » n’a aucune autorité, aucune indépendance, il est une marionnette dans la tragi-comédie des cinq éléments.

Celui qui affirme « Je n’étais pas » a une position sûre, stable, éternelle.

Rien de ce que vous constatez, rien dont vous pouvez être témoin ne restera avec vous, c’est de l’imperfection. Celui qui reconnaît l’imperfection, celui-là est parfait. Il est total. Il n’a rien besoin de faire pour Lui-même parce qu’il est parfait et complet.

Pourquoi leParabrahmanse permet-il ce luxe de souffrance du monde manifesté ? Parce que pour leParabrahmancela n’existe pas !

Pour le Jnani la chaleur est irréelle

Publié le 04/12/2014 à 08:03 par absolultime Tags : roman amour argent enfant extrait

Visiteur : Je voudrais me débarrasser de cet ego et je voudrais savoir comment ?

 

Maharaj : Quelle est la dimension, la couleur de cet ego dont vous voulez vous débarrasser ? Qu’avez-vous compris concernant cet ego ?

 

V : Que c’est une fausse conviction de l’esprit.

 

M : Cette connaissance, ce constat « Je suis », n’est qu’une mince pincée entre mes doigts, mais l’ensemble des écritures, les seizesastras,les dix-huitpuranas, et les quatrevedasont crié, clamé sur tous les tons en s’efforçant de décrire ceBrahman.Toutes ces louanges sont dédiées à cette seule et minuscule pincée de « Je suis » ! A partir du moment où vous commencez à donner un aspect à cette connaissance « Je suis », vous perdez pied.

 

Ce petit socle soutenant les bâtons d’encens est en argent. Vous savez qu’il est en argent. Quel est l’aspect, la forme, la texture de ce savoir ? Si tout savoir, toute connaissance est sans forme est-il possible qu’il existe une structure, un aspect, une couleur pour « Je suis » ? Est-il possible de lui attribuer des fautes ou des mérites ?

 

Hors du temps, au sein de l’éther, cette trace de « Je suis » est absente.

 

V : N’est-il pas vrai que leJnanidistribue sa connaissance par pure compassion envers les ignorants ?

 

M : Dites ce que vous voulez, mais dans l’état deJnaniil n’existe plus rien de semblable. Je vous ai élevé au niveau où vous découvrez être l’illumination de toutes choses, l’amour de l’être également est là. Pourquoi posez-vous une telle question alors que je vous ai emmené si haut ?…

 

Comment parvenez-vous à savoir quelque chose ?

 

V : Grâce à l’intellect.

 

M : Non. La conscience, la connaissance reconnaît l’intellect, mais l’intellect ne peut pas reconnaître la conscience.

 

Vous êtes écrasé de sommeil puis vous vous réveillez.

 

Qui le constate, qui le reconnaît ? Avant le mouvement de l’intellect le principe de connaissance est présent. Avant la connaissance il faut bien qu’il y ait le principe initial qui connaît la conscience !

 

Celui qui entre dans la spiritualité est semblable à de l’eau froide posée sur le fourneau. Quand la flamme est allumée des bulles commencent à monter et le moment venu l’eau se met à bouillir. Ce stade d’ébullition ressemble ausadhakapénétrant la classe supérieure de spiritualité, au point d’ébullition il aime parler et poser des tas de questions. Quand le feu devient plus profond l’ébullition cesse, l’eau frémit, c’est alors le stade où l’on acquiert la connaissance de la spiritualité.

 

Après avoir assisté à ces entretiens serez-vous à même de vous abandonnez à la quiétude ? J’ai quelques doutes à ce sujet parce que vous persistez à vouloir faire plaisir à cet enfant gâté, l’intellect. Si vous avez réellement compris ce que je vous ai dit, plaire ou non à votre intellect a-t-il vraiment de l’importance ?

 

Je vous ai dit qu’actuellement vous êtes semblable à cette chaleur dans le corps. A quoi correspond leParabrahman ?

 

LeParabrahmanne fait pas l’expérience de cette chaleur « Je suis ». Si vous comprenez, cette énigme sera pour vous résolue.

 

Si après avoir compris cela, quelqu’un devient unJnanice principe de conscience et ce corps demeureront disponibles, ils resteront également associés au domaine des émotions.

 

Un telJnanidonnera libre cours aux pleurs et il pourra se laisser distraire par les événements qui se présenteront. Il ne cherchera nullement à supprimer les émotions susceptibles de se manifester spontanément au sein de la conscience ou du corps. Habituellement on suppose qu’unJnanidevrait annihiler toutes les manifestations émotives, c’est faux. Votre point d’appui étant l’Absolu vous n’êtes nullement concerné par les émotions et les transports instinctifs de l’appareil physiologique.

