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magnifique. merci !
Par schmidt david, le 20.07.2013

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Date de création : 15.01.2013
Dernière mise à jour : 27.03.2014
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VACUITÉ ET FLUIDITÉ; J.KRISHNAMURTI

Publié le 27/03/2014 à 18:24 par absolultime Tags : monde éléments pensées

Un récipient n'est utilisable que lorsqu'il est vide et un esprit qui est rempli de croyances, de dogmes, d'affirmations, de citations, est en vérité un esprit stérile, une machine à répétition. Cet état de vide est ce que nous essayons de fuir par tous les moyens. C'est pour cela que la solitude est dangereuse car elle nous met en état de réceptivité. Nous cherchons alors ce que nous appelons des divertissements, nous cherchons à combler le silence par des bruits qui, en nous transportant dans le passé ou dans l'avenir, nous éloignent du vide. Nous meublons la solitude de pensées qui nous préservent. Mais cette vacuité ne disparaît pas pour autant. Nous la nions mais nous ne parvenons pas à la détruire. 
Si vous parvenez à une évasion totale, vous vous retrouverez dans un asile d'aliénés, ou  vous deviendrez complètement stupides. Et c'est exactement ce qui se produit dans le monde.

La seule solution, pour ne plus craindre cette vacuité, est de ne plus la fuir, de voir la réalité en face, sans mots, sans pensées.
Commencez à vous observer, soyez conscient de vos activités d'instant en instant, regardez l'ensemble de votre processus comme dans un miroir et, au fur et à mesure que vous irez plus profondément, vous arriverez enfin à cette vacuité en laquelle, seule, peut se produire le renouveau. L'état de vide créateur ne se cultive pas ; il vient sans qu'on l'invite ; et ce n'est qu'en lui que peut s'accomplir la révolution du renouveau.

Cette vacuité fait sentir sa présence lorsque nous la fuyons, que nous le voyons comme un gouffre ; lorsque nous la cherchons, elle échappe à notre quête. Elle n'a pas de lieu, elle n'a pas de fixité et c'est en raison de cette fluidité qu'elle n'apparaît qu'à celui qui ne « sait » pas.

Les idées ne sont pas la vérité. La vérité doit être vécue directement, d'instant en instant.

… il atteint l'inexprimable, le sans-parole.

Si la vérité était un point fixe, ce ne serait pas la vérité, ce ne serait qu'une opinion. La vérité est l'inconnu et celui qui la cherche ne la trouvera jamais, car tous les éléments qui la composent appartiennent au connu.

L'esprit est le résultat du passé, le produit du temps. Il est l'instrument du connu, il ne peut donc pas découvrir l'inconnu ; il ne peut qu'aller du connu au connu.

La libération, l'état sans souffrance, la joie, le bonheur, toutes ces choses sont la vacuité et la vacuité est au-delà de toutes ces choses. L'esprit calme et passif est alors dans son action réelle, dans sa vivacité, il perçoit la vérité inexprimable. Il échappe au temps et à l'espace. Il ne se renferme sur rien. Pouvez-vous retenir le vent dans votre poing ?

Poème d'amour d'une soeur d'amour

Publié le 21/03/2014 à 08:54 par absolultime Tags : moi amour fond coeur jeux ange danse

Nos regards se croisent et ne peuvent plus se détacher… Ô caresse délicieuse, à la lueur de l’Amour qui se révèle enfin…
Qui es-tu ? Devant toi, je suis perdue…et pourtant si emplie d’un Amour éperdu !
En silence, nos cœurs dansent, enivrés d’Amour, embrasés par le Feu de Vérité… Oh Vérité ! Vérité si évidente qui devient apparente… Où suis-je ? Qui suis-je ?
Dans tes bras je me noie, je me noie pour l’Amour de Toi… Là, devant Toi, les jeux s’évanouissent, me laissant sans voix, fiévreuse, et si heureuse… La puissance de cette Unité retrouvée fait trembler mon corps blotti tout contre Toi… Qui es-tu ? Oh ! mais quelle Evidence… tu es ce que je suis et je ne suis rien d’autre que toi ! L’un ne peut être séparé de l’autre, uni par ce Feu palpitant qui me brûle !
Oh Extase ! Oh Ivresse ! Mon cœur éclate ! Et lorsque tu prends mes mains, je ne suis plus rien et je m'évanouis dans l'inconnu... Comment ce corps pourrait-Il Te contenir, contenir le Feu de notre Amour retrouvé ? ! Quel Délice indescriptible !
Je me noie, je me noie en Toi, que j’ai enfin retrouvé…
Les corps ne peuvent s’empêcher de se rapprocher, comme s’ils se reconnaissaient…retrouvant un même Cœur, un même Feu… Explosion ! Vague de délice déferlant en mon être qui ne sait plus, ne sait plus rien, qui ne peut plus rien contrôler… et qui a peur de ce qui pourrait arriver…
Un tel Feu, un tel Brasier ! La distance importe peu, le Feu est toujours là, au fond de moi… Oh ! mon cœur se délecte de cette Ivresse qui m’emmène vers les sommets de l’Indicible Grâce ! Ô Feu ! Ô Amour ! Emmène-moi, emmène-moi ! Ô Flamme qui danse en mon cœur, l’inondant d’une Chaleur si intense, brûle, brûle encore ! La puissance de Ton Amour est si violente que c’en est presque souffrant… Et pourtant, je ne peux me délecter de ce Feu caressant qui m’est si familier ! Viens, emporte-moi ! Emporte-moi tout entière !
Qui es-tu ? Qui es-tu ? Devant Toi je ne suis plus, plus rien de ce que j’ai cru… Je ne veux plus que m’Abandonner dans Tes Bras, Toi qui n’es rien d’autre que moi…
UN, en ce Feu… Nos corps sont tels des volcans ne pouvant plus rien contenir car l’Amour les délivre… Nous nous retrouvons comme des Amants séparés depuis des milliers d’années… Pourtant, en ta Présence, mon cœur danse et le temps n’existe plus…et dans tes yeux, je lis l'évidence de notre danse éternelle...
Toi…ou moi…il n’y a plus tout cela, il n’y a plus que Cela, cette douce Ivresse qui revient sans cesse, ne nous quittant plus…
Qui es-tu, qui es-tu ?
Tu es l’Amour retrouvé venant tout faire basculer, et mon cœur, chavirer…
Tu es l'Ange de Feu venant transpercer mon coeur... Tu es ma Liberté, mon éclatante Chevauchée, ma Renaissance dorée...
Embarquée dans Ton Ecrin nacré, je ne puis que me délecter de ces silences brûlants dont je ne suis plus le témoin mais l’Epousée…

Recueil des textes écrits par Phénix, un libéré vivant

RECUEIL DE TEXTES ÉCRITS PARPHÉNIXRECUEIL DE TEXTES ÉCRITS PARPHÉNIX 


Publiés sur le blog Ultime envol… en Absolule 6 janvier 2013 (URL : http://absolultime.xooit.fr/t5584-Recueil-des-textes-ecrit-par-Phenix.htm, ces textes ont été écrits entre le 23 mars et le 2 mai 2012 par l’initiateur de ce lieu d’échange, Phénix, qui utilise ci-après le nom de plume Enjoy. Sous ce pseudonyme, il nous fait magnifiquement part de l’expérience peu commune qu’il a vécue – mais à laquelle nous sommes tous conviés – soit celle de transcender sa nature humaine et ce monde, d’accéder à l’Absolu, à la multidimentionnalité, de son vivant. De ces textes exhalent beauté, joie et paix. Ils sont à la fois témoignage, poésie, vibration et parcours initiatique, tissés fort simplement d’amour absolu. Celui-là, qui témoigne et nous trace la voie, c’est Jean-Luc Ayoun. Je lui en suis gré profondément et l’en remercie infiniment. 
Mue par l’élan de partager ce recueil, j’ai fait une simple révision et une mise en page sommaire en souhaitant n’altérer nullement la forme et le contenu de ce recueil. 
johanne 
Vous êtes vérité........................................................................................................... 3 
Dans l'océan de la béatitude ....................................................................................... 5 
Quand on est que l'amour........................................................................................... 7 
Ivre d'amour ................................................................................................................ 8 
Absolu et présent dans un relatif ................................................................................ 9 
Cela rend grâce à votre présence .............................................................................. 10 
Je suis ultime, non-né, non présent, non-soi ; je suis le même toi .......................... 11 
En amour pour l'amour ............................................................................................. 12 
Oh mon amour, oh mon aimé(e) .............................................................................. 13 
Mon coeur exulte et se déverse en chaque Un ......................................................... 14 
De l'Ego à l'Amour de feu .......................................................................................... 15 
Allez en paix .............................................................................................................. 16 
Je suis l'éternité ......................................................................................................... 17 
Tout est amour absolu .............................................................................................. 18 
Aimez aimer .............................................................................................................. 19 
Je suis libéré .............................................................................................................. 21 
Quand le deux devient Un, en l'Absolu ..................................................................... 22 
En l’honneur de toi .................................................................................................... 24 
De la joie de l'Absolu ................................................................................................. 25 RECUEIL DE TEXTES ÉCRITS PARPHÉNIX 
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23/03/2012 
Vous êtes vérité... 
Il n'y a qu'une Vérité, la vôtre, il n'y a qu'une vie, la vôtre, votre Vérité est l'unique Vérité possible; vous êtes Absolu, Absolu Amour.... Que pourriez-vous être d'autre que cela? Qui êtes-vous, cette personne? Cet individu? Celui qui survit, qui souffre, qui nait, qui meurt? Sans interruption? 
Posez l'unique question: qui êtes-vous? Non pas là dans l'éphémère réponse de je suis tel nom, tel rôle, telle vibration, non bien plus largement, avant d'être vivant dans ce corps, qui étiez-vous? Pouvez-vous répondre à cette question, car c'est la seule question valide... 
Dépassez toute limite, tout enfermement, acceptez l'évidence ou ce que vous reniez, vous êtes AMOUR, rien d'autre ne pourrait vous définir. Quel Dieu pourrait imaginer ou créer une conscience qui se limiterait d'elle-même entre la vie et la mort? Si un Créateur s'observe au travers de nos expériences, il ne peut que participer, il n'est pas ailleurs qu'Ici, bien présent, à chaque souffle, vous êtes le créateur, de votre propre présence, ici comme partout, seul le regard qui se pose ici, a oublié. La matière non consciente est impossible, la matière est l'autre nom de l'Absolu, la matière procède de quelque part, c'est bien sûr la seule possibilité. 
Ce quelque part est-il aux confins du cosmos? Est-il ailleurs que vous-même. Quand vous partez dans le sommeil ou dans le rêve, qui êtes-vous ? Qui est le rêveur? Qui se réveille? Tout ici en ce monde est alternance, cycle oscillant. Mais vous êtes surtout bien plus que Cela Ici, vous englobez cela, totalement, vous n'excluez pas votre personne, votre expérience, même l'ensemble de vos expériences, vous êtes le monde. Car dès que vous dormez, où est le monde? Quand vous mourrez, où est le monde? Il disparaît en totalité. 
Accordez du crédit au monde est aussi stupide ou aussi valide que d'accorder du crédit au rêve, de la même manière que le rêve disparaît au réveil, le monde disparaît à votre mort, même si vous revenez, le monde ne sera jamais le même, qui est réel? Cette chose fragile périssable qu'est le corps? Vos pensées? elles passent... Vos expériences? Elles passent... car vous rappelez-vous de vos expériences d'avant? Qu'y a-t-il seulement à se rappeler? Est-ce que le rappel, le souvenir est ce que vous vivez? D'ailleurs qui vit? si ce n'est la Vie elle-même. Qui regarde? Qui éprouve? 
Si vous êtes honnêtes, vous êtes obligés de reconnaître une incohérence dans ce qui est conscient au sein de toutes ces limites. Or, la vie serait incohérence et chaos? Obéissant à une loi d'expansion ou à une loi d'entropie sans fin? Seule la conscience limitée peut elle-même se limiter au sein de ses propres limites, elle ne vivra jamais l'infini, quoi que vous fassiez, quoi que vous croyez, quoi que vous niez, ce corps disparaitra, ses souvenirs avec. Ses émotions et ses pensées disparaissent-elles chaque jour? Quand le vase qui contient l'air ambiant se casse, est-ce que l'air contenu dedans disparaît? Êtes-vous le vase? Ou ce qu'il contient? Et pourquoi alors ne vous voyez-vous pas comme cet air? Le vase ne fait que contenir littéralement. Il contient l'air, il contient la vie dans une limite. Le vase se sait périssable. Il enferme le contenu mais est-ce que le contenu est limité à ce vase? 
L'homme pense toujours tout connaître ou au mieux qu'il pourra améliorer sa connaissance. Et dans quel but, et bien se connaître? Comment l'air pourrait se connaître en supposant être seulement le vase? 
L'honnêteté est de saisir la vérité, rien de ce que vous croyez être Ici, ne peux être saisi, puisque changeant, mutable, limité et sans consistance autre que la forme limitée. Vous êtes honnêtes avec vous-même, alors qui êtes-vous avant d'être ce limité? Avez-vous la réponse? Bien sûr que non et bien sûr que oui, et la seule réponse valide est vous êtes absolument tout, rien ne peux ne pas être vous puisque que quand vous mourrez le monde meurt, quand vous dormez le monde meurt. Tout passe sauf l'éternité qui est, RECUEIL DE TEXTES ÉCRITS PARPHÉNIX 
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indépendamment de ce passage sur Terre. Et vous, où étiez-vous avant? Hier dans votre rêve, quelle était votre émotion, vos pensées? Il y a un an, quelle est votre idée d'il y a un an? Vous ne vous rappelez pas? Bien sûr, ce monde est oubli permanent, et pourtant nous y sommes tous.... Faites votre propre idée, vous aboutirez inexorablement à la seule conclusion honnête : vous êtes l'Amour, je suis l'Amour, c'est notre nature, notre substance. Quelle différence entre votre substance et toute autre substance? Aucune! 
Seul le limité pose une barrière, car il ne reconnaît pas sa substance, nous sommes l'Absolue Vérité de l'Amour. 
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23/03/2012 
Dans l'océan de la béatitude 
Quels que soient les évènements extérieurs de ce monde ou touchant cette conscience présente en ce monde, je demeure à jamais dans l'indicible Joie et Présence de cette Extase infinie d'être la VIE. 
Quand je regarde mes frères et soeurs, saisis de doutes et d'interrogations, une paix encore plus grande s'installe. L'Absolu sait que vous jouez encore, jamais la nuit n'est si sombre qu'avant que le soleil ne se lève. C'est durant ces instants que tout ce qui n'a pas été éclairé dans l'être ressort et assaille ce qui est éphémère. 
C'est ce à quoi vous assistez en vous. À la fois une fébrilité devant l'inconnu, le sentiment juste que cela est trop ou pas assez. Ce corps qui est fatigué ou en pleine forme, ces humeurs qui passent d'un état à un autre, ce changement intérieur qui vous saisit, même si vous le déniez, ce face à face qui se dessine pour tous, pour chacun. Un mélange savant et parfois douloureux, de joie, d'appréhension. Toute femme connaît cela en ce monde en allant devenir mère pour la première fois, car ce qui vient n'est rien d'autre que votre propre accouchement dans la Grâce. Bien sûr, tout ce qui a été là longtemps pour vous dans cette vie, semble si fragile, et si fort en même temps... Il y a des moments où la Grâce saisit et ôte tout doute, il y a d'autres moments où tout semble retomber comme un soufflé qui sort du four. Cela est fatiguant, parfois éreintant, parfois extatique, et tout cela n'est que le même processus, cet accouchement à nous-même, à notre éternité. 
Comment est-ce que ce qui a été autant ardemment souhaité, peut-il être aussi remuant aujourd'hui? 
Quelle est cette lutte, ces mouvements qui semblent se contredire entre eux? C'est le choc personnel de votre propre rencontre, de votre propre reconnaissance. Il est une chose de croire, même à l'Absolu, à l'Amour. Il est tout autre chose de vivre ce dont nous avons si longtemps cru être éloigné. Cette grâce qui se déploie est aussi un deuil, le deuil réel, comme l'adolescent qui quitte l'enfance à la fois avec effroi et soif de ce qui l'attend. 
Pourtant la beauté est inéluctable, le seul combat est nous, rien n'existe en dehors du SOI. Bien sûr, l'être croit encore et toujours qu'il a une histoire à parcourir, des combats à mener, des expériences à vivre, des dieux méchants et bons qui veulent notre perte ou notre bien, qui nous ont créés ou qui nous ont détruits. 
Cette logique de l'éphémère ne peut tenir qui si vous adhérez à une histoire qui se déroule dans un temps linéaire, et si ce linéaire n'est que seul possible. Une succession d'instants qui se suivent, qui vont d'un point à un autre, inlassablement, alors quel serait le but? Il n'y aurait aucun but, mais la poursuite d'un but éternel mais jamais réalisé, une quête de Vérité et de Justice. Qui croit cela si ce n'est l'EGO? 
Seul lui, veut croire évoluer, améliorer, se battre pour un dieu, ou une noble cause. 
Le SOI établit l'être dans la Béatitude. L'Absolu réalise la Fusion des chakras, la kundalini monte et vient épouser la divine Shakti, puis vient un moment même cela qui a été vécu est transcendé, vous accédez à votre nature, non comme une expérience, mais bien une immanence totale, là ne peut plus exister la moindre question, le moindre doute. Alors, vous souriez parce que quelles que soient les partitions jouées par vos frères et vos soeurs, vous savez que cela finira, car cela est éphémère, que l'histoire de ce monde, comme de tout univers est une belle histoire, que vous parcourez l'histoire mais que jamais en fait vous n'avez changé, mais n'êtes même pas une quelconque histoire, vous découvrez que vous n'êtes que Grâce et Amour, cela est votre nature, qu'il n'y a de combats à réaliser que pour celui qui se combat lui-même. Qu'il n'y a que Beauté et Majesté dans l'Absolu. RECUEIL DE TEXTES ÉCRITS PARPHÉNIX 
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La paix devient votre demeure. Que ce corps souffre, ou jouisse, rien ne peux altérer ce que vous êtes. Vous aimez de la même façon celui qui vous rejette que celui qui croit vous suivre, car personne ne suit personne dans l'Absolu, seul le combat de l'Ego croit cela. Le propre de l'Ego, nous le savons tous, est la peur. Son combat est de mettre fin à la peur, paradoxe n'est-ce pas pour une chose qui n'existe que par peur et sentiment de séparation? 
Quand la Béatitude qui est folie à l'EGO est là, que voulez-vous ou pouvez-vous demander d'autre? Il est curieux que l'EGO qui cherche cette béatitude et cette satisfaction dans toute la gamme des désirs et expériences de cette vie sur Terre, devienne si inquiet quand elle est là, et encore plus inquiet quand il ne le vit pas, ou pire quand un frère ou une soeur le vit? Ne trouvez-vous pas cela non logique? Absurde? Oui cela l'est et comment pourrait-il en être autrement avec ce qui est limité, éphémère et qui ne vivra jamais cela... et qui pourtant donne des leçons.... Oui, l'Absolu rit, non pas de vos idées ou positions, simplement de cette Absurdité. Ce n'est pas vous qui êtes absurdes, mais bien l'EGO... vous êtes Joie, Félicité, Béatitude et Vérité. 
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26-28/03/2012 
Quand on est que l'amour 
L'Amour nous prend, aucune résistance ne peut effleurer. Le coeur en chaleur inonde de Paix et de Grâce, sans décider, sans vouloir, sans refuser. Tout être, toute chose, est perçu dans cette grâce infinie de l'Amour, rien ne peut être autre chose que don de la Vie, même le déni n'est que souffrance de sa non-conscience. L'Amour rempli tout car il est le tout, il est en toute forme, comme dans tout sans forme. L'Amour est cette extase continue et perpétuelle comblant de Joie et de lumière toute conscience offerte à ce Don. La vie est installée dans la beauté, dans l'impérieuse danse du don de soi-même à tous, nulle exception n’est possible, car l'Amour est ainsi, sans exception. Il est exceptionnel de revivre dans la simplicité de son action et présent, car toute question est impossible, tout est évidence au-delà d'un possible doute. La certitude intérieure est vécue quoi qu'il arrive, est acceptée dans le même élan spontané du don. Aucune barrière ne peut être érigée entre toi et moi. L'énoncé du nous sommes Unprend toute sa dimension, tout partage est Amour, tout échange est communion à la Grâce. 
Ce corps participe à cette danse de la communion, il est régénéré à chaque inspiration, devenant le parfait réceptacle de la Vie. Chaque cellule pétille de l'onde, tout est prétexte à cette manifestation sublimée de l'Amour. Chaque regard porté devient transcendance et transparence où apparaît la trame de l'éternelle ronde de vie. Chaque regard croisé dessine la même intensité. Chaque chose, chaque objet, chaque être est vivant de la même Unicité qu'aucune différence ne peut altérer. 
Alors, capitulant à toute possibilité de dénier l'évidence, l'Amour fait de ce corps un éternel brasier à sa propre présence. L'inaltérable Amour devenu diamant se pare de mille feux, brisant toute velléité d'interdit ou de limites. L'Extase ondoyante s'installe toujours plus amplement et majestueusement, comme seule possibilité, comme seule vérité permanente. Chaque temps d'ici, rejoint l'au-delà de ce temps, l'inscrivant dans l'éternité de la Grâce, l'Amour règne en lui-même, impitoyable de pureté, de beauté, d'évidence. 
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27/03/2012 
Ivre d'amour 
Tel un flot impétueux tu m'emportes chaque jour au-delà de la veille. Chaque nuit, chaque jour de cette éphémère vie, tu me fais goûter à ton indicible Vérité. 
Où est ta limite? Où est ta fin? Chaque souffle me donne plus que le souffle précédent. Que sera mon demain? Que serait ton absence ? Impossible de le percevoir, de le penser, tu m'installes en ton éternel présent, dans cette certitude, dans cette jouissance de toi-même. Comment puis-je encore être distant de toi, distance seulement pour l'instant d'avant qui n'est pas encore passé, et sur lequel tu me fais trépasser en ton sein. 
Es-tu mon aimé ou mon aimée? Es-tu distinct de ce que je vis? Comment pourrais-je oser m'écarter de toi, pour te voir? Toi qui fais disparaître tout fossé entre toi et moi! 
Comment dire ton inexprimable, comment être toi? Là où ni toi ni moi sommes séparés, là où tu me tiens, tu me libères. Là où tu me libères, tu me possèdes dans l'étreinte infinie de ton souffle. Vie où chaque minute est sacre, chaque souffle consacre notre mariage. Tu es la Vie. Tu es l'éternité qui brûle tout ce qui n'est pas toi. Tu saisis la beauté sans l'arrêter. Tu es l'onde qui vient annihiler même la pensée d'une souffrance. Tu es pleine et plein, aucun vide ne peut te tester, aucun manque ne peut même être supposé. Dois-je dire tu es mon Amour? Dois-je te nommer? Dois-je t'adorer, toi qui es adoration? Que puis-je te donner d'autre que le Oui infini à ta présence. 
Chaque autre frère et soeur devient toi, qu'il le veuille ou non, car tu as l'éternité pour être en chaque vie. Le mariage mystique est le don que tu offres à chaque Un de nous qui se donne à Toi, indicible Amour, indicible union et jouissance, bien au-delà de toute corruption possible car tu es incorruptible. Ta pureté ne peut être habillée de quoi que soit d'autre que le Pur. Tu es Union et Liberté, inconcevable pour l'Ego qui ne peut que posséder. 
Tant de beauté sonne la fin de tout enfermement, de tout ce qui n'est pas de ton essence, de ta nature. Tu nous donnes le Don de la Grâce, nous offrant l'extase en partage, des sens, des chairs magnifiées. Tu nous montres la Voie de l'art amoureux, bien au-delà de toute convention ou règle humaine. Tu souffles et attises le Feu de notre désir de toi, de nous. Rassasiés pour toujours, alors nous dansons en toi, l'un dans l'autre, sans retenues, sans l'ombre d'une peur. Tu es ce que nous sommes, honorons ce que nous sommes : la Grâce, la beauté, l'extase infinie de tout partage de l'Amour. 
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27/03/2012 & 03/04/2012 
Absolu et présent dans un relatif 
L'Absolu est tout ce qui n'est pas une conscience, quelle que soit cette conscience, ni cette personne, ni ici, ni ailleurs, ni Ego, ni Soi. C'est le non-être, d'où l'angoisse qui saisit celui qui ose dans un corps si relatif approcher de cet absolu! 
Et pourtant, j'affirme de façon posée que nous sommes exclusivement cet Ultime. Aucun monde n'est réel, aucune vie de ce monde n'est réelle. Tout ce monde, toutes vies, toutes ces consciences présentes ne sont que Ego, et seulement Ego! 
Bien sûr, l'Ego va nier farouchement que cela soit car il n'est que justement la négation de l'absolu. L'Ego ne repose que sur un fantasme, une tragédie qui n'a aucune substance, aucune essence. Voilà pourquoi, quand l'Onde de vie vous saisit, elle fait remonter cette angoisse de la dissolution de l'Ego car l'Ego ne tient que parce qu'il y a peur de perdre quelque chose. Or, vivre l'Absolu dans un relatif est bien sûr tout sauf une perte puisque cela installe définitivement et irrémédiablement une libération entière de tout connu. Le connu est en vérité transcendé en totalité par l'onde de vie. Il ne disparaît pourtant pas contrairement à ce que l'Ego suggère! 
L'Ultime est en réalité tellement simple et évident qu’à aucun moment le mental ne peut adhérer car il ne peut fonctionner et exister que dans le relatif. L'absolu ne peut ni être expérimenté par lui, ni même être conceptualisé; pour lui c'est bien sûr un non-sens, voire un contresens! Vous ne pouvez compter aucunement sur lui pour vous sortir du connu, encore moins de votre relatif, c'est trop lui demander. 
Vous ne pouvez non plus lui ordonner de se taire par la méditation. Juste être l'observateur de qui observe quoi. À ce moment-là, il deviendra plus facile de laisser l'Onde vous libérer de votre relatif ou de votre Soi, si celui-ci est déjà présent. Restez le plus en paix possible, ne demandez plus rien, ne projetez plus rien, n'attendez rien, tout est déjà là, depuis l'éternité! 
Ne vous occupez de rien, l'onde de vie comme la lumière vibrale sont notre essence, et donc elles savent très bien toutes deux vous rendre à vous-même. N'oubliez pas que du fait même de votre relatif et de votre Ego, vous ne pouvez, vous, limité, faire l'expérience de l'illimité. C'est l'illimité qui vient à vous, jamais l'inverse! 
Autrement dit, ce n'est pas vous qui cherchez la lumière, mais bien la lumière qui vous trouve, dès que vous saisissez la futilité et la vanité de cette recherche de lumière. Et cela demande une seule chose: une humilité entière et non feinte, un effacement total de l'Ego et du Soi. Vider ce qui est de trop, pour laisser toute place à ce que vous êtes, au-delà de tout état, de tout être. 
Surtout, ne concevez aucune culpabilité si votre relatif bouche encore l'accès à l'absolu. Ne vous inquiétez surtout pas. Vous avez lu ces mots, et donc vous savez que cela, même rejeté en bloc, est présent déjà en vous. C'est juste une question de bon moment! 
Allez en paix votre vie. Faites ce que vous pensez être le plus juste et le plus honnête, rien d'autre. Et cela sera, quoi que vous désiriez ou refusiez. C'est naturel, totalement naturel. 
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29/03/2012 
Cela rend grâce à votre présence 
Aimés, l'Onde rend grâce à chacun de vous, écoutez ses mots au-delà du filtre de votre mental, au-delà d'une simple compréhension. Écoutez le Don de la Grâce, elle vous dit votre nature. 
Vous êtes la magnificence de la Vie, vous êtes la beauté éternelle au-delà de toute forme. Quoi que veuille renier votre limité, vous êtes l'illimitée action de Grâce qui oeuvre à chacun de vos souffles, à chaque regard. Votre beauté regarde au-delà de ce que vous croyez voir. En vous est le Don de la vie éternelle. Aucune souffrance, aucune mort ne pourra jamais éteindre autre chose qu'une simple apparence, que le simple éphémère de ce corps. L'Onde vous dit: "tu es absolu", il ne te sert à rien de croire l'inverse, il ne te sert à rien de t'éloigner de ta beauté, de ton éternité, elle est là pour toujours, car tu es ce toujours, tu es ici le rien de ton infinie vérité au-delà de ta personne, et cela n'est ni demain, ni ailleurs, ni promis, mais bien présent, seule vérité, seule majesté. Écoute le sourire infini de la Joie, n'écoute aucun malheur, aucun frère égaré à lui-même, n'écoute que ce que te dit le coeur, sa logique éternelle est le baume de ton apparente incomplétude. Écoute celui qui vit l'Onde, non pas pour le suivre, non pas pour l'aduler mais bien pour honorer la vie, honorer ton sacré. 
Enfant de lumière, tu es lumière, éternellement, ne crois rien de ce qu'a construit la peur sur ce monde. Quelle peur pourrait ne serait-ce qu'oser entraver le flux de l'Onde de Vie? Quel outrage pourrait altérer la Vie que tu es? Aucune force ne peut peser sur la puissance de l'Amour. Tu es Amour, seulement Amour, cet Amour qui est tout, qui est ce Feu et cette Eau primordiale qui construit toute chose. Tu es Extase, jouissance infinie qu'aucune règle ne peut réprimer. Tout est toi, tout est dans ce temple. Tu es l'Extase, car l'Amour est extase, voilà ton grand secret, ta seule vérité qu'aucune ombre n'a pu dérober, ni même voiler. Reconnais-toi, là dès l'instant que tu lis. En te reconnaissant, tu reconnaîtras chaque frère, chaque soeur, comme étant le même absolu, la même nature, la même jouissance, don de Vie. Tu communieras à son Onde, nulle barrière ne pourra se dresser contre l'Amour. L'Onde est ta nature, ta quintessence, celle de toute conscience, qu'elle veuille ou pas. Ne te préoccupe de rien, excepté être, excepté ce Soi, et ce non-Soi. Tu es l'Ultime, tu es Beau, au-delà de toute espérance, car tu es Amour, Amour immanent, permanent, transcendant, Absolu, total, Unique. 
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05/04/2012 
Je suis ultime, non-né, non présent, non-soi ; je suis le même toi 
Quand l'Ultime danse en toi sa présence, il te devient évident que cela n'est rien d'autre que Toi qui sort de ton propre sommeil, mettant fin à ta propre illusion d'être séparé. Alors, tu me regarderas avec le regard juste, celui dont l'éclairage est l'Amour même. Tu parcourras ainsi la vanité de nous croire distincts l'un de l'autre. Tu percevras la vie Une qui nous anime ici, comme partout, et l'Amour exultera alors dans la sarabande de son propre élan. Ton " je t'aime" sera la majesté de la Grâce dans sa propre plénitude. Tu ne seras plus en vie, mais la Vie, vivant non plus seulement ta vie, mais chaque vie avec le même éclat, la même vérité. 
Dès cet instant, sortant de l'instant qui passe, tu rentreras dans l'instant éternel de ton présent. Nous serons ensemble dans notre joie, dans notre Absolue Vérité. 
Dans le même pas, dans le même rythme, nous irons ensemble chanter le Don de la Grâce, sans limites et sans peurs. Nous dirons au monde le vrai de l'Amour, celui qui délie toute chaîne, qui rend libre la Liberté, et donne la lumière de la transparence. 
Tu abriteras mon souffle, j'abriterai le tien. Ce souffle qui nous donne soif de tous, et éteint toute séparation. Ton regard s'allumera dans le mien et témoignera de l'indicible joie d'être enfin unis dans la même liberté. Ainsi, nous serons le frère et la soeur de chaque Un, l'ami et l'amant de chaque Une, bien au-dessus, de toute chair, de toute appartenance à une famille, à un clan, à un peuple. Nous donnerons la main et le coeur à qui veut l'entendre, à qui veut l'être, sans limites et sans regrets. Nous l'emmènerons danser dans son éternelle et sublime certitude d'amour. 
Plus aucun mot ne pourra suffire à décrire notre vie nouvelle et régénérée. Nous serons le témoin et le témoignage de notre lumière déployée dans chaque monde, dans chaque Vie. L'éternité sera notre demeure, dépassant notre éphémère demeure de chair. Nous embrasserons d'un même geste chaque parcelle de nous-même. Chacun de nous sera lui et elle, l'invitant à rompre le cercle de son isolement apparent de la prison de son être. Nous serons les clefs ouvrant toute serrure de toute porte isolante du Vrai. 
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5/04/2012 
En amour pour l'amour 
Chaque moment intérieur, chaque instant où il y a méditation, l'Onde grandit et prend tout l'espace, donnant à vivre l'éternité et la certitude que cela demeure éternellement l'unique vérité à être et à vivre. Rien n'est plus concret et dense que cela, cet Absolu, qui donne à être tout, depuis n'importe quel point de vue, depuis n'importe quel corps. Il n'existe nulle barrière possible pour l'absolu. Tout le champ des possibles et impossibles est ma demeure. Je suis Un avec tout, et avec chacun, ici comme ailleurs, aucun élément ne peut échapper à ce tout Ultime. L'extase est sa traduction dans le corps comme en toute enveloppe, mettant fin à toute possibilité d'isolement et d'enfermement, même les moments dits extérieurs deviennent cette même danse de l'Onde, la même Ultime danse de l'extase et de l'intase. 