 

UnJnanine participe pas aux événements par un acte de volition, cela se produit tout seul, spontanément. Tandis qu’une personne ignorante est profondément engagée et identifiée à ce qui se produit, considérant tout cela comme réel. Pour leJnanila chaleur est irréelle, donc tout ce qui peut se produire au royaume de la chaleur est également irréel. Pour unJnanitoute dévotion, goût, dégoût, amour, est dissous, mais tout ce qu’il fait est pour les autres. 

 

 

Extrait de A la Source de la Conscience, Editions Les Deux Océans, 1991

Votre être véritable existe avant tout concept

Publié le 04/12/2014 à 07:59 par absolultime Tags : monde roman fond travail nature pensée extrait

Maharaj : A présent ma perspective est sans limite, c’est la liberté totale.

 

A la fin, on doit aller au-delà de la connaissance, mais il faut d’abord qu’il y ait une connaissance, et elle vient d’une méditation constante. Quand on médite, le « Je suis » s’apaise et se fond dans la connaissance universelle ; il perd ses entraves, devient libre comme le ciel, l’espace.

 

Ceux qui viennent ici pour acquérir une certaine connaissance, même spirituelle, le font en tant qu’individus qui cherchent quelque chose pour eux-mêmes ; mais c’est là qu’est le problème, car le chercheur lui-même doit disparaître.

 

Quand vous connaissez votre vraie nature, la notion de « Je suis » persiste, mais elle perd ses limites. Il ne vous est pas possible d’acquérir la connaissance, car vousêtesconnaissance. Ce que vous recherchez est déjà là, c’est vous.

 

Votre être véritable existe avant tout concept. Vous, si vous n’étiez qu’un objet, comment pourriez-vous comprendre ce qui était avant que le concept n’apparaisse ? Sans la conscience, comment peut-on établir l’existence de quoi que ce soit ? La conscience elle-même est le mental, la pensée ; elle est tous les phénomènes, toute la manifestation. Quand on comprend tout cela, on n’est plus, de son vivant, le « Je suis ce corps ». On ne saisit cela que très rarement, c’est quelque chose d’intangible, aucun effort n’est nécessaire ; en fait, l’effort lui-même est l’obstacle. C’est une intuition directe.

 

Question : Alors est-ce qu’on devrait abandonner toutes les disciplines spirituelles ?

 

M : Au plus haut niveau, certainement ; mais avant, il faut un travail préparatoire.

 

Ceux qui ont cette intuition perdent tout intérêt aux affaires de ce monde. Après, qu’est-ce qu’il leur arrive ? Ce qu’ils ont perdu, ils l’ont perdu en tant qu’individu ordinaire, mais ce qu’ils ont gagné est royal. Ceux qui ont saisi et ont atteint un certain niveau ne demandent plus rien, et tout leur est donné. Ils ne le veulent même pas, et pourtant tout leur est offert.

 

Cela n’arrive pas à un individu - cela arrive à la manifestation universelle, à celui qui n’est plus que sa nature véritable. Le Jnanin’est plus qu’un témoin.

 

 

Extrait de Conscience et Absolu, Editions Les Deux Océans 1997

Ce dont je parle librement, les autres ne parleront pas

Publié le 04/12/2014 à 07:56 par absolultime Tags : moi monde amour soi extrait

Maharaj : L’Absolu est unicité – en lui-même intrinsèquement Un – mais il s’exprime de multiples façons et sous de multiples formes. En tant qu’Absolu je n’ai aucune expérience de moi-même. La dévotion sans aucun « autre » est la dévotion envers le Soi, là où n’existe pas de dualité. Quand la dualité apparaît, la dévotion se divise en sujet et objet, maître et disciple. Avant la naissance nous n’avions aucune conscience de nous-mêmes. Quand un élément étranger, la naissance, survient alors nous devenons conscient.

 

Comprendre cela est l’éveil et pour atteindre cet éveil il n’existe aucune voie, chemin ou technique. C’est tellement subtil que j’aimerais en parler plus longuement mais il m’est physiquement impossible d’aller au-delà de quelques phrases.

 

Ce dont je parle librement, les autres ne parleront pas. Le degré de réceptivité de chacun dépend de leur propre chance. Comprenez bien aussi que ce que vous m’entendez dire, vous ne pouvez pas l’utiliser. Ce que vous entendez ici fera spontanément ce qu’il a envie de faire

 

Visiteur : Etre assis et écouter Maharaj est une telle joie ! Bien que cela me semble se passer dans la dualité, je suis atteint à un niveau très profond.