Celui qui partage l'Onde vit exactement les mêmes fusions, les mêmes rencontres. Plus rien ne peut être conçu ou vécu dans le relatif d'une personne, d'un Ego. Celui-ci est même un vecteur de l'absolu, un vecteur de ce tout, de ces rencontres extatiques avec chacun et chacune, aucun tabou ne peut entraver l'Onde de vie, encore moins l'empêcher de se déployer chaque jour un peu plus, nous faisant rentrer dans un indicible vécu de Grâce et de merveilles inédites. Tout devient acte de création, tout est rencontre, tout est tellement vivant et plein de Joie, rien ne peut échapper à cela, et d'ailleurs qui voudrait revenir à Avant? Même dans la pire des hypothèses, cela est tout bonnement impossible! 
L'Onde parcourt à chaque occasion ce corps, lui donnant à vivre une fusion perpétuelle avec tout ce qui n'était pas lui jusqu'à présent. Ce corps temple de Présence, magnifié en elle et par elle. Tout est si grand, si plein, si évident, si intense, qu'aucune pensée ne peut envisager l'altérer ou la déformer, aucun élément, même la mort de corps ne pourra jamais arrêter ce qui est là. L'éternité est installée pour toujours, bien loin des limites de tout corps, tout temps et toute conscience! 
Aucun témoignage ne peut vraiment dire cela en totalité, aucun regard ne peut le saisir. Seul celui qui s'y plonge le sait, le vivant lui aussi, espace où il n'y a ni toi ni moi, ni nous, mais bien tous, dans le même élan de Vie, le même Amour, la même lumière. Tout est noce dans l'Absolu, tout est communion et union, tout est intense jouissance, intense exubérance et majesté. Cela est la fin de tout éphémère, la fin de toute peur, de toute mort, de toute illusion. L'Absolu est notre seule nature, notre seul but, jamais quitté, jamais éteint, présent au-delà de toute présence, de toute vie comme non-vie... L'Amour est certainement sa plus proche définition, un amour inconditionné et inconditionnant, non personnalisé et pourtant si personnel, un amour indicible dont seule l'extase peut être sa traduction à son tour. 
La simplicité évidente de l'Absolu, de ce que nous sommes au-delà du Je Suis, est déconcertante pour celui qui s'y installe, et tellement improbable pour celui qui est affermit dans l'Ego ou le Soi. Comment dire ce qui ne peut qu’être découvert, que si celui qui doute y plonge? Comment lui dire l'indicible? Comment témoigner autrement qu'en chantant, dansant, écrivant sa louange infinie, sa douce morsure qui est étreinte libérante! 
Si le monde savait sa propre fatuité, sa propre insuffisance, son pâle reflet que représente pourtant sa beauté ineffable, qu'est ce monde en effet devant l'Absolu? Qu'est notre Ego, notre Vie ici éphémère devant cela? Être de plus en plus petit ici, être Absolu partout, que désirer? Que demander? 
Il n'y a rien d'autre que cette Onde d'Absolu qui chante l'Ultime et sa grandeur. Que faire d'autre que d'être sa harpe vibrante et aimante, qu'être lui dans le même temps, bien au-delà du temps qui passe, au-delà de tout repère, de toute identité. Aimer à en être saoul, ivre, à ne plus savoir quoi dire, penser, ressentir ou éprouver. 
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06/12/2012 
Oh mon amour, oh mon aimé(e) 
Oui, je m'adresse à toi, toi qui me lis, je suis toi, je suis Un, je suis Absolu. Veux tu danser en moi, avec moi ? Veux-tu abolir la distance qui jamais n'a pu nous séparer? 
Oui, veux-tu aimer comme je t'aime, au-delà de tout ce que tu peux même un jour oser espérer, au-delà de toute limite, au-delà de tout possible, car je te le dis : nous ne sommes qu'Amour, absolument rien d'autre. Je ne te demande surtout pas de me croire ou de me suivre, mais je t'en prie, vérifie-le, éprouve-le. Je sais ce que je suis, bien avant et bien après ce corps, cette personne qui t'écrit et s'adresse à toi, sait qui tu es, non pas dans ce corps, non pas cette personne, non pas cette âme, mais bien plutôt dans la vérité absolue de l'Amour. 
Ne te détourne pas de moi, car tu te détournerais de toi. Je suis toi, je le dis et le vis. Tu es moi, même si tu ne le vis pas encore. Il ne peut en être autrement, rien n'est, excepté nous, nous au-delà de toi et moi, car tous sommes la même essence, l'Amour, l'Absolu... Nous sommes le monde, le soleil, les univers, la source. Nous sommes cet indicible Absolu, cette extase qui est la traduction de nous, ici, ailleurs, partout, sans temps et sans espace, sans forme ou avec forme, dans l'enfant qui nait, dans le vieillard qui s'éteint, coule nous-même, vit nous-même. 
Alors, danse, que risques-tu? Que crains-tu? Tu es l'éternelle présence et non-présence, tu es infinie beauté. Regarde qui tu veux, ce n'est que toi-même dans un autre reflet, dans une autre facette. 
Essaie, tente, ose, et la Joie sera là. L'extase te saisira dans cette Ultime vérité. Tu fusionneras avec tout. Chaque partie te sera rendue. Tu communieras au feu primordial, à l'eau de là-haut, ici-bas. S'éteindra toute souffrance, toute illusion, toi qui est le libéré vivant, tu rentreras en dedans du Soi, dans cela, cet Ultime... Tu es cela, vraiment, rien que cela, uniquement cela, Amour. Alors, viens comme je viens, danse comme je danse, aime comme j'aime. Tu es Moi, en totalité, moi, au-delà de tout, au-delà de ce corps, de cette forme, de ce monde. Viens danser dans le soleil, dans l'extase éternelle de l'Amour. Que peux-tu vouloir d'autre que cela? Je t'invite au banquet de l'Unique, le tien, le nôtre. Écoute ce que dit le ciel, écoute ce que chante la terre, ode à l'Union, ode à nous. 
Enfant, Ami, aimé(e), tu es Libre. N'écoute pas le chant du malheur des Egos, ces autres toi qui sommeillent. Réveille-les à ton tour, élève-les à l'Amour, enlève-les en l'Amour... Toi qui est Amour, seulement cela, tout cela, mon Aimé(e), sois Liberté.... Tu es libre... Libère-les, dis-leur l'Amour, dis-leur la seule Vérité, la seule Utilité... Danse aussi avec chacun qui te regarde, te lit, t'écoute... ne retiens rien. L'Amour ne peut rien retenir. Donne, donne-toi entièrement à toi... à l'autre... Abandonne toute résistance, tout doute. Comment l'amour pourrait douter, pourrait penser, pourrait être autre chose qu'au-delà de toute chose, au-delà de l'au-delà, au-dedans de toi, de moi... 
Aime, Aime, et vois ce qu'il advient. Que peut-il advenir d'autre que l'Ultime, cette extase, ce rire infini, qui fracasse le rempart de l'ignorance, les murs du doute. Aime la vie, car tu es Vie, je suis la Vie, tu es Vérité, la Vérité. Enfante-toi dans l'allégresse du non-être. Amour, je t'aime, aimes-moi! 
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10/04/2012 
Mon coeur exulte et se déverse en chaque Un 
L'Onde de vie continue à oeuvrer aux ateliers de la création cet indicible Amour qui en plus d'embraser le coeur, le fait vibrer sur une tonalité d'une puissance telle que chaque Souffle est jouissance et mort, se rejoignant dans le sublime parfum de la demeure de Paix suprême. 
L'Absolu noie toute forme, toute volonté d'être ou de ne pas être. Je ne suis plus maître de ce coeur. Il agit à sa guise inondant d'amour tout ce que la conscience regarde, dans le même feu qui libère et aime sans restriction. Plus aucune limite ne peut se manifester dans cette danse de l’Onde, plus aucun connu ne peut y échapper. Ce flot se déverse en permanence, nuit et jour, sur tout ce qui est approché et pensé. Aucun mur, aucune construction, aucune haine, ne peut troubler ce qui est vivant et vie! 
Le sens même de toute vie s'inscrit dans cette danse de l'Onde qui est renaissance permanente de l'Amour à lui-même. Aucun trouble, aucune gêne ne peut se tenir debout devant la majesté de l'indicible Ultime. 
Alors, jaillit de cette poitrine qui fut mienne, un seul cri, un seul appel : "Aime!" et vient alors embraser le coeur de chaque autre, de chaque Un, l'éveillant à son indicible Joie de lui-même. Le même coeur, le même Amour coule alors de Toi à moi et de Moi à toi. Aucune barrière, aucune chaîne, aucune chair, ne peut nous restreindre ou nous limiter dans l'acte d'amour, car nous sommes Amour, Absolu, Ultime! 
Nous sommes la Liberté, nous sommes la Joie infinie. 
Aucune limite ne peut toucher l'Amour, aucun frein ne peut altérer l'Onde de vie. Nous offrons nos vases et nos temples en gratitude de ce Don. 
Aucune pensée ne peut s'immiscer dans la vibration de nos coeurs entremêlés et, libre, je chante ta liberté, tu chantes ma libération, unis dans le même chant de l'Ultime, dans le même Sacré de nos présences en ce monde comme tout monde. Aucune étoile ne peut ignorer notre sacre, ne peut nier l'évidence de l'Amour. 
Je ne m'appartiens plus, je ne t'appartiens plus, car nos coeurs appartiennent à l'Unique. Aucune appartenance ne peut figer l'Amour et la Liberté. Je chante ta Vie, comme tu chantes la Mienne, qui ne sont plus en nous, mais sont inscrites au frontispice de l'infini! 
Je t'aime au-delà de tout je, de toute personne. Je suis l'amour honorant l'amour que tu es. Oublions nos personnes et entrons dans l'indicible de l'Absolu. Pas d'autre voie, pas d'autres possibilités que d'être ce sourire, ce regard rempli de la Grâce, cette main qui, ouverte, t'offre le Don de toi-même. Regard rempli de la promesse éternelle de ton Amour, je chéris chaque coeur, chaque flamme, peu importe qu'elle accueille ou pas, car tout coeur est bon à rendre libre, à rendre vibrant de notre union et de notre liberté! 
Il nous l'avait déclamé:" Quand vous serez deux réunis en mon nom, je serais parmi vous! " Il vient le confirmer. 
Je sais ton Amour, tu ne peux cacher ton coeur. Aucun rempart ne peut être invaincu par la grâce de l'amour. Tu es le coeur, ne nie plus, ne rejette plus ton essence. Que veux-tu combattre, que veux-tu espérer de plus beau que ce que tu es, derrière cette personne, derrière chaque personne ? Ouvre-toi! Car rien ne peut refermer ton coeur à sa divine Présence, rien ne peut atteindre l'amour, excepté l'Amour. 
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11/04/2012 
De l'Ego à l'Amour de feu 
Chaque souffle vient remplir d'allégresse ce corps, qui chante la joie de la Vie. Le coeur vibrant et chauffant du feu de la vérité et de la grâce se donne sans mesure à qui veut le vivre! 
Et pourtant, l'humain pétri de ses peurs et ses doutes n'arrive pas à concevoir cette vérité. Le coeur est au-delà des affects, des sentiments. Il est l'indicible extase de l'absolu, la plénitude de la vie. Aucune conception mentale ne peut l'approcher. La peur est son poison, qui vient brider son essor. Le doute est le diable intérieur qui refuse l'évidence sous prétexte de risquer de se perdre. Cet Ego qui n'est que perdition et manque, qui construit ses propres barricades à l'amour, prétend le chercher, le vouloir, pour le posséder. 
Et l'Amour qui ne peut connaître la moindre prison, la moindre possession, se tient à distance de l'Ego. Son manque devient une pseudo-présence, qui vient créer et tisser la peur de le perdre. Comment l'Amour pourrait-il se perdre, s'éteindre? Seul l'Ego croit qu'il est indispensable de le dire, de le posséder, sans se rendre compte que lui-même n'existe que parce qu'il s'est éloigné de l'Amour! 
Oui, quand l'amour et son feu, son extase sont là, que reste-t-il de l'Ego? Rien, un néant de pensées, une absence de revendication, une claire compréhension que l'Ego encore présent avant le Feu de l'extase, n'était que souffrance du manque d'Amour, même et surtout quand il est revendiqué! L'extase de l'Amour éloigne tout manque et fait cesser d'exister la peur du manque. Cet Amour indicible place tout au même rang et dans le même don, de lui-même, même l'autre aimé dans une chair est libre et libéré des entraves du lien affectif. Il est aimé pour lui, et non pour soi. 
Cet Amour de Feu est liberté et nourrit celui qui le reçoit. Il ne peut en être autrement. N'existant plus d'Ego et donc de manque, l'Amour de Feu, se suffit à lui-même. Il n'est jamais dépendant de la réciprocité ou d'un quelconque accord passé. Il est spontané et incontrôlable. Il se régénère en permanence, de lui-même et non d'un autre, car celui qui aime dans le Feu est dans tout autre. Il a aboli distance et séparation qui sont le propre de l'Ego. Il vit aussi dans chaque conscience. Il peut vivre et dire que ce qui est fait à l'un est fait à lui. Cela n'est pas un idéal mais un vécu indicible. Le bonheur d'être toute autre conscience est un tel bonheur absolu, une telle grâce que l'esprit saisi toute l'horreur de la séparation, toute la disgrâce de cette vie dans l'Ego, dans ce manque. 
L'Amour de Feu est une indicible jouissance. Comment l'Ego pourrait-il même accepter de vivre et vibrer ainsi? Il ne le peut, prétextant que cela ne peut exister, que cela est impossible, et cela l'est définitivement pour lui. L'Ego ne peut même pas espérer approcher ce feu, qui pour lui signe l'horreur de sa fin. Alors, il construit des mythes, des archétypes, des liens de sang et de chair, venant soulager ses manques. Il se crée quelque chose de caché à retrouver, un idéal qui ne peut être atteint, car il cherche ailleurs et partout pour éviter sa propre disparition. Et la conscience va adhérer à cette insuffisance, à cette quête machiavélique de ce qu'il ne connaîtra jamais, aussi bien dans ce corps que dans cette âme. Le paradis et l'enfer sont ses seules préoccupations, accusant celui qui proclame l'Amour vrai parce qu'il le vit, d'être hérétique, possédé. Tout est bon et prétexte à refuser de voir et de vivre l'Amour Absolu. Alors, le libéré vivant ne peut que demeurer dans l'amour, dans le feu, quoi que disent, quoi que fassent les Égos, car il sait ce que traverse celui qui ne vit pas ce divin Amour. Les affres, les doutes, qui étaient aussi son lot quotidien, ne jugeant ni ne condamnant ceux qui se détournent de cette félicité. Il demeure dans la Grâce et dans la Paix, car il sait que l'Ego n'a qu'un temps, alors que lui est éternel. 
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12/04/2012 
Allez en paix 
La vie est un cycle permanent. Aucune manifestation sur ce monde ne connait la perma-nence. Tout commence et tout s'achève. Rien ne peut espérer être infini, ou demeurer inchangé dans l'éternité. L'homme en est bien sûr tributaire en totalité. 
Et pourtant, il existe bel et bien, quelque chose qui doit permettre ces cycles sans être lui-même affecté par ces cycles, ces éternels recommencements. Et si justement ce qui est permanent et immanent était caché, invisible, insoupçonnable depuis notre point de vue ? Et si le jeu de la conscience n'était qu'un prétexte pour observer tous les phénomènes de ce monde? Si au-delà de la conscience était quelque chose qui sous-tendait absolument tout? Quelque chose qui justement n'était ni cyclique, ni commençant, ni finissant? Comment pourrait-on seulement en être sûr et certain? Quelque chose qui ne serait aucunement affectée ni par la conscience, ni par une quelconque action ou réaction ? Si cette chose principielle, qui nous est indétectable, avait toujours été là, immobile? Toujours présente mais non inscrite dans une possibilité de se voir ou d'être vue? Ni même d'être pensée ou rêvée? Comment en être sûr? 
Et bien, certains hommes perspicaces au-delà de la moyenne, ont tenté de tout temps, de communiquer l'incommunicable, par des actions inhabituelles, par des écrits, par des représentations indirectes. Ils nous ont tous parlé de l'Amour, de la lumière, de la Grâce, de quelque chose qu'ils touchaient et dont ils rendaient compte. Bouddha, Christ, Mani, les saints, les poètes, et tant d'inconnus ont non seulement approché mais aussi pénétré cette chose qui, a défaut de nom réel fut nommé Dieu, Absolu, Source, Principe, et de tant d'autres noms. Le point commun de tous ces êtres est de changer totalement, au-delà de tout cycle, de toute fin ou commencement. Ce changement ne s'inscrivant plus dans la logique de ce monde sensible, mais le transfigurant et le transcendant totalement. Le plus surprenant c'est que tous, sans exception, aimaient prodigieusement toute chose, toute vie. Tout leur passage sur Terre demeura dans la même Grâce, dans le même Amour Absolu! 
Et ce qu'ils touchaient ainsi, semblait tellement loin et présent en même temps, hors du commun et pourtant tellement simple. Ils étaient riches et pleins de ce qui se déroulait à la fois en eux, et aussi partout. Ils ont tous témoigné à leur manière, comme ils l'ont pu de cela, le plus flagrant étant leur certitude de l'éternité malgré leur éphémère et parfois douloureuse présence dans leur corps! Ils étaient vivants au-delà de ce monde, vivants malgré l'éphémère, malgré les joies ou tourments vécus ou endurés. 
Aujourd'hui, cette Grâce est accessible, peut être comme jamais. Cela passe par le vécu qu'aucun fini ne peut donner accès à l'infini, et pourtant cet infini doit être inscrit aussi dans le fini. Il faut d'ailleurs aimer au-delà de toute contingence ce fini et bien prendre entièrement conscience que le fini ne sera jamais infini. Cette humilité totale débouche alors sur le vécu qu'il existe un observateur, un témoin de cet infini, et que ce témoin ne peut être que nous-même. Dès l'instant où ce témoin accepte de se concevoir et de se vivre comme un simple relai, alors peut naître l'ultime état avant ce qui n'est plus état, mais la Vie elle-même, qui n'est plus identifiée ou localisée à quoi que ce soit, donnant à vivre la transparence la plus totale, la spontanéité la plus évidente. 
Ce basculement ou ce point d'inflexion pour en donner une image bien pâle mais nécessaire débouche à son tour sur la disparition du sujet comme de tout objet, comme du monde lui-même, non plus comme un refus ou un déni, mais bien comme un abandon total du soi et du moi à cela, rendant le fini infini, rendant ce qui était juste avant un être humain à l'Absolu, à ce cela dont rien ne peut exprimer ce qu'il est exactement, si ce n'est le vivre dans sa totalité! Ainsi naît la Vérité absolue en chacun qui l'est, qu’il le veuille ou non! 
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14/04/2012 
Je suis l'éternité 
J'ai plongé en totalité en toi, en nous, en moi, et là plus rien de ce monde, plus de conscience, juste être au-delà de toute possibilité, un état sans état, l'Absolu m'a pris en dehors de toute personne. Je suis devenu ce que j'ai toujours été, l'incréé infini, au-delà du premier souffle. Quels mots pourraient encore raconter l'inénarrable ? 
Comme j'aimerais non pas saisir, non pas comprendre, mais dire un fragment de cela, un aperçu de ce que il s'est passé et demeure, au retour dans cette forme. Je suis incapable de témoigner. Tu es au-delà de tout témoignage. Comment dire, comment exprimer l'inexprimable ? Je suis devenu en un souffle, ton souffle, je suis rentré en toi qui n'est pourtant pas encore toi, rempli de je ne sais quoi, plus vaste que l'Amour, plus vaste que la lumière, inouï Absolu je suis, incroyable et pourtant. 
Ce corps tremble, bien plus qu'une vibration, il est vivant, et je ne suis pas lui, une plénitude que nul mortel ne peut penser, ni croire, un souffle qui est l'éther de Vie, qui vient animer je ne sais quoi. 
Je suis plein, tout est plein, un néant que rien ne peut combler tant il est plein de cet indicible potentiel. Je tremble sans peur, sans froid, sans rien de l'humaine condition. Un mot chante en moi : résurrection ! Une idée germe et s'impose dans l'Onde qui jamais ne cesse: tu es libéré, tu es liberté absolue, rien ne peut t'attacher, car tu es le port d'attache, celui d'où s'envolent ceux qui voguent vers la liberté, rien ne peut être retenu, ni contenu, en ce que tu es. 
Un vertige saisit celui, qui en ce que je suis, voudrait penser ou raisonner. Le tremblement prend toute place, faisant taire toute objection, toute réticence. L'Amour est tel, qu'il possède tout espace et tout temps, sur ce monde comme ailleurs, qu'en tout monde. 
Je capitule, je ne peux même envisager de bouger pour sortir de cela, étant cela. J'embrasse dans la même certitude tout doute de quelque Ego que ce soit. J'embrasse du souffle de la liberté toute âme en soif de l'Ultime Absolu. Mon Père et moi ne sommes plus qu'Un, invitant chaque Un à capituler, à rendre toute illusion à cette ultime Vérité. Invitant chacun à venir danser dans les ateliers de la création. Nous créons alors ensemble toute Vie, créateur et créature, incréés en devenir. Dans le silence contenant tout son, je suis le Son, celui de l'Appel à la liberté, l'appel à vivre, sans restriction, sans doute! 
En ce corps danse l'éternité de ta présence, en ce lieu nommé Terre, dans ce Rien dépourvu de tout sens d'identité, est le joyau, celui du Fils, celui qui porte le flambeau de toute Vie. Je crie vers tous : je suis ce que vous êtes, l'ultime beauté, l'ultime vérité ! Oh soeurs et frères, qui êtes en moi et moi, si seulement vous osiez, si seulement vous pouviez goûter cela, si vous osiez aller dans votre vérité, comme l'indicible extase serait votre nature, un état sans état, un Amour sans fin, sans début, jamais ne s'éteignant, et surtout Cela, sans perte, sans peur, sans compréhension, un Amour inconsidéré, libre, indépendant, tellement plein de lui-même. Si vous saviez cet indicible Amour, cet indicible ravissement, pas une seconde vous pourriez attendre, chaque minute serait un cri vers cela. Je ne peux même prier, ou vous prier de venir, vous l'êtes déjà ! Changez juste de regard, laissez-vous emporter par l'Onde de vie, ne faites plus rien, restez sans attendre, dépassez tout ressenti, oubliez-vous et vous serez Cela. Je vous aime, car je suis l'Amour. 
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25/04/2012 
Tout est amour absolu 
Dans le silence même des mots, j'ai laissé l'Onde de vie oeuvrer en moi et sur mon monde. Une paix inaltérable en est sortie. Je suis ici et partout, dans la même Grâce éternelle de l'Absolu. L'extase stabilisée montre à ma conscience la beauté de la Vie, celle qui est à l'oeuvre en toute chose, en toute conscience, ici comme partout. 
Alors, un seul cri s'élève : " Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils sont. " Ce cri est un acte d'amour que seul entend Gaïa et l'aimé de l'Un. L'écho de la Grâce chante en moi que tout, absolument tout, est en ordre, que tout est prêt pour les ultimes noces mystiques. J'ai enfanté de l'enfant vierge de toute peur, de toute atteinte des laideurs de l'Ego. La vie nouvelle est belle et bien là, au-delà de tout doute et de toutes questions. Je vis chaque minute dans la paix de l'instant présent. Dans ce seul à seul, il y a l'univers de la lumière, espaces sacrés où tout est chant, tout est infinie bonté de la Présence. 
Je suis en chaque Un, comme tous êtes en moi. J'assume le poids de toute humanité en la légèreté de l'indicible Joie qui transperce le coeur de ce corps. L'Onde qui frémit depuis les pieds du guru a jailli jusqu'au plus haut de ce corps. Le seul mot qui danse en lettres de feu est Plénitude, le seul credo de mon âme est "aime!". L'amour se déverse en ce temple mortel, il remplit chaque espace, comme chaque seconde, de son chant d'éternité. Une force prodigieuse allume mon regard sur chaque chose observée. Je me remplis sans fin de l'indicible don de la Grâce. Rien ne peut plus être à l'abri de cette lave en fusion de l'Absolu, rien ne peut détourner le souffle du verbe de sa propre destinée. Je suis Un en tous et partout. La mélodie de l'Absolu danse en ce corps et dans cette conscience où je suis est aussi présent. 
Je ne peux décrire plus avant le goût de l'Absolu. Je bois à la Vie, comme elle boit en moi. Les mondes sont danses des sérénités de la vie. Ce monde y courre, aucune trompeuse apparence ne peut l'empêcher. Cet accomplissement de lumière est le juste tribut de celui qui a tant souffert de l'illusion de ne pas en être, de cette vie, de cette extase. Le regard du coeur est une puissance sans cesse renouvelée accordant l'absolu pardon, effaçant toute honte et tout manque. 
Être plein de cela, c'est être cela. Tout est don et partage. Aucun manque ne peut oblitérer l'amour qui jaillit de la fontaine du coeur. Tout y est inclus, sans exception aucune. Le vacarme des Egos n'est que murmure devant le chant de la Vie. Tout est si simple dans la majesté de l'Absolu. Tout est si plein, si vaste, sans début ni fin. Que ne peut qu'écrire l'Amour, que rien ne peut décrire l'Amour, que rien ne peut effacer. Je vous aime à la mesure de l'Onde de Grâce, sans limite, sans détour, sans artifice, 
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26/04/2012 
Aimez aimer 
Quoi que la vie vous propose, aimez. Ne cherchez pas à réagir à un événement quel qu'il soit, heureux comme malheureux. Simplement, avec humilité et simplicité, continuez à aimer, sans chercher à comprendre, à rationaliser, sans peur d'un quelconque jugement, ni d'une quelconque réaction négative. Aimez! Si à chaque blessure de l'Ego, à chaque sentiment de honte ou de colère, vous arriviez à mettre l'amour devant, jamais rien de néfaste ne pourra arriver. La vie vous comblera au-delà de toute espérance. Et même si vous deviez être crucifiés par la haine, et bien aimez encore et toujours, sans aucune condition, sans aucune limite, simplement, sans rien projeter, sans rien attendre, sans rien demander. Aimez vraiment, tout se passera toujours bien, et même, vous constaterez que toute peur vous quittera définitivement, sans aucune possibilité de retour en arrière. 
Ainsi est l'Amour, il se génère en permanence lui-même dès l'instant où vous cessez d'être la peur, de l'autre, du jugement, du qu'en dira-t-on. 
Ne vous posez aucune question. Aimez, ne réfléchissez jamais avant d'aimer. Vous ouvrirez alors de plus en plus votre coeur au coeur de l'autre, comme au coeur de chaque instant de vie. Vous serez alors de plus en plus en Amour. Vous deviendrez très vite l'Amour même. 
Là est la seule vérité de la vie, la seule qualité d'être qui ne coûte vraiment rien. Si vous mettez à chaque minute l'Amour devant, il sera toujours au-devant de vous, vous précédant en quelque sorte, telle une aura de félicité, de pure jouissance. Plus rien ne pourra vous affecter, vous perturber, vous altérer. Allez tranquillement votre route, elle sera remplie de joies, de satisfaction, de plénitude. 
Aimez quoi que surgisse comme idée ou pensée dans votre mental Qu'elle soit l'émotion immédiate qui surgit, ne lui obéissez pas. Aimez, vous verrez très vite l'effet de l'amour sur votre corps, sur votre âme, votre esprit. Vous irez en paix, quelles que soient les circonstances, faciles comme difficiles. 
Peu à peu, vous constaterez que toutes luttes, toutes angoisses, toutes émotions baigneront elles aussi dans le même amour. Ce que vous ferez à chacun, en fait, vous le faites strictement à vous-même. Il n'y a aucun chemin plus rapide et plus intense que l'Amour, plus authentique que d'aimer, sans limite, sans raison, sans affect. Dites toujours l'amour que vous souhaitez vivre, en toutes choses, en tout être, en toutes circonstances. Soyez équanime devant chaque femme, chaque homme. Aucune hiérarchie, aucun protocole ne peut affaiblir l'amour. Aucun sens social, familial, ne peut entraver l'amour. 
N'oubliez jamais que l'amour est vraiment notre seule réalité tangible et éternelle. En dehors de l'amour tout disparaît un jour ou l'autre. Seul l'amour donné ne disparaît jamais. Aucune circonstance de la vie ne