 

M : Tant que ce sentiment de dualité subsiste, ce que vous entendez ne peut atteindre son but.

 

Comprenez ce que je vous dis : la conscience s’éveille spontanément. Une fois conscient de moi-même je sais que j’existe et j’aime cette existence. Je ne veux pas que cette êtreté me quitte et c’est pourquoi tout le jour, jusqu’à l’épuisement, je travaille dur pour que cet amour de l’existence soit satisfait.

 

Ensuite le Guru me révèle le véritable état des choses, il me dit que cette conscience tellement aimée n’est qu’une illusion. Il m’explique ce qu’est la cause de toutes mes souffrances et mes déceptions, il m’apprend que mon état véritable se trouve avant l’apparition de cette conscience, c’est à dire les concepts – et chaque nom donné est un concept.

 

Comprenez complètement cela, intuitivement, au-delà des mots. Mais comprenez aussi que cette compréhension vous ne pourrez pas vous en servir. Cela ne pourra avoir lieu qu’au niveau de la conscience et la conscience est illusion !

 

Lorsque dans un certain temps les bases de cette compréhension s’élargiront, que les gens commenceront à se demander ce que ce monde signifie, les paroles enregistrées ici et retranscrites deviendront d’une importance inimaginable. A ce moment là, quand tout ceci sera exposé sur une vaste échelle, on sera émerveillé… Ces mots sont peu de choses, mais ceux qui seront fiers de leurs accomplissement verront, en écoutant ce petit nombre de mots, tout leur savoir et toutes leurs certitudes s’évaporer si brusquement qu’ils en resteront stupéfaits !

 

V : Je ne comprends pas la manière dont le terme conscience est utilisé ici. Je croyais que la conscience était présence au Tout, l’Ultime réalité !

 

M : Nous parlons de la conscience dépendant du corps-nourriture, conscience qui est née, qui est liée au temps. Ce qui est antérieur à cette conscience est l’Absolu. Quand la conscience est sans forme et ne se connaissant pas elle-même, elle est l’Absolu. Nous sommes uniquement cette conscience.

 

Vous venez ici et je vous parle, mais que vous demeuriez ou que vous partiez n’a aucune importance pour moi. Cela ne me concerne pas, je demeure dans une totale indépendance. Totale indépendance signifie simplement apprendre et comprendre. Ma dépendance apparente est au niveau de cette conscience disant « Je suis ». C’est cette sensibilité qui me permet de vous percevoir. Avant je n’avais pas ce concept, j’existais pourtant, j’étais là avant l’apparition de ce concept.

 

Ce que vous souhaitez, désirez ou adorez, quoi que cela puisse être, ne peut être que concept. Avez-vous bien compris ce qu’est l’existence conceptuelle et ce qu’est l’existence antérieure à la conscience ?

 

Beaucoup sont venus ici pour des raisons purement spirituelles et ont professé un grand amour pour moi. En conséquence des choses heureuses leur sont arrivées. Ils prospèrent et au sein de leur réussite ils n’ont plus le temps de venir ici. Tout cet amour du début, où est-il ?

 

Nous sommes dans la principauté de Maya.Quelqu’un vient ici animé des intentions les plus sincères de recherche spirituelle, et puis Maya lui tend un petit bout de tentation et il fonce droit devant !

 

Cette Mayan’opère pas toute seule, nous sommes associés. Aura-t-il l’audace de divorcer de Maya ? Non, il acceptera cette Mayaet ses images de désirs . Cet ego – c’est à dire « Je suis ceci et cela » – , il est très difficile de s’en débarrasser, mais l’ego ne peut pas atteindre celui qui comprend réellement ce que je dis.

 

Tant que les concepts se prolongent, vous continuez à venir ici, dès que vous allez au-delà des concepts, vous n’avez plus besoin de revenir !

 

Depuis quand, pour quelle raison et jusqu’à quand existe ce que vous croyez être ?… Pensez à la réponse ! 

 

 

Extrait de A la Source de la Conscience, Editions Les Deux Océans, 1991

il n’y a rien au sein de cette fraude

Publié le 03/11/2014 à 07:38 par absolultime Tags : vie moi monde roman mort nature nuit soi pensée éléments extrait

Entretien du 23 avril 1980 (A la Source de la Conscience)

 

 

 

Maharaj : Devenez ami avec votre état indifférencié, avec le vrai Soi. Il n’y a jamais eu de dualité, vous demeurez néanmoins prisonnier de l’illusion de ne pas faire un avec lui.

 

J’ai compris ma véritable nature, elle est toujours vivante, mais pas de la façon dont tout le monde le croit. Je ne tiens pas à vivre cette vie en m’appuyant sur les connaissances ou les expériences du monde objectif. On me dit que je dois vivre... vivre ainsi ne m’intéresse pas ! Je suis vivant parce que telle est ma nature. C’est là, l’existence est là. Je suis uniquement ici à la suite de cette existence. Mon état véritable – qui est complet, indifférencié – est au-delà de vie et de la mort. Je ne suis jamais contraint par le corps et l’intellect, je suis sans limites.

 

Moi, Absolu, n’avait jamais expérimenté le fait d’être vivant et à présent je fais l’expérience « je suis vivant » et celle de tous les problèmes qui en découlent ; une expérience limitée dans le temps et dans l’espace. Mais le jour où j’ai tout compris, j’ai découvert que je n’avais jamais réellement fait l’expérience d’être vivant, que je suis un état bien au-delà de l’expérience.

 

Pourquoi est-ce arrivé ? Mon Guru m’a clairement expliqué que le « Je-conscience » est apparu, que ces expériences ont été éprouvées de manière à ce qu’il soit possible de voir la vraie nature du « Je-conscience », d’aller à sa source et de découvrir d’où vient ce « Je ».

 

Visiteur : Si je suis malade et inconscient et que Maharaj soit malade et inconscient, quelle différence y aura-t-il entre nous ?

 

M : Je connais ma véritable nature, je suis Cela, tandis que vous demeurez limité à un corps et une mémoire. Alors si vous vous sentez malade faites venir le médecin, il pourra peut-être quelque chose pour vous... ! Vous avez toutes ces notions, moi je n’ai rien. Je repose au sein de ma vraie nature alors que vous avez pris une couverture sous laquelle vous ne trouvez pas le repos !

 

N’est-il pas vrai, quand vous êtes malade, que vous ne pensez à rien d’autre que votre maladie... ? Pourquoi êtes-vous entré dans un tel circuit ?

 

Quand je vous parle ne vous efforcez pas de me comprendre à partir de ce corps-intellect. Votre état véritable est toujours présent, il n’est pas parti se réfugier ailleurs. Vous ignoriez que cet état avait toujours été là et, bien qu’à présent vous le sachiez, vous n’avez rien accompli...Il est toujours présent, il est là de tout temps !

 

Sur mon état véritable, homogène, uniforme, s’est formée une minuscule ondulation, elle transmettait la nouvelle « Je suis ». Cette nouvelle a fait toute la différence et j’ai commencé à connaître ceci. A présent je connais mon état véritable, donc je comprends d’abord ma vraie nature et je comprends ensuite que cette ondulation « Je suis », va et vient à la surface de ma vraie nature. Vous éprouvez, malheureusement, un grand intérêt pour cette ondulation, mais aucun intérêt pour votre vraie nature !

 

C’est du sein de mon existence en tant que noumène qu’est apparu le phénomène, cet état actuel. L’homogène comprend le jeu des attributs, les projections de l’esprit, mais les projections de l’esprit – ce mouvement perpétuel – ne peuvent pas comprendre l’homogène, l’immuable. Au moment où cela peut se produire, les projections deviennent une avec lui. Tout le monde s’efforce en vain de comprendre la signification de tout cela. Vous ne comprenez pas parce que vous demeurez emmailloté dans tous ces langes « Je suis ceci et cela » ! Libérez-vous... rejetez tout ça !

 

Le point de vue ultime est qu’il n’y a rien à comprendre. Donc quand nous nous efforçons de comprendre il s’agit d’une complaisance envers les acrobaties de la pensée.

 

Tous ces éléments spirituels que vous avez tellement soif de connaître, habitent le monde objectif, sont dans l’illusoire. Toutes vos activités matérielles et spirituelles appartiennent à cette illusion. Tout ceci se produit dans le monde objectif, tout cela n’est que malhonnêteté ; il n’y a rien au sein de cette fraude.

 

V : Durant la méditation, la nuit dernière, j’ai éprouvé un pur état « je-je ». J’ai compris qu’il s’agissait de la rencontre du Soi.

 

M : Est-ce là votre compréhension du Soi ? Recrachez-la ! Quoi que vous ayez pu comprendre vous ne l’êtes pas ; pourquoi vous perdez-vous dans ces concepts ? Vous n’êtes pas ce que vous savez, vous êtes ce qui sait ! 

 

 

Extrait de A la Source de la Conscience, Editions Les Deux Océans, 1991

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