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Publié le 11/03/2014 à 16:35 par absolultime

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Graine de conscience - 28 mars 1980

Publié le 11/03/2014 à 16:31 par absolultime Tags : pensées éléments pensée chien soi cadre dieu création mort histoire chez homme gif image vie monde paysage

Graine de conscience - 28 mars 1980

Nisargadatta

 


M : La connaissance « je suis » ne varie jamais, qu'elle soit insecte, ver de terre, être humain, ou avatar (être de l'ordre le plus élevé). La conscience fondamentale est identique chez tous les êtres.
Pour pouvoir se manifester la conscience a besoin d'un cadre, d'une structure particulière dans laquelle elle puisse apparaître. La forme peut être n'importe quoi, mais elle est indispensable, et la conscience ne dure que le temps de l'existence de la forme particulière. Avant l'apparition de la conscience il ne peut y avoir de connaissance d'aucune sorte ; la connaissance ne peut exister qu'en présence de sa base : la connaissance « je suis. »
La pensée naît du souffle, et elle s'exprime par les mots. Sans les mots, il ne pourrait y avoir de communication dans le monde. Le monde se maintient grâce au mot et au nom. Sans le nom, plus personne n'est identifiable. le nom revêt donc une grande importance. Dieu lui-même doit recevoir un nom, et quand on répète son nom cela a une signification. Au début, il n'y a pas de méthode plus importante ou d'un succès plus assuré que celle consistant à répéter le nom de Dieu.


Q : Comment la conscience est-elle née ?
M : La conscience est sans cause, mais dès qu'elle apparaît, elle ne peut rester immobile ; conscience et mouvement sont une et même chose. Le mouvement a son origine dans les trois gunas, qui sont inhérents à la connaissance « je suis. » Tout mouvement a son origine dans les gunas et la conscience bourdonne sans relâche. Une forme spécifique est le produit d'une nourriture spécifique, et elle agira suivant la forme qu'elle a revêtue par suite de la combinaison des gunas. Le ver de terre agit comme un ver de terre, un homme comme un homme, et ainsi de suite. Les qualités sont prédéterminées. Comportement et action dépendent de la combinaison des trois gunas
En venant ici pour la première fois les gens ont en tête d'étaler leurs connaissances ou bien de me faire entrer dans une discussion. J'en suis conscient ; et d'autant que leur connaissance est nulle . ils sont strictement ignorants. C'est pourquoi je leur dis de ne poser des questions et de n'engager de discussion qu'une fois qu'ils auront suivi un certain temps les entretiens et assimilé un tant soit peu ce que je dis.
Comment puis-je savoir que vous êtes complètement ignorants ? Grâce à ma propre expérience. Où est le début de tout cela ? Il est dans la connaissance « je suis », et cette con-naissance et la forme particulière, tout l'attirail, sont le pro-duit des cinq éléments. Et comme les cinq éléments ne sont pas doués de connaissance il s'ensuit que tout le processus n ' est qu ' ignorance.
Certaines personnes disent, « j'ai été comme ceci et comme cela dans une incarnation précédente et quand je me réincar-nerai je serai comme ceci et comme cela. » Comment le savent-ils ? Tout cela ne peut avoir sa source que dans les cinq éléments, et avant que les cinq éléments aient été créés il ne pouvait y avoir de connaissance préalable. Leurs dires sont par conséquent dénués de valeur, ils ne sont qu'inepties.
Les Hatha Yogis à avoir de grands pouvoirs sont nom-breux. Je suis le plus grand d'entre eux. Hatha signifie obsti-nation, insistance. Qu est-ce que l'obstination ? J'ignorais être né ; comment ai-je revêtu cette forme ? Voilà la question à fouiller avec obstination. Je dois comprendre. Alors l'on m'a parlé de Satva. Qu'est-ce que Satva ? Rien que l'essence des cinq éléments, mais c'est d'elle que procède la connaissance « je suis. » Nous sommes encore au royaume des cinq élé-ments. Eux, d'où viennent-ils ? Alors mon Guru m'a dit : « Voilà ce que vous êtes » et il m'a appris toute l'histoire. C'est donc par ma propre expérience que je sais que tout cela n ' est qu ' ignorance.
Mon Guru m'a fait remarquer qu'à l'origine j'étais com-plètement étranger à tout cela, et que pour lever le mystère de la vie je n'avais qu'une arme : la connaissance « je suis . Que sans elle il n'y avait rien. Je me suis donc emparé de cette connaissance, comme mon Guru m'a dit de le faire. Puis j'ai voulu savoir de quelle façon l'aspect corporel était né sans que j'en ai connaissance, et comment sur cette seule base toutes les autres réponses peuvent surgir . lesquelles sont à leur tour le produit des cinq éléments. Ainsi, toute connaissance qu'on croit avoir n'est qu'ignorance. Et je le sais par ma propre expérience.
La connaissance étant ignorance, où est mon être ? Mon être habite une ville qui n'est pas une ville, un lieu qui n'est pas un lieu.
Comment cela s'est-il produit ? A cause de la connaissance « je suis » qui est ignorance. De la Mâyâ qui a surgi subite-ment, sans demander mon avis. Une fois là, la Mâyâ aima ce qu'elle avait créé et voulut que l'être durât à jamais. Elle adopta la création avec tant de fougue qu'elle voulut pro-longer l'existence de l'être à tout prix, aussi longtemps qu'il lui serait possible.
Il y a démangeaison ; quelle en est la cause ? Le corps physique. Si cette démangeaison peut vivre, exister, c'est grâce aux cinq éléments et elle durera aussi longtemps que le corps élémental quintuple.
Vous pensez me connaître c'est ce qui vous incite à venir mais je n'ai ni forme ni contours. Ce lieu qui n'en est pas un, où demeure mon être réel, lui non plus n'a ni forme ni contours. Ce dont je parle ne concerne que ce qui apparaît du fait de l'essence des cinq éléments, mais je n'ai rien à voir avec cela.
Des extrêmement intelligents viennent ici et me posent des questions ; je leur réponds mais ils ne sont pas d'accord avec mes réponses. Pourquoi ? Parce qu'ils parlent sur la base de leur identification au corps-mental et que je leur réponds sans être identifié à la forme. Par conséquent, comment me com-prendraient-ils ? Comment la question et la réponse pour-raient-elles s'accorder ?
Qui pose les questions ? Celui qui s'est évalué en fonction de l'état temporel basé sur la naissance du corps physique, qui est un produit de l'imagination, rien qu'un paquet de souve-nirs, d'habitudes, et d'imaginations. Je le sais, mais pas eux.
Vous estimez être le corps, bien qu'il n'ait aucune substance et puisse disparaître à tout instant. Pourtant, vous basant sur lui, vous essayez d'atteindre des objectifs et de faire des acquisitions, et ainsi de suite. Il n'y a que ce qui fut avant la naissance du corps qui restera après la mort du corps. Le jour où le corps meurt, en ce jour final, vous perdez jusqu'à la mémoire d'avoir existé. Quoi que vous ayez assimilé, cela n'est que divertissement. tout disparaîtra. Etes-vous d'accord avec ce que je viens de dire ?


Q : Oui.
M : Si vous l'avez vraiment admis, il vous est égal que votre corps meure ou reste en vie.
La fierté d'un être est entièrement fondée sur la qualité dé l'essence de nourriture : l'être. L'être est temporaire ; en le comprenant, vous arrivez à la conclusion qu'il est dénué de réalité. Celui qui comprend l'irréalité de l'être est l'Eternel.
Dans ce jeu, pouvez-vous vous agripper à quelque identité, en tant qu'elle serait exclusivement vôtre et ne disparaîtrait jamais ?


Q : Non.
L'interprète : Ces gens sont venus ici avec l'intention d'emmener Maharaj dans leur village. Maharaj leur a donc demandé :
M : Y a-t-il quelqu'un dans votre village qui soit capable de comprendre ce type d'entretien ?


Q : Non, personne. Un tel entretien les dépasserait, les rendrait peut-être furieux, en sorte qu'ils vous battraient.
M : Non, ils ne le feraient pas. Les étrangers pourraient essayer de m'assaillir, pensant que je critique le Christ. Je vous indique ce qu'était vraiment le Christ, son état réel. Ce qui est arrivé au Christ pourrait m'arriver également ; le Christ disait la vérité, disait les choses telles qu'elles étaient, mais les gens sont devenus enragés et l'ont crucifié. Maintenant ils font le signe de la croix. Etant donné que ce que je dis passe leur compréhension, ils en seront perturbés.
Si j'ai entrepris de faire des bhajans et des entretiens, c'est sur l'ordre de mon Guru. Si je me rends à ce village, il faudra que je parle de Dieu et du disciple (devotee). Ils ne pourront pas comprendre, je m'adresserai donc à eux selon leur niveau. Dire à l'ignorant que Dieu est éternel, qu'il y a le péché et la vertu, cela convient très bien. Pour lui, ces choses sont toutes vraies, mais il ne les connaît que par ouï-dire.
Il est dit que Dieu et le monde sont très anciens, éternels. Quand je n'étais pas, je n'avais pas connaissance de ce monde et de ce Dieu éternels. Quand je n'étais pas ils n'existaient pas.
Prenez pour exemple le monde du rêve. Dans ce monde j'aperçois un magnifique paysage de vieux châteaux, de monuments anciens, mais mon rêve est très jeune, très nouveau. Mon rêve n'est que momentané. Dès lors comment le paysage serait-il ancien ? Le monde, quant à lui, est également très passager. Il ne dure que le temps de l'être. Sans l'être il n'y a pas de monde.
Je pense que vous écoutez ce que je dis et le comprenez bien. S'il en est ainsi, pourquoi auriez-vous la moindre peur de la mort ? Qu'est-ce que la mort en définitive ? Votre corps est comme une lampe à pétrole, dont la mèche brûle grâce à l'être. Vous savez qu'une fois le pétrole épuisé, la flamme s'éteindra, le « je suis » disparaîtra.
Mon Guru m'a dit d'être un avec l'être , étant ainsi uni à l'être, le principe lui-même vous révèle les mystères de l'être. Grâce à ce processus, vous transcendez l'être , mais soyez très humble, très fervent.


Q : L'être, les pensées, la personnalité, voire ma venue ici, ne sont que le fruit du hasard . ils n'ont pas de cause. Est-ce exact ?
M : Oui. Ce qu'on dit qui arrive est une illusion. Rien n'arrive vraiment, étant donné que le concept de base, l'être, est en soi une illusion.
Quand vous sortez de l'état corps-mental vous êtes l'être manifeste, mais une fois dans cet état vous transcendez l'être également. En comprenant que vous êtes le manifesté, vous échappez à l'être. Vous êtes pour ainsi dire dans l'être et le non-être, au-delà d'eux.


Q : A l'étape finale, l'on n'est donc rien ?
M : Qui est là pour le dire, qui dira qu'il n'est pas et à l'aide de quel instrument ?


Q : Pour ce qui est de la flamme de l'être dans l'ouverture de Brahman : que doit-on faire quand on la ressent ? Doit-on s'en détourner ou se concentrer sur elle ?
M : Observez ces expériences, sans plus. Observez ce que vous voyez, soyez vigilant (aware).
L'être, le « je suis » n'est qu'un instrument, ce n'est pas vous. C'est un instrument de connaissance, et ce merveilleux instrument a pour nom Dieu, qui est la qualité de l'essence de nourriture. Lui seul vous permet de découvrir tout le reste.


Q : Si j'ai bien compris il ne faut pas avancer avec le flot de l'être et s'y trouver bien. Il faut prendre du recul et observer ?
M : Même si vous avancez avec le flot de vie vous en êtes séparé. Vous pouvez même .vous voir aimant ce flot, mais vous restez le chien de garde et n'êtes pas le participant. Il faut vous rappeler que ces expériences procèdent de votre être. L'être n'est pas vous,, ce n'est que votre qualité. Même si vous voyez votre corps mort étendu quelque part cela reste une expérience de l'être, et vous, vous n'êtes pas cela. Vous devez voir, observer et comprendre.
Qu'êtes-vous maintenant, et qu'aimeriez-vous être ?


Q : J'aimerais connaître l'omnipénétrant, devenir un avec lui.
M : Qui est celui qui veut devenir un avec le principe omnipénétrant ? Pour commencer, débarrassez-vous de ce « vous. » Ici c'est l'endroit où tous vos espoirs, souhaits et désirs sont dissous et réduits à néant. A ce point, que reste-t-il de vous ? Vous nagez parmi les concepts. Aussi lontemps qu'on reste uni à l'être on voudra toujours entretenir quelques concepts transcendants sur sa personne.

La totalité du temps se situe dans le présent

Publié le 17/02/2014 à 14:50 par absolultime

La Réalité est seule partout égale

Publié le 17/02/2014 à 14:49 par absolultime Tags : moi bonne mort nature soi pensée

AVADHUTA GITA

La Réalité est seule partout égale,
disent les sages.
C'est en renonçant aux passions
que la pensée cesse d'être une ou multiple.

Les textes sacrés nous disent de mille façons
que tout cet univers, du ciel jusqu'à la terre,
n'est que l'eau d'un mirage.
Si tu es identique à l'Un, égal en toute chose,
Pourquoi pleurer, Ô Pensée, toi qui partout es la même ?
Quand il n'y plus rien, plus rien à rechercher,
il n'est plus rien, plus rien, à désirer.
C'est immergé dans la perception de l'égalité des choses,
c'est concentré et purifié
que l'Avadhuta dit la Réalité ultime.

Le mobile et l'immuable sont irréels,
Le visible et l'invisible sont irréels.
si seule la Réalité est en soi,
Pourquoi pleurer, Ô Pensée, toi qui partout es la même ?

Ni espace dans la jarre,
ni jarre, ni corps ni âme,
Nulle répartition entre cause et effet,
Pourquoi pleurer, Ô Pensée, toi qui partout es la même ?

Père, mère, famille, race,
naissance, mort n'ont jamais pour moi d'existence.
Comment parler alors de passion et d'illusion ?
Ma nature est Béatitude, je suis libre.

Ils renoncent à toute méditation,
ils renoncent à toute action, bonne ou mauvaise,
Ils boivent, Ô mon amie, le nectar du renoncement,
ceux qui sont sages.
Ma nature est Béatitude, je suis libre.

Les Écritures disent toutes que la Réalité
est immatérielle, pure, immuable,
sans corps physique, partout égale.
Je suis cette Réalité, sache-le, sans nul doute.

Ce qui a une forme est irréel, sache-le,
seul le sans-forme est éternel.
c'est par la transmission de cette vérité
Qu'on ne reconnaît pas de renaissance.

Kiran; le chercheur ne peux rien trouver

Publié le 09/02/2014 à 00:07 par absolultime Tags : monde annonce soi voyage

 

 



« Tant que vous cherchez, tant que vous essayez d’atteindre un but ou que vous désirez quelque chose, c’est que quelque part vous ne vous acceptez pas tel que vous êtes. Vous êtes en chemin dans le devenir. Cela peut être l’illumination ou toute autre chose, et nous appelons ses personnes des chercheurs. Quelle est cette recherche ? Que cherchez-vous ? C’est quelque chose qui n’est pas ici mais ailleurs, voilà ce qu’on appelle la recherche. Tout cheminement ou effort dans cette direction vous éloigne de votre Soi. Il faut s’arrêter et se tourner vers l’intérieur. Que cherchez-vous ? Vous cherchez votre Soi. Pourquoi voulez-vous l’illumination ? Pour réaliser la vérité. Et qu’est-ce que la vérité ? C’est se connaître, se réaliser. Comment pouvez-vous réaliser votre Soi ? Quelle est la méthode ? Il n’y en a pas. Toute méthode, technique ou effort vous éloignent de vous-même. Tant que vous appliquez des méthodes, des techniques, des efforts en vue de la réalisation, vous vous éloignez de l’endroit que vous recherchez. C’est un jeu futile. Acceptez simplement là où vous en êtes, ce que vous êtes. Et que se passe-t-il lorsque vous acceptez cela ? La recherche à l’extérieur cesse. Lorsque’ elle s’arrête, on se rend compte que la recherche elle-même était l’obstacle. Quand vous acceptez que vous êtes déjà là, le voyage prend fin. Surviennent alors un éveil soudain et un savoir qui viennent de l’intérieur. Mais, il faut qu’il y ait une acceptation totale, et plus aucun doute. Si vous dites : « Ok, je vais essayer d’accepter », cela implique que vous encore dans le doute. Il faut en arriver au point où vous êtes totalement frustré, où vous acceptez votre entière défaite. A ce moment-là, il n’y a  plus aucun effort qui peut vous amener au-delà. Vous en avez fini avec les efforts. A cet endroit, vous êtes véritablement dans cet espace d’acceptation.


Imaginez quelqu’un qui ait un cancer et que le docteur lui annonce qu’il n’y a plus aucun traitement pour le guérir. Il en arrive au point où il compte ses derniers jours. Imaginez la situation mentale de cette personne qui entend qu’il n’a plus que quelques jours à vivre. Plus personne au monde ne peut l’aider. Cette situation de désespoir et d’impuissance le mène à l’abandon, à l’abandon envers l’existence. Il dit : « Ok, si plus personne au monde ne peut me sauver, eh bien attendons, qu’il soit fait selon Sa Volonté, je suis prêt ».


Si vous restez dans cette situation da lâcher prise : « Que ta Volonté soit faite, j’accepte ton jugement », soudainement dans cette acceptation vous verrez que cet éveil se produit.


La recherche est encore un jeu du mental. Tant que vous vous identifiez à un chercheur, tant que vous cherchez quelque chose, ce n’est rien d’autre qu’une arnaque du mental. Vous n’avez pas besoin de chercher quoi que ce soit. Vous n’avez qu’à accepter. Seulement alors l’existence vous porte dans la direction de l’éveil. J’utilise ces mots parce qu’il n’y en a pas d’autres. C’est un retour à votre état naturel, un retour à la maison. C’est tout. Alors vous êtes libre. »


 


Kiran
 

QUI SOMMES NOUS VRAIMENT ?


Extraits d'entretiens de Nisargadatta Maharaj

La vérité n'est pas le résultat d'un effort, le bout de la route. Elle est ici et maintenant, dans la soif que l'on a d'elle, dans la recherche même. Elle est plus proche que le mental ou le corps, plus proche que la sensation "je suis". Vous ne la voyez pas parce que vous cherchez trop loin de vous-même, hors de votre être le plus profond.
Vous avez fait de la vérité un objet et vous demandez avec insistance des preuves et des épreuves conformes à vos normes qui ne peuvent s'appliquer qu'aux choses et aux pensées.
Non seulement vous êtes qualifié, mais, de plus, vous êtes la vérité elle-même. Ce qui se passe, c'est que vous prenez le faux pour le vrai.
La découverte de la vérité se trouve dans le discernement du faux. Vous pouvez connaître ce qui n'est pas. Ce qui est, vous ne pouvez que l'être.
La vérité n'est pas un bon point pour bonne conduite, ni un prix pour avoir été reçu à un examen. Sa venue ne peut pas être provoquée. Elle est la source primordiale, non née, antique, de tout ce qui est. Vous êtes habilité parce que vous existez. Vous n'avez pas besoin de mériter la vérité. Elle est vous-même. Simplement, arrêtez de vous en éloigner en lui courant après. Tenez-vous tranquille, soyez calme.

 

Ce qui est vraiment nécessaire c’est une compréhension correcte de ma vraie nature, et non toutes ces petites méthodes et techniques.
Toutes ces disciplines, ces yogas, ces pratiques sont inutiles, à moins de connaître vraiment l'entité qui en bénéficie.
Toutes ces pratiques viennent à travers la conscience de
Je suis, qui, elle-même, n'est qu'une illusion.
Tout ce qui se produit à travers cette illusion, le yoga, la kundalini ou tout autre, est relatif et temporel.
Aucun effort n'est requis. N'essayez pas de supprimer vos désirs, simplement retenez-vous de vous identifier à eux: "Je ne suis pas ce désir". Le désir disparaîtra de lui-même.
Je n'accepte pas les Ecritures, car toutes ont été écrites avec l'attribut
Je suis.
Elles ne décrivent pas ma véritable nature, qui elle, est sans attribut, au-delà des mots et des concepts.
Tout le monde objectif se lève et se couche avec cette conscience de
Je suis. Cette conscience à le pouvoir infini de devenir tout ce qu’elle veut, mais il n’en sera jamais ainsi que dans le rêve, pas dans la Réalité. Car dans la Réalité, rien ne se passe jamais, ni ne change. Vous voyez, nous n’avons rien à apprendre, en fait, nous avons même plutôt à désapprendre, à nous déconditionner complètement et à lâcher tous les concepts et idées, car mots et idées ne sont pas réels.
Peu importe ce que les gens peuvent achever spirituellement, que ce soit des visions, des pouvoirs, etc., tout cela n’est que temporaire, voire saisonnier.
Lorsque vous aurez perdu le sens d’être un homme ou une femme, il n’est même plus question, pour vous, d’avoir la connaissance, puisque celle-ci ne vient que de la mémoire.
Je vous dis seulement que vous êtes Cela (Suprême Réalité), il n’y a rien à accomplir.
Vous ne pourrez pas saisir la Vérité, vous pouvez seulement l’être.
Vous êtes déjà Cela.
Vous êtes
antérieur à toute expérience. Toute peine ou plaisir ressenti n’est rien d’autre que l’extension de votre propre Soi.
La conscience est comme la flamme de la bougie dont je suis le témoin. Elle apparaît et disparaît et c’est compris par moi. Quand la conscience de
Je suis est pure, elle est encore un attribut. Elle apparaît et disparaît, comme cette flamme. Les différents noms et formes ne sont que des descriptions de cette conscience et je suis au-delà, à tout moment.
La chose essentielle est la conscience de « ce que je suis ».
Quand cela n’est pas présent, je ne suis pas ici et aucune autre personne ne peut l’être.
Toute idées de Dieu, ciel, enfer, ne sont que cela – des idées venant de la conscience de vous. Celle-ci va et vient, mais vous (la Réalité, le Soi) êtes au-delà. La pure ignorance est pure science.
A la naissance, vous obtenez la connaissance que vous existez. Combien de temps avant d’avoir acquis cette connaissance étiez-vous sans connaissance ?
Votre essence est pure Conscience.
Quand je suis seul (après la mort du corps ou en sommeil profond), cette illusion (du monde) disparaît et je reste dans mon état naturel.
La conscience de vous doit être là, avant que vous puissiez faire une déclaration.
Le ciel, l’espace, la mémoire, la conscience ne sont rien d’autre que le mental. Tout cela constitue le mental et c’est aussi le premier attribut ou la connaissance
Je suis, mais ce mental est vu par la Réalité.
Le monde apparaît sur vous et en vous. En réalité, il n’y a aucune séparation.
Vous devez prendre cette ferme posture mentale de « je ne suis pas le corps »et celui qui dit « je » est celui auquel il faut se raccrocher.
Vous ne pourrez jamais devenir sage, car vous l’êtes déjà.
Que voulez-vous donc atteindre dans ce monde, qui est né de votre conscience ?
Il n’existe personne d’autre que moi ou ma conscience.
Lorsque vous vous êtes manifesté, la dualité est apparue, et vous avez ressenti de l’amour pour des noms et des formes particulières, mais il ne s’agit pas du véritable amour. Vous devez retourner à l’essence (le Soi) et, alors, seulement, vous êtes l’amour véritable.
Tout ce que je ne possédais pas avant la naissance de cette conscience de
Je suis, disparaîtra, à la mort.
En réalité, la conscience
Je suisn’a jamais été présente, aussi, quand elle disparaît qu’est-ce que je perds ? Est-ce que je meurs ou est-ce que je demeure ce que j’ai toujours été ? Là, dans cet état, il n’y a pas de « Dieu » - pas de sens de la séparation, pas deJe suis.
Sans l’intellect, vous connaissez, ou vous êtes, l’état véritable. Mais dès, que l’intellect entre en jeu, c’est une manifestation de la conscience
Je suis.
Mon véritable état est, toujours, sans la conscience
Je suis.
Mon état est au-delà de la connaissance et, pour toujours, sans la connaissance.
L’idée de Krishna (ou Dieu, ou Jésus, ou Maharaj) vient seulement avec la conscience de
Je suis. Je ne suis vraiment rien, ni personne. J’existe mais sans aucune identité.
Mon véritable état est, depuis toujours, sans aucun support, besoin ou nécessité.
Quoi que vous observiez, vous devez savoir que ce n'est pas vous.
Votre conscience est l'essence même de votre monde, sans laquelle ce monde n'existerait pas.
Au moment où commence la conscience de
Je suis, le monde de la division apparaît.
Le sommeil est ignorance, il équivaut au non-manifesté silencieux, rien n'est connu. L'état de veille et le rêve sont des extensions du sommeil.
Avant l'éveil, rien n'est connu. C'est seulement quand la conscience se manifeste qu'il y a quelque chose à connaître.
Vous êtes cet inconnu - qui cherche à connaître l'inconnu. Le connu survient et se dissipe dans l'inconnu (le Soi) de sorte que la connaissance ne vous aidera pas à connaître l'inconnu.
Toutes les actions sont accomplies par la conscience de
Je suis,qui est temporelle et a son être dans l'inconnu.
Que pourriez-vous faire qui soit à votre avantage ou désavantage, quand vous êtes déjà le Soi ?
Vous pouvez seulement résider dans le Soi en refusant d'estampiller du sceau de la Réalité, quoi que ce soit d'autre.
Pourquoi dire que vous faites quoi que ce soit ? La conscience
Je suis fait tout et ceJe suis n'est rien d'autre que la connaissance sans attribut qui est temporelle.
Tout ce que vous pensez être n'est que pensées, et comme les pensées, elles cèdent leurs place à d'autre pensées puis disparaissent.
Cette conscience de
Je suis est le monde. C'est au contact de cette conscience deJe suis que le monde vient à l'existence. Sans la conscience deJe suis, vous demeurez intouché et absolument pur.
Cette conscience de
Je suis est apparue, sans aucune raison ou cause.
Elle va et vient. Elle est impermanente.
Dans l'état de rêve quelqu'un vous dit quelque chose, mais ni la personne qui vous parle, ni la personne qui écoute, n'est réelle, car toutes deux n'existent que dans le rêve. C'est exactement notre situation, en ce moment. Je suis l'enseignant et vous êtes celui qui écoute, mais, tout cela n'est qu'un rêve ou une apparence.
Lorsque vous vous éveillez complètement, il n'y a ni enseignant, ni enseignés.
Une fois que j'ai réalisé la nature de cette conscience de
Je suis: comment elle est apparue sur mon état véritable, qu'elle est réellement quelque chose d'illusoire; lorsque j'en ai donc pris pleinement connaissance, alors, la conscience deJe suis, (dans laquelle est contenu l'univers entier), se dissout et se fond dans le Moi.
A la lumière de cette conscience de
Je suis, l'univers entier s'est formé, mais la lumière de cette conscience de "Je" n'est rien d'autre que la réflexion de la lumière de l'état véritable ou Réalité.
Ce monde n'a jamais vraiment existé, il n'a jamais été créé, c'est un rêve! Alors sachez-le, et réalisez-le ! C'est tout !

 

Quand cette connaissance d'exister devient non-connaissance, elle se fond dans l'Absolu. Cet être devient non-être, il n'est plus tangible, mais cela ne signifie pas qu'on l'a tué ou détruit ! Quand le "je suis" se dissout dans l'infini, ce qui était manifesté, perceptible, devient insensible, intangible. Inversement, dès qu'une trace de "je suis" commence à poindre, tout le cosmos soudain est là et dès qu'il disparaît, tout s'efface, tout s'éteint.
Supposons que vous voyiez en rêve un grand nombre d’insectes, d'animaux, d'humains, en train de souffrir. Le monde du rêve conditionne le rêveur mais lorsqu'il s'éveille est-il désolé d'avoir perdu le rêve ? Les êtres humains, les animaux, les insectes souffrants ont disparu, c'est fini. L'observateur regrette-t-il tout cela ? Ce monde manifesté est comme le rêve que comprend l'homme réveillé. Pour celui qui a compris sa véritable nature, tout ce qui relève du manifesté est un rêve, c'est pour cela qu'il est dans la félicité.
Vous posez des questions concernant un monde qui est, pour vous, réel et je vous réponds d'un niveau où ce monde n'a aucune réalité. Voilà pourquoi mes réponses ne peuvent vous satisfaire.

 

Si cette conviction "je suis" n'est plus là, quel souci peut vous causer le monde ?

 

Vous vous intéressez à votre état d’expérience. Il y a tant d’expériences ; par exemple:" J’ai vu une lumière bleue, j’ai flotté dans l’air", etc. ; ne venez pas me raconter tout ça. C’est aussi une phase temporaire, et vous lui donnez trop d’importance en disant : « Oh ! Ca c’est quelque chose ! » Ca arrive naturellement.
Un monsieur est venu me voir, pour me dire qu’il se mettait à pleurer et à sangloter pendant dix minutes quand il méditait. Il pensait qu’il lui arrivait quelque chose de magnifique, le
"processus de la réalisation duSoi." Pourquoi s’exciter et s’écrier : " Oh j’ai pleuré ! " ? Et alors ! Vous n’êtes pas celui qui pleure, vous n’êtes pas vos émotions, n’est-ce pas ? Tant de gens viennent me voir pour me faire part de leurs expériences spirituelles durant la méditation juste pour dire : «Regardez-moi, je suis quelque chose ! ».
Rien de ce que vous constatez, rien dont vous pouvez être témoin ne restera avec vous, c'est de l'imperfection. Celui qui connaît l'imperfection, celui-là est parfait.
Je ne suis rien. Comment se fait-il que j'ose parler ainsi ? Parce que je sais que je ne suis associé à aucune expérience !
Tout le monde se sent concerné par cette expérience - de la naissance à la mort- mais personne n'accorde la moindre attention à l'état qui a précédé cette expérience ! Celui qui possède une claire compréhension de cette conscience ne peut plus attacher la moindre importance à une expérience quelconque.
Soyez vous-même, pas vos expériences.

 

Il est dit que Dieu et le monde sont très anciens, éternels. Quand je n’étais pas, je n’avais pas connaissance de ce monde et de ce Dieu éternels. Quand je n’étais pas ils n’existaient pas.
Prenez pour exemple le monde du rêve. Dans ce monde j’aperçois un magnifique paysage de vieux châteaux, des monuments anciens, mais mon rêve est très jeune, très nouveau. Mon rêve n’est que momentané. Dès lors comment le paysage serait-il ancien ? Le monde, quant à lui, est également très passager. Il ne dure que le temps de l’être. Sans l’être il n’y a pas de monde.
L’espace est un, l’air est un, le feu est un. D’une manière similaire la conscience est une également.
L’être comporte deux principaux états : la veille et le sommeil. Qu’y avait-il avant eux ? Est-ce vous qui naissez ou les états de veille et de sommeil ? La veille est l’état où l’on se rappelle le « je suis » et le sommeil profond l’état où l’on oublie le « je suis ». Qu’y a-t-il, hormis la naissance de ces deux états ? Pourquoi ne parlez-vous pas d’eux, de ces états de mémoire et de non-mémoire ? S’ils n’existent pas, que voulez-vous ?
A chaque instant la conscience universelle donne naissance à tant de formes de toutes espèces : des insectes, des animaux, des êtres humains ; et il y a des gens qui prétendent que nous avons connu de multiples naissances. Ces gens se rappellent-ils toutes ces naissances ? Je n’ai pas consciemment connaissance de ma naissance, mais l’on m’accuse d’être né. En réalité vous acceptez ces concepts parce que vous avez peur de la mort.
L’idée de renaissance est un concept, car la renaissance implique forcément la mort. Qu’est-ce qui meurt ? Rien. Qui va renaître ? Personne n’est né.
Avez-vous fait l’expérience de cette mort et de cette renaissance dont vous avez lu et entendu parler ? Vos idées sont celles d’autres personnes. Découvrez par vous-même ce que vous êtes ; n’acceptez pas les réponses faites par d’autres.
Vous êtes capables de penser par vous-même. Réfléchissez sur le sujet, découvrez ce que vous êtes.
Avant d’apparaître dans ce monde aviez-vous le souvenir de votre précédente histoire ? Aviez-vous le souvenir de quoi que ce soit ?
Je ne veux pas savoir ce qu’écrivent les autres. Je ne veux pas d’intermédiaire, je veux connaître votre histoire de votre propre bouche. Si tout d’abord vous n’êtes pas, peut-il y avoir quoi que ce soit d’autre… ?
Vous parlez d’existence après la mort, avez-vous un souvenir particulier de vos vies précédentes ?
Vous souvenez-vous de vos parents dans cette vie là ?
Tout cela n’est qu’imagination. C’est un phantasme, un concept qui a pris naissance en vous.
Il n’est pas question de réaliser le Soi. Ce « vous » réalise tout, fait l’expérience de tout, est témoin de tout. Vous lui êtes antérieur.
Renoncez à agir. Ce n’est jamais vous qui agissez.
L’état de veille représente l’activité ; le sommeil profond la paix, la tranquillité. L’existence de ces deux états implique celle du « je suis », mais vous, l’Absolu, n’êtes ni l’état de veille, ni le sommeil profond, ni le « je suis ».
Cessez de penser à votre corps ; retenez uniquement les états de veille et de sommeil profond comme étant vous.
L’existence de trois états : la veille, le rêve et le sommeil profond, le fait que vous êtes ces trois états ; quand ils disparaissent, la mémoire disparait avec eux. Par conséquent, la question de la réincarnation se pose-t-elle ? Une fois mort, le corps se décompose et quantité de vers se forment. Ils se forment à cause de la présence de l’essence de nourriture, car c’est d’elle qu’émane la vie.
Vous ne cessez jamais d’être conscient.
Si tout à coup l’idée vous prend de vous rendre quelque part, vous allez vous lever et partir. Vous avez connaissance de cela.
Ce matin vous étiez assis en méditation ; ensuite vous vous êtes levé et êtes parti. Vous êtes sorti, non ? Vous faut-il une autre dimension pour être témoin ?
Ce matin votre mental vous a incité à sortir et vous lui avez obéi. N’est-ce pas là être témoin ?
La conscience agit en tant que totalité, en l’absence d’entité agissante. Nous nous considérons comme agissant, et donc voulons être témoin de cette entité, ce qui est impossible.
Le début et la fin de la compréhension sont dans la connaissance « je suis ». Le concept est né à l’apparition du concept initial « je suis ». Après avoir erré par tous les concepts et les avoir tous rejetés, vous devez vous débarrasser de ce dernier ou premier concept.
Vous voyez cette flamme de briquet ? Elle apparaît, puis disparaît – c’est exactement pareil. Cette flamme nourrit-elle des concepts ? Ce qui est sans concept est ce qu’il y a de plus parfait, de plus juste.

 

Les expériences, sentiments de bien-être, bien et mal, haut et bas, sont transitoires et temporels, ils apparaissent et disparaissent. Vous devez toujours aller au-delà et réaliser l'ultime ou leur source.
Celui qui parle est différent de la parole. De même, la conscience est différente de son témoin. L'état dans lequel vous étiez, avant la naissance dans ce corps, est l'état auquel vous devez vous raccrocher, et non l'état actuel de conscience de votre corps. Vous devez être conscient de votre source. Quelle était votre condition, avant la naissance de ce corps ?

 

La conscience Je suis est le monde, et il n'y a rien de mal dans le fait de voir ou d'être témoin de ce monde. L'erreur vient seulement lorsque vous le prenez pour réel. Dès que vous émergez de l'état de rêve, pour entre dans l'état de veille, vous rejetez systématiquement le rêve et dites qu'il n'était pas réel, que ce n'était qu' un rêve. De même, l'état de veille dans lequel nous percevons ce vaste univers, avec toutes ses étoiles et ses planètes etc. est également un rêve, je le répète donc, éveillez-vous à votre propre Réalité. Eveillez-vous ! Arrêtez de rêver, tout simplement.

 

Il n'y a rien à pratiquer. Pour vous connaître, soyez vous-même. Pour être vous-même, cessez d'imaginer que vous êtes ceci ou cela. Soyez seulement. Laissez votre vraie nature émerger. Ne troublez pas votre mental par la recherche. Regardez-vous, regardez votre propre existence. Vous savez que vous êtes et vous aimez ça. Rejetez toute imagination, un point c'est tout. Ne comptez pas sur le temps, le temps c'est la mort. Celui qui attend meurt. La vie n'est que maintenant. Ne me parlez pas de passé ou de futur - ils n'existent que dans votre mental.

 

Vous êtes le connaissant du corps. Quand cette tendance disparaît, il y a vacuité, et cette vacuité est observée par quelqu'un qui n'est pas vacuité. Celui qui sait qu'il y a obscurité, peut-il être l'obscurité ?
Sur l'écran de cinéma, les silhouettes se déplacent continuellement, elles ne peuvent pas faire autrement, c'est sur le film. Elles ne décident rien, le film se déroule. Mais qu'est-ce qui rend possible les silhouettes sur l'écran ? Est-ce le seul déroulement du film ? Non, c'est la lumière qui le traverse, la lumière qui est derrière. Pour vous c'est la même chose, votre réalité est uniquement d'être lumière, d'observer le film dont le déroulement produit les événements du monde. Soyez cette source-lumière derrière la conscience.

 

Tout ceci n'est que le jeu des cinq éléments. Le corps n'est qu’un développement biologique, une pousse végétale, mais nous en tirons de la fierté, affirmant "Je suis quelqu'un !". Ceci n'est qu'une croissance naturelle, comme les plantes.

 

Cet état est un et indivisible, un bloc unique et solide de réalité. La seule façon de le connaître c'est de l'être. Le mental ne peut pas l'atteindre. Les sens ne sont pas nécessaires pour le percevoir; vous n'avez pas besoin du mental pour le connaître.

 

Dieu ne régit pas le monde.

 

Tout se produit de lui-même. En posant la question, vous y répondez. Et vous connaissez la réponse au moment où vous posez la question. Tout n'est qu'un jeu dans la conscience. Toutes les divisions sont illusoires. Vous ne pouvez connaître que le faux, le vrai, vous devez l'être.

 

Dans mon monde, le temps est toujours au beau fixe. Il n’y fait ni nuit ni jour, ni chaud ni froid. Pas la moindre inquiétude, ni regrets ne m‘assaillent. Mon esprit est libre des pensées, car tous les désirs dont l‘assouvissement me réduirait à l‘esclavage en sont absents.
Votre monde est transitoire, changeant. Mon monde est parfait, sans le moindre changement. Vous pouvez me dire ce que voulez concernant votre monde je vous écouterai attentivement, et même avec intérêt, cependant pas à un seul instant je n’oublie que votre monde n’existe pas ; que vous êtes en train de rêver.
Mon monde ne possède pas de caractéristiques par lesquelles on pourrait le définir. Vous ne pouvez rien en dire. Je suis mon monde. Mon monde est moi-même. Il est entier et parfait. Toutes les impressions sont effacées, chaque expérience est rejetée. Je n’ai besoin de rien, même pas de moi-même, car je ne puis perdre ce que je suis.
Toutes ces idées et distinctions existent dans votre monde ; il n’existe rien de tel dans le mien. Mon monde est unique et très simple.
Quel que soit ce qui se produit dans votre monde n’a de validité et ne demande une réponse qu‘en lui. Dans mon monde, il ne se passe rien.
Mon monde n’est pas un univers verbal. Dans votre monde, l’inexprimé n’existe pas ; dans le mien, les mots et leur contenu sont dénués de vie. Dans votre monde, rien n’est stable ; dans le mien - rien ne change. Mon monde est réel, alors que le vôtre est fait de rêves.
Le dialogue appartient à votre monde. Dans le mien il règne le silence éternel. Mon silence chante, mon vide est plein, je ne manque de rien. Vous ne pouvez connaître mon monde tant que vous n’y êtes pas.
Vous devriez observer votre monde de plus près, l’examiner de façon critique et, un jour vous vous retrouverez soudainement dans le mien.
Il n’est sous la gouvernance d’aucun dirigeant, et personne n’y est gouverné. Il ne comprend pas la moindre dualité. Vous ne faites que projeter vos propres idées. Vos Ecritures et vos dieux ne représentent rien ici.
Dans mon monde, seul Être existe ; et rien d’autre. Vous autres ressentez de la richesse avec vos idées de possession, de quantité et de qualité. Je suis entièrement dénué d’idées.
Voyez votre monde tel qu’il est, non pas comme vous l’imaginez. Le discernement mènera au détachement ; le détachement vous assurera d’agir de façon juste ; l’action juste construira le pont intérieur qui conduira vers votre être véritable.
Dans votre monde, je serais des plus malheureux. Se réveiller, manger, parler, dormir à nouveau - quelle barbe !
Vivre, mourir - comme ce sont des mots dénués de sens ! Alors que vous me voyez en vie, je suis mort. Quand vous me pensez mort, je suis en vie. Vous êtes dans la confusion la plus totale !
Mon monde est réel, le vôtre est mental.
Il n‘est besoin d‘aucun pont.
Aucun lien n’est nécessaire entre un monde réel et un monde imaginaire, car il ne peut pas y en avoir.
Examinez votre monde, appliquez-vous à cette observation de tout votre esprit, examinez-le de manière critique, inspectez attentivement chaque idée le concernant ; cela suffira.
Dans mon expérience, tout est félicité. Mais le désir de félicité crée la souffrance. Ainsi, la félicité devient le germe de la souffrance. L’univers entier de la souffrance nait du désir. Abandonnez l’aspiration au plaisir et vous ne saurez même pas ce qu’est la souffrance.
Si le monde est faux, alors le dessein et son créateur le sont également.
Un pont n’est pas nécessaire. Votre erreur est de croire que vous êtes né. Vous n’êtes jamais né et jamais vous ne mourrez, mais vous croyez être né à une date particulière, en un lieu donné, et que ce corps-ci est le vôtre.
Pourquoi vous inquiétez-vous du monde avant de vous occuper de vous-même ? Vous voulez sauver le monde, n’est-ce pas ? Pouvez-vous faire passer le salut du monde avant le vôtre ? Et que signifie être sauvé ? Sauvé de quoi ? De l’illusion. Le salut c’est voir les choses telles qu’elles sont. Je ne me perçois pas du tout comme étant lié à qui que ce soit, ni à quoi que ce soit. Même pas à un soi, quoi qu’il puisse être. Je demeure à jamais non défini. Je suis au-dedans et au-delà - intérieur et inaccessible.
C’est l’esprit qui vit la morosité ou l’agitation, pas vous. Regardez, toutes sortes de choses se passent dans cette pièce. Sont-elles de mon fait ? Elles se produisent d’elles-mêmes. Il en est de même en vous - le rouleau de la destiné se déploie et actualise l’inévitable. Vous ne pouvez pas changer le cours des choses, mais vous pouvez changer votre attitude, et ce qui compte vraiment, c’est l’attitude et non le seul évènement. Le monde est le royaume des désirs et des peurs. Vous ne pouvez y trouver la paix. Pour vivre la paix, vous devez dépasser le monde. La cause première du monde est l’amour de soi-même. C’est à cause de lui que nous recherchons le plaisir et que nous voulons éviter la souffrance. Remplacez l’amour de soi-même par l’amour du Soi, et tout le tableau se transforme. Brahma, le Créateur, figure la somme de tous les désirs. Le monde est l’instrument qui sert à leur accomplissement. Les âmes s’adonnent aux plaisirs qu’elles désirent et payent le prix dans les larmes. Le temps harmonise les comptes. Le règne de la loi de l’équilibre est souverain.
Soyez passionnément impartial - c’est tout.

 

Non seulement vous n'allez rien acquérir, mais vous allez perdre tout ce que vous avez pu "acquérir" au prix de tant d'efforts pendant toutes ces années. Qui plus est, vous allez même perdre votre soi ! Vous êtes prévenus ! Vous allez, si vous revenez me voir, parvenir à la conclusion qu'il n'existe aucun "moi" ou "vous" pour rechercher l'éveil, et qu'en fait "l'éveil" lui-même n'existe pas. L'aperception de ce fait est elle-même l'éveil !

 

Avoir une foi religieuse n'est qu'une complaisance émotionnelle. Croire à la naissance et à la mort également.

 

Vous croyez être dans le monde et non que le monde est en vous. Qui vint le premier, vous ou vos parents?
Vous imaginez être né à un certain endroit, à une certaine heure, que vous avez un père et une mère, un corps et un nom. Voilà votre péché et votre fléau!

 

Arrêtez d'imaginer que vous êtes né, que vous avez eu des parents, que vous êtes un corps, que vous mourrez, etc. Essayez, faites un pas. Ce n'est pas si difficile que vous le croyez.

 

Vous êtes accoutumés à vous occuper des choses, physiques ou mentales.
Pas plus que vous, je ne suis une chose. Nous ne sommes ni matière ou énergie, ni corps ou mental. Quand vous aurez entrevu votre propre être, vous n'aurez plus de difficultés à me comprendre.
Nous croyons tellement de choses par ouï-dire. Nous croyons aux terres et au peuples lointains, aux cieux et aux enfers, aux dieux et aux déesses parce qu'on nous en a parlé. On nous a parlé également de nous-mêmes, de nos parents, de notre nom, de notre position sociale, de nos devoirs, etc.
Nous ne nous sommes jamais souciés de vérifier tout cela.
Le chemin de la vérité passe par la destruction de l'erreur. Pour détruire l'erreur,
vous devez remettre en question vos croyances les plus invétérées.
La pire de celles-ci étant que vous êtes le corps. Avec le corps, suis le monde, et avec le monde-Dieu, qui est supposé avoir créé le monde, et ainsi s'enchaînent les craintes, les religions, les prières, les sacrifices et toutes sortes de systèmes qui tous visent à protéger et à soutenir l'homme-enfant qui perd la raison parce qu'il est terrorisé devant des monstres qui ne sont que ses propres créatures.
Réalisez que ce que vous êtes ne peut pas être né ni ne peut mourir et, la peur s'étant évanouie, toute souffrance cessera.
Le mental détruit ce qu'il invente. Mais le réel n'est pas inventé et il ne peut pas être détruit. Accrochez-vous à ce sur quoi le mental n'a pas de pouvoir.
Ce dont je vous parle ne se situe ni dans le passé ni dans l'avenir. Ce n'est pas non plus dans la vie quotidienne telle qu'elle coule dans le maintenant.
Ce n'est pas éternel-c'est intemporel, et sa totale intemporalité dépasse le mental.

 

Même cette naissance-ci n'est pas réelle. C’est à cause du corps qu'il y a cette qualité«d’être-moi». Dans le sommeil profond vous ne savez pas si vous existez ou non; vous ne vous sentez pas être, c’est tout. Vous n'êtes pas né du tout; votre existence est annoncée, c'est tout. Vous existiez même avant votre naissance; vous existez dans l'éternité, mais c'est seulement dans votre petite enfance que vous avez su que vous existiez.

 

Ne vous occupez que de cette naissance. Pourquoi se poser des questions sur la réincarnation?

 

Voyez si cette naissance est vraie.

 

Une fois qu'on sait ce qu'est le temporaire et ce qu'est l'état d'origine, on n'a plus besoin de rien.

 

Dès que la conscience s'est éveillée, le temps et l'espace ont fait leur apparition. Elle existe dans le temps. Tout le monde souffre dans cette structure espace-temps; pourquoi penser que chaque souffrance est unique? De toute éternité j'étais dans cet état de béatitude complète, totale; d'un seul coup, je me retrouve dans cet état d'imperfection.

 

Il n'y a que la vie-il n'y a personne pour la vivre.

 

Je suis les gens. Tous les êtres vivants sont en moi.

 

Que savez-vous de votre corps ? Il est quoi, et vous êtes quoi ? Le corps est la forme, la configuration. La saveur du corps-sustenté-par-la-nourriture est le savoir « Je suis ». Dans ce corps-esprit, vous sentez, vous faites l’expérience de quelle identité ? Vous employez les mots justes, mais êtes vous ces mots ? Vous portez des vêtements, mais êtes-vous ces vêtements ? Il n’y a pas de permanence dans la forme. Le corps-esprit change sans arrêt. Tant que vous vous identifiez à lui, vous n’aurez pas le repos. Ceci est l’espace, je ne suis pas l’espace. Vous devez avoir la conviction profonde de votre Soi. Vous devez ressentir le besoin profond de vous connaître. La grâce est là, toujours. Votre conviction première que « vous êtes », qui précède les mots, vous lui avez donné la forme d’un corps. Abandonnez l’identification au corps. Avant les mots, vous êtes, soyez juste ça.

 

Vous n'êtes pas vos émotions, vous êtes uniquement ce qui perçoit. Ne vous inquiétez de rien d'autre, installez-vous dans ce qui précède toute chose : votre présence, là. Vous n'êtes ni vos impressions, ni vos émotions, tout cela vient après. Donc, quoi que vous voyiez, perceviez, quelles que soient les émotions qui vous traversent, vous n'êtes pas cela, vous êtes antérieur à tout cela, vous êtes pur observateur. Alors, stabilisez-vous à ce niveau.

 

Quoi que vous possédiez, vous dites «mon corps, mon mental » etc., mais, en réalité, ils ne sont pas du tout à vous. Vous vous êtes arrogé la possession de choses qui ne sont pas réellement vôtres. Vous êtes, depuis toujours, différent de ces choses.
La fausse identification au corps est la principale pollution.
Vous n'êtes pas le corps. Il n'y a pas d'autre Dieu que celui situé à l'intérieur de vous-même!
Vous devez prendre cette ferme posture mentale de "je ne suis pas le corps" et celui qui dis "je" est celui auquel il faut se raccrocher. La conscience que "vous êtes" est vue par quelque chose, en vous, et c'est cela votre maître. Le maître est le son intérieur.
Ce corps est l'expression du produit de la nourriture consommé. La matière est consommée sous forme de nourriture, et voilà le résultat. S’il y a de moins en moins de nourriture, le corps s'amaigrit, s’étiole. Vous n'êtes pas ça, votre image est autre. (Montrant le corps) ce n'est qu'une boîte à mangeaille. Pourquoi cette figure maigre? Parce que l'apport de nourriture est réduit. Le corps-nourriture, vous n’êtes pas ça. L’état d'éveil, vous n'êtes pas ça. L'état de sommeil profond, vous n'êtes pas ça. Vous connaissez l'état d'éveil. Puisque vous connaissez l'état d'éveil, vous n'êtes pas l'état d'éveil. Vous connaissez l'état de sommeil profond; vous n'êtes donc pas l'état de sommeil profond.
Vous pouvez observer votre corps, donc vous n'êtes pas lui. Vous pouvez observer la respiration, donc vous n'êtes pas le souffle vital.

 

Cet état est un et indivisible, un bloc unique et solide de réalité. La seule façon de le connaître c'est de l'être. Le mental ne peut pas l'atteindre. Les sens ne sont pas nécessaires pour le percevoir; vous n'avez pas besoin du mental pour le connaître.
La présence dans le maintenant est un état qui est toujours à portée de la main mais que l'on remarque rarement.
Je suis le principe qui survit à toutes les créations et toutes les dissolutions.
Toutes les expressions de ce que vous percevez sont le produit, la floraison de la connaissance "je suis". Ce que vous êtes en train de faire en ce moment – vous efforcer de comprendre intellectuellement tous ces mots – est une fausse démarche. L'intellect n'est qu'une résultante de votre être. Il est donc impossible que l'intellect puisse appréhender ce qui le précède.
Il n’y a pas à rechercher le maintenant ou quoi que ce soit mais à être éveillé, attentif à sa propre conscience, c’est tout. La conscience doit être consciente de sa faculté de prendre conscience. Rien n’est à faire, aucun acte particulier à accomplir. Parler d’abandon est simplement une manière d’exprimer cela. Vous êtes pure présence consciente, vous l’êtes et vous n’avez pas à vous le répéter avec des mots. Gardez-le au fond de vous-même. Rappelez-vous toujours : la conscience est toutes choses, tout, pour tout être pensant. S’il n’y a plus de conscience le monde n’existe plus. C’est conscience est avec nous à tous les moments de notre existence. Cette connaissance n’a pas d’aspect ou de forme, elle est semblable à la lumière, la lumière de la vraie connaissance, elle est de la nature de l’amour. Comprenez bien que cette conscience n’est pas représentée par le corps, qu’elle est seulement lumière.
La lumière révélant l’existence, voilà votre véritable nature et ne demandez pas « qui sont les parents de la lumière », elle est là et c’est tout.
La lumière est la découverte « je suis ». C’est l’aboutissement du corps-essence-de-la-nourriture. Ce « je suis » est la condition indispensable pour que le monde apparaisse à l’existence, dans son image est contenu tout le reste. Observez, percevez, regardez ce « je suis » sans l’œil physique. Cette conscience précède la vue. En dehors de cette certitude « je suis » que pouvez-vous posséder d’autre ?
Dès le réveil, « l’auto-luminosité » se manifeste et vous percevez un espace. C’est votre lumière qui éclaire l’espace intérieur où apparaît l’espace extérieur. C’est donc bien votre rayonnement, votre lumière qui se répand partout, c’est dans votre lumière qu’apparaît l’espace qui vous entoure, c’est grâce à elle qu’il est perçu. Comme le rayon du soleil est l’expression du soleil lui-même, votre monde ne peut pas exister en-dehors de votre conscience. Il est l’expression de ce « je suis ». Ce monde est votre manifestation. Vous seul êtes. Le système solaire, le cosmos, tout cela peut être connu grâce au soleil. Pour vous c’est la même chose. Tout cet espace, y compris le soleil, se manifeste grâce à ce « je suis », cette conscience. Cette conscience et la lumière solaire sont similaires, elles jouent le même rôle, elles sont Une. Nous vivons dans l’espace, cet espace n’est qu’une seule entité et par quoi est-il révélé ? Par la lumière du soleil ! Votre lumière intérieure est-elle différente ? Votre espace intérieur est-il différent ?
Vous avez la certitude d’être. Cette connaissance devient plus tard non-connaissance, ce qui est l’ultime prolongement de la connaissance. Comparons ceci à l’eau. Vous avez un récipient d’eau, vous la voyez, vous la touchez. Elle s’évapore et il n’y a plus rien. Vous pensez probablement qu’elle est détruite mais il n’y a pas eu de mort, pas eu de destruction. L’eau n’est pas annihilée, elle est devenue nuage, abondance, fertilité.
Je ne me suis pas créé, je n’ai pas créé cette forme, je ne sais pas d’où elle vient. Si je dis que c’est Dieu alors que je ne sais pas ce que je suis, comment puis-je concevoir celui qui a créé ce que je ne connais pas ?
D’abord, cette présence est apparue et c’est le pivot, la base. Dès que je vois que cette sensation d’exister à surgit sans cause, je vois également qu’elle est à la racine de cette identification avec le corps et l’intellect.
Comment puis-je prétendre qu’un Dieu existe et qu’il m’a créé quand je ne possède pas d’évidence suffisante de ma propre existence ! Et même, si l’on me dit que Dieu est le témoin de mon existence, il faut d’abord que je sois avant qu’il puisse m’observer.
Cet état « je suis » de votre enfance se poursuit jusqu’à la vieillesse, jusqu'à votre dernier jour. Le même processus d’être, de conscience, le même état « je suis » se poursuit, vous êtes d’accord ? Vous êtes un enfant, un adolescent, un adulte plein de force, puis un vieillard de plus en plus faible et courbé, mais votre connaissance d’être demeure bien la même ?
Si comme vous le dites la connaissance n’était pas immuable, sur quoi vous appuieriez-vous pour dire qu’elle ne l’est pas ? Quelqu’un doit bien le savoir ?
Je n’ai rien cherché qu’à y voir clair. Je n’étais pas conscient que la conscience était tout le temps là, et soudain je pris conscience que je suis ça. Où et comment est-ce que cette conscience s’est levée en moi ? C’est ce que j’ai cherché à comprendre, en retournant à cet état où il n’y a pas de manifestation des phénomènes. C’est-à-dire à la connaissance originale du Soi original. Alors, je suis retourné jusqu’au Soi original, et je suis arrivé au point où je voulais savoir ce qu’étais ma condition avant que cette conscience ne se manifeste. Voilà où j’en suis arrivé.
Brahman, Isvara, Dieu, ne sont que des noms de la conscience qui est consciente d’elle-même. Si tout ça est clair pour vous, comment allez-vous réagir au moment de ce qu’on appelle la mort ? La conscience simplement va observer ce qui se passe. Elle se détache progressivement, et à la fin elle n’est plus consciente d’elle-même. Cette réalité est au-delà des mots.
A l’apparition de la conscience, l’Absolu sait qu’il est , il devient conscient de lui-même, c’est le « Je suis ». Il fait l’expérience de lui-même. Il y a aussi d’autres expériences ici (chez Maharaj), dues au fait que j’existe dans le temps, mais elles s’estompent progressivement, jusques et y compris cette expérience primordiales du « Je suis ». C’est seulement la conscience qui s’affaiblit et disparaît, l’Absolu demeure éternellement.
Quelle aventure et quelle déchéance ! L’état de perfection, qui s’embrouille dans ces expériences, et qui essaye d’en tirer des avantages illusoires.
Tout cela arrive spontanément.
Le Principe Ultime s’est absorbé dans toutes ces expériences qui se produisent au niveau de la conscience. Il s’y est oublié, il les a prises, ces expériences, pour lui-même, il les a acceptées comme si elles étaient lui. Il les a acceptées comme étant l’expression de la vérité, et il s’y est de plus en plus absorbé.
Dites-moi, quand la conscience n’était pas là, qu’est-ce que vous aviez comme expériences ? Un petit coup de « Je suis » et voilà, l’être-moi se sait exister, ainsi que le monde.
Tout ça n’est que divertissement. Vous êtes ici. Votre présence n’est-elle pas le résultat du plaisir d’un autre ? Tant que vous comprenez que les expériences ne sont que des apparitions dans la conscience, ça va.
Cette compréhension n’est pas une question de temps. Si vous pressentez la vérité, elle est simple et comprise en un instant.
La présence de la conscience dépend du corps, qui n’est rien d’autre que sperme et ovule, alors où est le « vous » ? Ce corps-esprit est une machine qui dit «Je suis », comme un haut-parleur. Alors vous croyez que vous êtes ce corps-esprit, et toutes les notions que vous avez ramassées ici et là en ressortent. Au début de votre quête spirituelle vous rejetez l’entité corps-esprit en disant « je ne suis pas ça ». Puis vous arrivez au « Je suis »sans rien d’autre, sans mots. Puis vous êtes le tout, vous n’êtes plus limités au corps-esprit.
La présence de la conscience est sentie grâce à cet instrument, le corps-esprit ; mais Moi, l’Absolu, je ne suis pas ça.
Après s’être stabilisé dans la conscience, on se met en position d’observer la conscience, et tout ce qui se passe en elle, juste pour comprendre.
L’attachement à l’entité corps-esprit et à la conscience est très fort, il est très difficile de s’en défaire.
La venue au monde, l’organisation chimique qui permet à l’entité corps esprit d’exister, n’a ni forme préétablie ni dessein, et en vérité elle n’existait pas. Cette chose-qui-n’existe-pas existe soudain. Quelle peut être sa valeur intrinsèque ? C’est seulement une apparition, ça ne peut pas être la vérité. C’est pourquoi j’ose dire ce que je dis.
Je n’ai pas peur de la mort. Avec la mort l’imperfection disparaît. La conscience, la marque de l’imperfection, se dissipe. Il reste la perfection totale.
(Montrant son briquet) La flamme continue à brûler tant qu’il y a du gaz. Est-ce qu’on peut parler de libération ou d’éveil pour cette flamme ? Ce corps et cette conscience, qui sont dus aux cinq éléments, peut-on parler de leur libération ? L’Un, qui précède l’apparition des éléments, est dans l’éternité.
Vous essayez de comprendre avec l’esprit, l’intellect, mais ce que je dis n’a rien à voir avec l’intellect, c’est basé sur ce qui jaillit spontanément de la conscience.
La conscience est universelle, comme le jour et la nuit sont universels. On ne peut pas donner un nom ou des qualités à un tel principe. Qui est celui qui sait qu’il n’y avait ni jour, ni nuit, ni conscience ? Le jour et la nuit, le souvenir et l’oubli, l’état d’éveil et l’état de sommeil profond, sont-ils une seule et même chose ou sont-ils différents ?
Les capacités de la conscience sont extraordinaires. Je ne savais pas que j’étais, et soudain j’ai eu la conscience « Je suis ».
Il ne se passe rien - personne n’est esclave – et par conséquent il n’est pas question de libération. C’est seulement parce qu’on se pense en tant qu’individu qu’on conçoit la servitude et la libération.
Tout ce que vous avez pensé jusqu’ici dans ce bas-monde ne sert absolument à rien.
Supposons que je n’aime pas mon corps-esprit, ou mon souffle vital – qu’y puis-je ? Le corps est là, le souffle vital aussi, par conséquent le « Je suis» est là aussi. Ils fonctionnent d’eux-mêmes, pourquoi est-ce que je m’en soucierais ? La conscience fait son numéro, laissons-la
Les pensées vont et viennent, mais celui qui a la connaissance, ne se sent pas concerné.
Les pensées arrivent dans la conscience ; l'observation aussi se produit dans la conscience. Il faut vous convaincre que vous êtes cette conscience. Une fois que c'est bien établi, il n'y a plus rien à faire ; laissez cette conscience faire ce qu'il faut faire. Tout ce qui arrive, arrive automatiquement.
J'étais là, j'étais un, même pas conscient de ma conscience, et voilà que d'un seul coup cette conscience surgit.
Vos pensées sur l'individualité ne vous appartiennent pas en propre ; elles sont collectives. Vous opinez que c'est vous l'individu qui a ces pensées; en fait elles viennent de la conscience.
Quand notre spiritualité se développe, notre identification à l'individualité corps-esprit diminue, et notre conscience atteint la conscience universelle. La force vitale continue, mais ses pensées et ses actions ne sont plus limitées à un individu. Elles deviennent une expression du tout. C'est comme le vent : il ne souffle pour personne en particulier.
Quand je vous parle, je ne parle pas à un individu; je parle à la conscience. C'est elle qui doit remonter à sa source.
Au début, il y a le non-être. Puis l'être en sort, aussi doucement que vient le crépuscule, avec juste une sensation de "Je suis", et soudain l'espace est là. L'espace permet le mouvement, qui se manifeste par l'air, le feu, l'eau, la terre. Ces cinq éléments sont vous.
C'est votre conscience qui a tout fait. Il n'y a pas d'individu, il y a vous, c'est-à-dire le fonctionnement du tout, la conscience.
Vous êtes cette conscience, tous les attributs de la Divinité sont aussi les vôtres; mais vous vous cramponnez au corps-esprit, et ce faisant vous vous laissez aller au temps et à la mort - vous vous l'imposez à vous mêmes.
Je suis l'univers tout entier. Je n'ai besoin de rien, puisque je suis tout. Mais je me suis niché dans du petit, dans un corps ; je me suis limité à un fragment, et maintenant je suis en manque , un corps a besoin de tant de choses.
Sans le corps, est-ce que vous existez, est-ce que vous avez existé ?
Sans le corps, est-ce qu'il y a, est-ce qu'il y a eu quelque chose ?
Retournez à cet état d'avant le corps. Votre vraie nature est prête, elle est libre, mais vous la cachez, vous imaginez toutes sortes de chose.
Il n'y a pas d'individus; il y a seulement des corps, sustentés par la nourriture, et la connaissance du "Je suis" qui va avec. Il n'y a aucune différence entre une fourmi, un être humain, et Dieu. Ils sont tous de la même aune. La fourmi est minuscule, l'éléphant est gros. Vu les tailles différentes, leurs force est différente, mais leur énergie vitale est la même. Pour qu'il y ait connaissance il faut qu'il y ait un corps.
Je ne parle pas du corps-esprit et de ce qui se passe dans le monde. Je parle seulement de votre nature vraie, et votre nature vraie est cette présence que vous sentez, cette conscience. Si vous n'êtes pas conscient, le monde n'existe pas pour vous. Il n'y a rien là-bas. le monde n'existe pour vous que quand vous êtes conscient, c'est donc de cette conscience, de ce sentiment d'une présence, que je parle.
Une fois que cette présence s'est fait sentir, je ne m'intéresse pas à ce que vous faites, ou comment vous le faites. Ce sentiment de présence, cette conscience, n'est-elle pas antérieure à tout le reste ? Si vous n'êtes pas conscient, quelle pensée pouvez-vous avoir, à propos de n'importe quoi ? Ce sentiment de présence, cette conscience, ne sont-ils donc pas la chose originale, sans quoi rien d'autre ne peut arriver ? Rien - aucune pensée, aucun concept - ne peut jaillir de lui-même. Il n'y a pas d'activité possible sans le sentiment de cette présence. Ce sentiment de présence n'a besoin d'aucune activité de l'esprit pour savoir que vous êtes là. Vous n'avez pas besoin de vous demander: "Suis-je présent, suis-je conscient ?" Il y a ce sentiment intuitif de présence, vous savez que vous êtes là.
Ne devenez pas client de vos concepts, vous êtes la source de tout.
L’univers est contenu dans la conscience et le corps physique, lui aussi,
n’est qu’une apparition dans la conscience
JE –présence– descend par moi-même dans cette conscience au sein de laquelle je m’exprime. Il s’agit du nœud central, la structure même de la manifestation.
Soyez tel que vous êtes. Ne redescendez pas dans le cérébral et le corps. Ce vous ultime ne peut jamais être perdu. Quoi que vous ayez perdu, ce ne sera jamais que des mots, des noms. Les noms sont un joug, des menottes aux poignets.
Retournez à l’état existant avant que la conscience ne se soit manifestée à vous. Il vous faut arriver à votre identité, à cet état qui a précédé les mots. Demeurez dans la conscience d’être, sans mots.
Parce que vous êtes, l’univers est. Ce que vous êtes, vous l’êtes sans modifications. Vous êtes, vous savez que vous êtes.
Abandonnez-vous et tout vous sera révélé.
Ce que vous êtes est sans forme, ne peut pas être observé, vous ne pouvez pas le savoir. Vous ne pourrez jamais “connaître” le Soi. Vous devez “être ça” et en rester là, ne plus en bouger.

 

La connaissance que l’on peut posséder est un ramassis d’ignorance.
Ce qui est, avant la connaissance, Cela est la Vérité.

 

En fait, nous n'avons pas d'histoire,nous ne sommes pas un processus,nous ne nous développons pas,ni ne dépérissons; voyez donc tout comme un rêve et restez hors de lui.
Quand, dans une ville éclairée, une ampoule brûle, cela n'affecte pas le réseau, de même la mort d'un corps n'affecte pas le tout.

 

Vous devez mourir afin de vivre, vous devez vous fondre pour vous reformer, vous devez détruire pour construire,anéantir avant de créer. Le Suprême, c'est le solvant universel. Il corrode tous les récipients, il brûle toutes les barrières. Sans la négation absolue de tout, la tyrannie des choses serait absolue. C'est le Grand Harmonisateur, la garantie de l'équilibre ultime et parfait qui, en vous dissolvant, réaffirme votre être vrai .

 

Le monde n'est qu'un spectacle aussi brillant que vide. Il n'existe qu'aussi longtemps que je veux le voir et y prendre part. Quand je ne m'y intéresse plus, il s'évanouit. Il n'a pas de cause et il ne sert à rien. Il se manifeste quand nous sommes distraits. Il semble être exactement ce qu'il paraît, mais il n'a ni profondeur ni signification. Seul le spectateur est réel.

 

Disposez-vous de l'expérience de votre naissance?

 

Vous n'aviez aucune notion d'existence. Ce sens du"je suis" a pris forme spontanément sans intervention de votre part, pourquoi en tirez vous vanité ?

 

Vous n'avez eu aucune possibilité de dire "non, je ne veux pas un forme masculine, je la veux « féminine». Avez-vous participé à la formation de ce corps ?

 

Quand tout a été terminé, vous avez éprouvé ce "je suis", tout cela s'est produit de soi-même, pourquoi en être si fier ? Quelqu’un a perdu connaissance et soudain il reprend connaissance. De même, la naissance s'est produite par cette apparition de la conscience.
Ce que vous pensez être, n’est rien d'autre que l'essence « matérielle » du corps de votre père qui a été conçu dans le sein de votre mère, et qui par la suite s'est spontanément développé et est devenu un bébé avec des os, de la chair, du sang, etc. En fait, vous n'avez pas même été consulté à propos de votre
« naissance ».
Une forme humaine a été créée, qui d'un bébé a grandi en un petit enfant et à un certain moment, peut-être durant la deuxième année de votre vie, on vous a dit que vous étiez « né», que «vous » aviez à la fois un nom et une forme.
Après quoi, vous avez eu la connaissance de votre "existence" et "vous" avez commencé à vous considérer comme un individu séparé, doté d'une identité autonome, existant indépendamment du reste du monde. Maintenant considérez ceci:

 

 

 

Vos parents vous ont-ils créé, "vous" spécialement et de façon délibérée ?

 

 

 

Vos parents ont-ils su à quel moment la conception a eu lieu ?

 

 

 

Avez-vous, "vous" choisi un couple particulier, spécialement et de façon délibérée, pour

JOSÉ LE ROY "QUI SUIS JE?"

Publié le 16/11/2013 à 14:00 par absolultime Tags : image vie monde homme annonce sourire nature femmes pensées
Qui suis-je ? 
La réponse précède la question, plus évidente que la question. 

 
 

 

Indicible, notre vraie nature est comparable à un miroir. Les reflets ne l'affectent pas, de même que les objets ne parviennent pas à altérer la conscience. Concrètement, la conscience accueille toutes choses, tout en les transcendant. Les pensées, les sensations sont dans la conscience, imprégnée par elle, comme les reflets sont imprégnés des qualités du miroir. Mais la conscience n'est pas enfermée dans les pensées et les sensations. Elle les dépasse. Le vrai sujet - la conscience - ne se réduit jamais à un objet. Autrement dit, la relation entre la conscience et les objets estasymétrique : les objets (pensées, sensations, états, etc.) sont la conscience, ils en dépendent, ne sont rien en eux-mêmes, alors que la conscience est toujours quelque chose de plus que les objets qu'elle vise ou contient.  

 
Elle est comme l'espace. Aucun corps ne peut exister en dehors de l'espace. Mais l'espace n'est enfermé dans aucun corps.  

 
Or, nous sommes d'ordinaire aveugles à cette asymétrie. Nous réduisons la conscience à un objet - le corps. Nous nous identifions à cet objet. Quand cet objet disparait ou est menacé de disparaître, nous nous trouvons mal. Il est donc vital de se reconnaître comme pur sujet irréductible à aucun objet, comme pure conscience libre de l'objet, mais dont tous les objets dépendent.  

 
Cependant, si on en reste là, on parvient à une sorte de dualisme : je suis la conscience qui transcende les objets, irréductible à un objet. C'est la reconnaissance de la transcendance. Cette reconnaissance est certes libératrice, mais elle a un prix : en effet, j'ai dès lors tendance à prendre les objets pour des sortes d'ennemis, des choses dont je dois m'abstraire.  

 
Or, nous sommes si habitués à faire attention aux choses qu'il semble impossible de jamais s'en abstraire. De plus, cet effort pour aller à contre-courant de l'attention habituelle, ou des sollicitations internes (pensées, souvenirs, images) ou externes (sensations), est source de malaise. C'est de cette souffrance dont témoigne Hadewij d'Anvers (XIIIe siècle). Elle reconnait d'abord que "le cercle des choses doit se restreindre et s'anéantir, pour que celui de la nudité, élargi, dilaté, embrasse l'infini". C'est la reconnaissance de l'aspect de transcendance de la conscience. Mais l'on se retrouve ainsi déchiré entre deux directions : la conscience pure et nue vers l'intérieur, et la multiplicité des choses, à l'extérieur. Hadewij essaie de nous rassurer : "Quoi que vos sens perçoivent, maintenez votre intérieur dans l'unité, pour pénible qu'il vous soit de vous sentir ainsi disputée par deux êtres". 

 
L'image parlera à ceux qui pratiquent la méditation : dans le silence, on découvre une immensité, mais elle semble nous être dérobée par ces voleurs que sont les pensées et les sensations. Celles-ci apparaissent alors comme autant d'ennemis. Constamment sur notre garde, nous sommes stressés par le danger de la distraction, stress auquel précisément nous voulions échapper.  

 
Que faire ? Comment échapper à ce conflit, ce déchirement source de mal-être ? 

 
De plus, on retrouve ce même type de précepte dans les courants non-dualistes. On nous annonce la non-dualité, mais on nous dit que nous ne sommes pas des objets, que nous sommes le Témoin des pensées, des sensations et de tout le reste. On se retrouve alors écartelé dans un dualisme source d'une nouvelle sorte de souffrance, qui ressemble fort à l'autisme, dans lequel la conscience ne parvient plus à accueillir les choses, parce qu'elle les perçoit comme autant d'adversaires menaçant de la submerger.  

 
L'homme ordinaire, identifié aux objets comme le corps, a sans doute besoin de se reconnaître comme conscience transcendante. Comment la conscience pourrait-elle être libre tant qu'elle s'identifie à une chose limitée ? Mais il abouti ainsi à une posture dualiste, à la fois source d'émerveillement et cause de profonde dépression. La plupart des gens restent bloqués dans cette dualité, même dans les milieux non-dualistes. Ils comprennent que quelque chose cloche, sans vraiment parvenir à mettre le doigt dessus. Les années passent, et en général ils deviennent cyniques. Quel dommage. 

 
Pourquoi ? Parce que la non-dualité est bien celle de la conscience et des objets, du sans-forme et des formes, du miroir et des reflets. Il y a bien des intervalles de conscience pure, sans objet. Et ces intervalles sont autant d'occasions pour la conscience de se délivrer de l'identification aux choses, ou du moins de revenir à elle. Mais ce n'est pas la reconnaissance de la non-dualité.  

 
Cependant, dira-t-on, la reconnaissance de la non-dualité, l'éveil, n'est-il pas la conscience sans objet, la conscience sans pensées ? 

 
C'est vrai, mais il y a une ambiguïté dans ces expressions. "Conscience sans objets" ne veut pas dire "conscience d'où les formes, etc., sont absentes", à l'image d'un miroir sans reflets, ou d'un espace vide. Car s'il s'agissait de cela, ce serait impossible ! Comment enlever les reflets d'un miroir ? Et si cela était possible, serait-ce encore un miroir ? Ou alors, il faut opacifier le miroir, lui ôter sa transparence, bref s'arranger pour qu'il ne soit plus miroir... C'est une solution retenue par certains, qui veulent anéantir la conscience pour anéantir toute possibilité de souffrance. Mais ce à quoi ils parviennent, au mieux (?), c'est à forger un reflet appelé "néant", un objet vague, obscur et abstrait, que l'on peut appeler "vide" ou "au-delà de la conscience". Mais c'est encore un objet. On n'échappe pas ainsi à la dualité sujet-objet, et en plus, on se prive de tout bien-être, de plénitude et de félicité.  

 
La conscience sans objet, ce n'est pas cela. Ce n'est pas un état conditionné par la présence ou l'absence d'objet. C'est bien plutôt une conscience libre des objets. La conscience ordinaire - le mental - est obnubilé par les choses, les pensées, les états, fut-ce le néant ou l'énergie subtile ou que sais-je encore. La conscience libre est libre des objets. Mais être libre, ce n'est pas fuir, ce n'est pas chercher l'isolement. 

 
C'est accueillir et reconnaître. Les formes, les sensations, les pensées, une fois relâchées, relaxées dans l'espace sans limites de la conscience, apparaissent comme beaux et bons, d'une manière inexplicable. Le problème, ce ne sont pas les choses, mais notre attachement obstiné à elles. Car, de fait, quand on cesse de penser, ces choses continuent d'apparaître, plus clairement et avec plus de vie qu'auparavant. Elles ne sont pas ennemies, elles ne sont pas des tares d'une conscience supérieure. Elles proclament la gloire de la conscience.  

 
Mieux : elles sont, purement et simplement, conscience, sans séparation, sans confusion. Il n'y a rien à unifier, à harmoniser, à réconcilier. Il suffit de lâcher : de laisser venir, laisser être, laisser partir. La conscience sans objet ne fait qu'un avec les formes, mais sans plus s'identifier à aucune d'entre elles. Elle est ouverte, sans accroche, sans anicroches, sans aspérités, béante. Sans transcendance, sans fuite vers le haut ou vers un ailleurs. Les pensées, les sensations ne sont plus ennemies, mais amies, comme un vent vif qui réveille ou qui alimente un feu, comme une vague qui éveille à l'immensité de l'océan. Ou bien même, elles ne sont ni bonnes ni mauvaises, comme des voleurs dans une maison vide. Plus personne pour être distrait ou tiraillé. Quelle paix ! 

 
Mais aussi quelle joie ! Comme si les choses étaient le débordement du rien, la plénitude du vide, le sourire du sans-visage. 

 
Bien des hommes et des femmes nous ayant précédés nous l'ont dit. Selon le Vedânta, la magie d'illusion (m?y?), le spectacle du monde, n'est pas une tare (d??a?a), mais un ornement (bh??a?a). Un autre héraut de la conscience non-duelle, Vasi??ha, le hurle les bras au ciel (mais personne n'entends, de toute façon) : 

 
"Sache que le monde est conscience, car on ne peut être conscience sans être monde. Sans le monde, la conscience serait inconscience. Et comment le monde pourrait-il être (ou même ne pas être) sans conscience ?" 

 
"C'est la nature de la conscience de faire l'expérience de sa prorpe nature sous la forme du monde." 

 
Dans le courant du tantra non-duel, Abhinavagupta, fait remarquer que quand un miroir reflète vivement les formes, il ne nous prend pas l'envie de le nettoyer ! Au contraire, on se dit que cette profusion de formes est la preuve de la pureté du miroir. 

 
iti sham 
A voir sur ce blog :absolultime

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